‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 126 sur 275 · VALVEKENS, ouv. cit., p · texte numérisé non relu

VALVEKENS, ouv. cit., p

c) L’acceptation volontaire : libre acquiescement à la mort que l’on accepte plutôt que de trahir un devoir religieux et, par le fait mème, pour rendre témoignage à Dieu.

Pour établir une Comparaison entre le soldat et le martyr, il faut nécessairement que la cause de la guerre soit juste et conforme au droit, ou, du moins, considérée comme telle par le soldat; il faut encore que le soldat accepte généreusement et volontairement l'éventualité de verser son sang pour accomplir tout son devoir, et non Par nesessité passive et Par pure contrainte.

En pareil cas, la mort du soldat, tout en n'étant pas sans analogie avec celle du mertyr, est cependant d’un autre caractère que l’acte des héros chrétiens. Les deux diffèrent surtout quant à la cause et l'acceptation volonlaire.

a) La cause: «Le martyr rend témoignage à la vérité ou à la vertu chrétienne en préférant subir la mort piutôt que de consentir à commettre une apostasie, une injustice ou quelque autre péché. Il oppose aux injustes exigences d’une tyrannie oppressive la force toute morale de sa fidélité au devoir. Il n’a pas d’autré arme que sa foi, sa vertu, sa Conscience et son droit. L’auréole particulière du martyre provient du caractère exceptionnellement magnanime de cette résistance que la justice désarmée oppose, jusqu’à l’effusion du sang, à une contrainte monstrueuse.

« Le soldat n’est Pas, ne prétend pas être un témoin désarmé. Le but primordial de la mission du soldat n’est pas d'offrir sa vie et de subir la mort, mais, au Contraire, de repousser par la force l’agression injuste, d’imposer par la force le respect du droit, et d'exiger, les armes à la main, une paix conforme à la justice. Telle

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