ARRET
supplices, le purgatoire, le Paradis avec des fruits succulents et des jouissances sensuelles, voilà encore quelquesuns des dogmes admis par le fondateur de l'Islam.
B. Au POINT DE VUE MORAL. La morale de l’Islam est loin d'égaler le dogme. Le Coran impose à chaque musulman cinq préceptes appelés les « cinq piliers de l'Islamisme ». Le premier consiste pour le fidèle à réciter au moins une fois dans sa vie le Kalimah ou Credo dont la formule est extrèmement simple : «Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète !» Le deuxième est relatif à la prière : tout bon musulman doit prier cinq fois par jour. Le troisième concerne le jeûne du Ramadan, lequel dure ving-neuf jours ; pendant ce temps on ne doit rien manger depuis le matin jusqu’au coucher du soleil. Le quatrième a pour objet l’'aumône, Enfin le cinquième est relatif au pélerinage à la Mecque, que iout bon mulsuman doit faire au moins une fois dans sa vie.
Mais la plupart de ces préceptes ne concernent que les mulsumans entre eux ; ils en sont libérés ou presque quand ils ont quelques rapports avec les « chiens de chrétiens ».
La pureté n'est qu'un mot dans le mahométisme ; une Corruption effrénée y règne un peu partout. La polygamie est maintenue et amplifiée, Mahomet épousa lui-même quatorze femmes, et chaque musulman a le droit de possèder quatre épouses et, en dehors de ces quatres femmes légitimes, il peut avoir autant de concunines qu'il voudra.
C. IINrÉRIORITÉ pu MAHOMÉTISME vis-A-vis pu CHRISTIANISME. 1) L'extension prodigieuse de l’Islamisme est due d’abord À la valeur exceptionnelle de Mahomet. Cet homme eut du génie ; il fut un orateur
puissant et un guerrier incomparable. Il sut exalter l’orgueil de ce peuple arabe, jeune, ambitieux et courageux!.
2) Ensuite son Coran? avait tout ce qu'il fallait pour plaire aux juifs, aux chrétiens, voire à l'humanité toute entière, Aux juifs il emprunta la circoncision qu'il imposa à tous les musulmans ; il interdit, conformément aux anciens préceptes de la loi de Moïse, l’usage dela chair de certains animaux impurs, il exalta Abraham et toutes les vieilles traditions. En reconnaissant la mission divine de Jésus, en le rangeant parmi les prophètes précurseurs de l’Islamisme, il faisait naturellement plaisir aux chrétiens ; aussi, quelques populations chrétiennes décadentes tombèrent dans ce piège.
3) Enfin la doctrine du Coran s’est ménagé des alliés dans l’ensemble de l’humanité en donnant aux passions humaines le plus étrange et le plus merveilleux assemblage de satisfactions élevées et de basses jouissances que l'esprit de l’homme ait jamais pu rêver. (La doctrine mulsumane est une combinaison à doses bien graduées de religion et de morale, avec la satisfaction des passions sensuelles et de l’orgeuil. On pourrait la comparer à un sel neutre particulièrement stable «+ les éléments opposés, rationalisme et fanatisme, règle 1. rale et passion, soumission à la force et orgueil, sont unis d’une manière tellement puissante qu'aucune force naturelle ou humaine ne peut les séparer®. »
1. Cf. Gonpar, Islamisne et christianisme, p. 128. CaRA DE Vaux, Dortrine de l'Islam.
2. Sur les bienfaits relatifs et sur les impuissanres du Coren, on lira avec intérêt : Perer D'AUMEN, “ Jslam in India : its erternul inflluence.”" dans la revue : The Irish Quaterly, juillet, 1914,
3. DE BroGzte, De l'Histoire des Religions. BroussoLier, ouv. cit., p.292. HuaGuexy, ouv. cit., pp. 190-204.
4) Et lorsqu'on songe aux désordres que tolère le mahométisme,aux désirs sensuels qu’il promet au-delà de la tombe, à l'union dans la même main de la puissance civile et de la puissance religieuse, on en a asse, pour se bien convaincre du Caractère tout naturel, tout humain de son expansion dans le monde.
En faut-il davantage pour conclure à son infériorité vis-a-vis du christianisme ? Celui-ci, avec ses mystères qui déconcertent la raison, avec ses lois morales qui défient les passions, avec son idéal de charité et d’abnégation qui crucifie l’égoïsme, n'est-il pas justement le Contre-pied du mahométisme ? C'est en cela précisément qu'est sa supériorité.
135. Le Judaïsme.— Par judaïsme nous entendons non pas la religion mosaïque, religion vraiment révélée, préface de l'Évangile, préparation à la religion définitive qui est le Christianisme, mais les croyances et le culte des juifs depuis la mort de Jésus-Christ.
1) Aujourd’hui les juifs, du moins en général, n’attendent plus le Messie. Il en est résulté une sorte de désespérance de la mission divine antique, et l’introduction lente d’un esprit libéral qui grandit, qui pénètre dans le sanctuaire et que l’on ne peut plus enrayer.
2) Et de nos jours certains juifs, afin de repeupler les SYnagogues désertes, ont conçu le rêve d’une religion de l’avenir avec très peu de dogmes, peu de préceptes impératifs, presque plus de lois positives. C’est l’invasion de plus en plus menaçante de l'esprit libéral, de cette tendance à mettre sur le même pied la vérité et l'erreur, qui mène le judaïsme à sa ruine. Chez les Juifs modernes il existe un parti légaliste, attaché à la loi pour la loi, Parce que c’est une affaire de tradition, mais en dehors de toute foi définie. D’autres deman-
dent, au point de vue du dogme, le libre examen A prétendent laisser chacun libre d'adopter ce qu'il croira bon.
3) Aussi le protestantisme, et surtout le rationalisme envahissent d’une façon alarmante le judaïsme. La nation juive est actuellement au point de vue religieux ce qu'elle est au point de vue politique. Elle a perdu depuis longtemps la protection spéciale de Dieu ; sans souverain, sans patrie, elle n’est pas à proprement parler un peuple. C’est une agglomération qui disparait comme unité. Dans le domaine des croyances, c’est le même phénomène qui se produit , plus de vérités immuables, plus d’autorité officiellement reconnue, encore quelques lambeaux de lois, de préceptes scrupuleusement gardés Par un certain nombre, mais qui diminue de jour en jour, voilà à peu prèstout. Ilest évident que le judaïsme Contemporain n’est pas la vérité révélée que nous cherchons!.
LECTURES En face du fait religieux, L. RourE, pp. 86-87 Orpheus et l'Evangile, Mar BATiTroL.
Christianisme et Boudhisme, collec. Srience et Religion, nos, 14, 15
1. Cf. Poux et Louriz, Conférences de saint-Roch, IV vol, pp. 203-260. BroussoLie, La Religion, pp. 139-145. Le peuple juif Art. Dict. Apol. de la Foi cath. fasc.XI. Ibid. fascXII, Juifs et Chrétiens. Revue partique d’Apologétique, 1913, t. XVI Mar Leroy, Religion des Primitifs :A. Bros, Religion des peuples noncivilisés. F.A1KEN Boudhisme et christianisme, trad., L. CoLLix, pp. 326-331.
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