Pouzin et Louriz, ouv. cit. p
son esprit, trouve en lui de quoi satisfaire ses plus légitimes tend nces.
Ce caractère d’universalité est absent des autres religions. Le mahométisme est particulariste : il n’y a de fraternité qu’entre les musulmans ; le boudhisme exclut la femme de son salut!, et il n’a pas dépassé l’inde. Jésus-Christ s’adresse indistinctivement à tous les peuples : plus de Juifs, plus de Gentils, plus de circoncis, plus d’incirconcis ; toutes les barrières tombeut. Toutes les autres religions n’ont eu qu’un temps, qu’une époque ; le christianisme est de tous les siècles.
3) Transcendant par sa sublimité et son universalité, le dogme chrétien l’est encore par son originalité. Les vérités du christianismes sont nouvelles, encore que quelques-unes d’entre elles soient parfois celles des autres religions, Mais faire sien tout ce que contient de beau et de bon les autres cultes, rassembler dans une synthèse incomparable tous les traits épars de la beauté morale, toutes les grandes lignes des dogmes imprescriptibles qui se trouvent un peu dans les différentes religions mélangés de beaucoup d’erreurs, réunir tout cela, l’harmoniser, le fondre ensemble avec un cachet définitif, de fason à éclairer pleinement l'intelligence de l’homme et à satisfaire entièrement son cœur, n’est-ce pas la marque d’une intelligence supérieure, d’une originalité sans égale’ ?
Ainsi « cette délivrance attendue des vieux boudhistes, le christianisme nous l'offre, mais avec une splendeur, une élévation qui laisse bien loin en arrière la pâle et
1. Cf. Pouin et Louriz, ouv. cit., p. 276. Le monacat est obli gatoire pour tout boudhiste qui veut arriver au nirvânâ. Or le monacat est exclusivement réservé aux hommes. Les femmes sont donc exclues du paradis boudhique.