‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 141 sur 275 · Jésus-Christ n’a fondé qu’une seule Église · texte numérisé non relu

Jésus-Christ n’a fondé qu’une seule Église

—1) C’est l'enseignement des Saintes Ecritures. a) En ffet, Jésus-Christ exclut formeilement l'idée de pluralité dns les termes mêmes dont il se sert pour annoncer son Église : âtirai is), dit-il 2. (il n’y TUra <e sg pasteur. » 3b) Il ange SOI DEChE à loyfe créature, que toutes les nations soient enseignées. Ft donc, pas de créatures, pas de nations qui reçoivent un enseignement autre qu Évangile, et conséquemment il n’y a pas d’autre É Fe ue la sienne. c) Il désire aussi que les hommes ne forment qu'un corps bien uni # Je

prie" non seulement pour eux (les apô [e5) mAis encore Pur Su AU BT are ro MOI afin Qu'ils soient toute une même chos comme vous, mon Père, êtes un en moi et moi en vous » TAN, XVIII, 20-21-23). La prière de Notre Seigneur a dû être exaycée. Au reste, comment pourraient-ils être « une même chose » s'ils se partagent en plusieurs Églises opposées ?

d) Les apôtres, bien au courant des intentions de leur Maître, n’ont cessé de prêcher l’u

nité de l’Église :

L'ÉGLIZE 243

/ f« Qu'il n’y ait entre vous qu’un cor é prit, «homme vous Etes appelés à une seule et même espéfrance », écrivait saint Paul aux Éphésiens (1v, 4); et

il ajoutait :, 24 Il n’y a qu’un Seigneur, qu'une foi, et a .

qu’un baptême » (1V;5)J:

es qui se réumissaient dans les remiers temps du christianisme avait pour but la défense de l’unité de l’Église.

3) La vérité demande une seul Église. La vérité est

une, Celle n’a qu’un visage et qu’une forme ». écrivait PR , AT dy tu LE

Sénèque. On ne peut donc pas supposer que le Sau veur, la vérité même, ait fondé plusieurs Églises opposées. Au reste, il n’y a qu’un seul Jésus-Christ, il ne saurait y avoir qu’une seule croyance.

4) Notre nature exige une sente à ge une seule Eglise. Pour faire

cesser nos inquiétudes intellectuelles, nos hésitations,

il fallait une seule doctrine, une seule autorité. La mul-

tiplicité des Eglises aurait donc été cause d'ennuis et ne

de Nr er TRE . Obligation de faire partie de l’Église fon-

ée por Jésus-Christ.— 1) (C’est l’enseignement des saintes Écritures. Nous y trouvons des textes comme

les suivants: « Qui vous écoute m'écoute et qui vous méprise me méprise’ » (Luc, x, 6) ; « Celui qui n’est pas avec moi gst contre moi » (MaATTH., XI, ; ere

qui ne croira pas sera condamné » (MARC, XVI, Ces textes n’o ens siles hommes ne sont pas tenus .de faire partie de l’Église instituée par Jésus- Christ.

2) Le seul moyen donné aux hommes pour faire leur sa- N

lut est l’Église de Jésus-Christ. Ceux-ci sont donc obli- |

gés d’en de:’enir membres, puisqu'ils sont tenus de se’ 7)

Ê Le

Sauver.

ed

3) Il est injurieux à la sagesse du Sauveur de dire que les hommes ne s6nt pas ténus d'entrer dans son Église. En effet, pourquoi avoir fondéune Église, l’avoir présentée aux hommes comme l’uniqug moyen de salut, |

s’il les voit d’un œil indif'érent prendre ou ne prendre

pas le chemin qu'il leur a tracé? Dans ce cas, le Sau- |

veur aurait agi en insensé. | 4) C’est une impiété d'affirmer que Dieu se contente

indifféremment de la vérité et de l'erre la vérité et de l'erreur. Si l’homme

était li choi tre les diverses Églises qui, en

ce monde, sollicitent : fau-

drait ädmettre. Peut-on soutenir absurdité plus mons-

trueuse et plus blesphaniatoire ?

5) C’est une conséquence de la fausseté de l’indifférence en matière de religion. Si l’homme ne peut pas rester indifférent à l'égard de la religion (53) , il s’ensuit logiquement qu'il est obligé de faire partie de l’Église fondée par Jésus-Christ, et dont la mission est d’ensei-

gner cette ss ion unique, la/SME Drate, qu'il est tenu

CS inment il faut expliquer l’axiome : (Hors de l’Église pas de salut».— I. L'explication la plus communément acceptée est celle des théologiens qui, comparant l’Église à l’homme, distinguent en deux parties : l'âme et le corps. Le corps de l’Église, & est la société visible, l'organisme hiérarchique établi par Jésus-Christ pour y incorpôfer la religion qu’il venait * de fonder ; en d’autres, termes, le corps de l'Église, c'est. la société des fidèles professant la même foi, communiant aux mêmes sacrements, soumis aux mêmes pasteurs légi-

times pour servir Dieu en employant tous les r moyens prescrits par Notre Seigneur Jésus-Christ, le divin Fon-

dateur de l'Église. FA #5 5, LED fus cn often 2

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AN a a Bad nt tte ou gg à

Par âme de l Eire, à on entend la grâce sanctifiantes 774 principe premier de vie surnaturelle ‘ans les mem-?

ras de te grand corps social appelé Eglise.

Cette distinction faite, on applique l’axiome à l'âme de l’Église. En effet, pour être sauvé, il faut la grâce sanctifiante : celle-ci, Dieu la donne soit par les moyens ordinaires institués à cette fin, entre autres, les sacrements, soit par des moyens ext'aordinaires. Et € hors de l’Église pas de salut» veut dire tout simplement que pour aller au ciel, il fau appartenir à l'âme et non au corps de l’ Église.

IT. D'autres théologiens, reprennent cette distinction entre l’âmecst le corps de l’Église, la complètent par une deuxieme. Ils distinguent entre nécessité de moyen et nécessité de précepte. La nécgssité de moyen, on le sait. ne souffre pas d'exception : qui ne prend pas le ms ;en, que ce soit sa faute ou non, n'obtiendra pa: pas ja in. Ilen est autrement de la necessité de ra “ie “ci admet she” rt en pas-

RSR PRE

fluence positive, Pie sur Ho de Ta fin : ainsi la nourriture pour la conservation de la vie; dans la necessité de précepte. l'acte commandé ou défendu peut

être en lui-même un acte indifférent à à la fin, ou du moins, sans rapport direct av avec el le. Or, disent-ils, appartenir

à l’4 : est nécessai nécessité de moyen ; ; eo appartenir au Corps de l’Église n’est nécessaire que

d’une nécessité de précepte. Dès lors, nul n’ auvé s’il n'appartient pas à l’âme de l’Église, mais on peut

être sauvé zans appartenir au corps de l’Église’,

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