‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 136 sur 275 · LA TRANSCENDANCE DU CHRISTIANISME · texte numérisé non relu

LA TRANSCENDANCE DU CHRISTIANISME

SOMMAIRE.— 136, Ce qui donne la transcendance au christianisine.— 137. Transcendance du christianisme au point de vue dogmatique,— 138. Transcendance du christianisme au point de vue moral .— 139. La transcendance de Jésus-Christ.— 1°0.. Conclusion de la première partie.

136. Ce qui donne la transcendance au christianisme.— Dans une exposition de tableaux, les toiles de réelle valeur ne sont pas tout d’abord appréciées comme elles le méritent. Mais les vrais connaisseurs finissent toujours par les faires émerger peu à peu, soit en montrant toutes leurs beautés qu'un trop grand nombre ne savent pas voir, soit en les comparant aux autres, qui s’étalent complaisamment aux regards d’un public souvent mal informé.

Le monde est comme un* vaste salon où les fondateurs de religion, artistes en leur genre, exposent les produits de leurs longs et pénibles labeurs. Chacun fait valoir son œuvre à qui mieux mieux. Selon les goûts et les tendances des époques, celui-ci se voit au zénith de la gloire, pendant que celui-là est à jamais enseveli sous l'oubli ; ici on est admirateur de Boudha, là on vénère Mahomet.

Et les cultes se multiplient au point qu’on ne les compte plus... portant tous leur marque de fabrique et signés de noms pour la plupart disparus ! Les peuples, ondoyants et divers, en se promenant parmi cet

amas d'objets aux couleurs châtoyantes, se laissent souvent et longtemps séduire. Aux charmes plus apparents que réels de certaines doctrines, il ne savent résister, comme le cède d’ailleurs l’admiration par trop facile du vulgaire devant une toile aux teintes brillantes, mais eu somme grossièrement brossée.

Il y a près de deux siècles, au fond de la Judée, apparut un homme... grand artiste celui-là ! Du coup il s'imposa. Son œuvre, malgré de nombreux et puissants obstacles, sut commander l’admiration de tous. Cet homme qui était aussi un Dieu, c’est Jésus-Christ, son œuvre, c’est le christianisme.

Comme les peintures des grands maîtres, la religion chrétienne n’a pas le faux éclat qui éblouit et émeut ; elle brille par la proprotion et l'harmonie. Les éléménts qui la constituent, telles les lignes et les couleurs dans le travail de l'artiste, s'adaptent admirablement les uns aux autres, s'unissent, forment un tout d’une richesse incomparable, où l’ordre resplendit et règne l'équilibre.

C’est dire que la transcendance du christianisme lui vient de sa valeur doctrinale et de la surhumaine supériorité de son fondateur.

137. Transcendance du christianisme au point de vue dogmatique.— 1) Contrairement aux autres religions qui se sont souvent grossièrement trompées, ou qui ont été pour le moins incomplètes au sujet de Dieu, contrairement même à la belle religion de Moïse qui se contente de dire que Dieu est unique, snprême, éternel, créateur, la doctrine de l'Évangile nuus fait voir en Dieu un aspect nouveau, et combien satisfaisant, aspect qui a échappé aux religions antiques. En Dieu elle nous montre «le Père » miséricordieux et très tendre qui a aimé le monde au 7 sint qu’il lui a

mu

envoyé son Fils unique. « Cette doctrine nous fait pénétrer dans les profondeurs de l'être divin ; elle nous explique le :niracle éternel qui est au sein de Dieu, miracle d'intelligence et d’amour : cette magnifique procession du Saint-Esprit, si grandiose! » qu'elle nous ravit d'étonnement.

Cette doctrine agrandit notablement le champ de nos Connaissances, augmente le trésor de notre esprit, puisqu'elle lui apporte des vérités inacvessibles à la raison, dues à une révélation surnaturelle, mais qui n’en sont pas moins consolantes pour le cœur, lumineuses pour l'intelligence et fortifiantes pour la volonté. Peuton imaginer doctrine plus sublime!

2) Transcendant par sa sublimité, le dogme chrétien l’est encore par son unibersalité. Certes, nous ne voulons pas dire qu’il a pour lui la majorité numérique, mais au point de vue géographique et historique, il est à la tête d’immenses et importantes conquêtes. Il a pour lui toutes les races civilisées, toutes les grandes nations. Il conduit le mouvement intellectuel, il est le foyer de la civilisation, il a la clé de l’avenir.

Qu’une religion ne puisse satisfaire que tempors ement, qu’elle réponde aux aspirations d’un ou de quelques peuples seulement, c’est là une marque incontestable de son infériorité, et partant, de sa fausseté. Car la vérité est une, et, où qu’elle soit, elle porte en elle ce qu'il faut pour contenter les intelligences les plus élevées comme les esprits les plus vulgaires. Or c’est là le

propre du christianisme, lui seul répond aux besoins de l'intelligence et du cœur humains. et tout être raisonnable, quelles que soient la grandeur au la petitesse de

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