‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 145 sur 275 · VALVEKENS, ouv/ cit.,p.466. : Le · texte numérisé non relu

VALVEKENS, ouv/ cit.,p.466. : Le

dans l’Évangile ; elle a procédé de l'Évangile « par une évolution nécessaire », si l’on veut entendre par là | une évolution décrite et déterminée par-Jésus-Christ Ni : LA lui-même. Mais Jésus-Christ n’en reste pas moins le

fondateur direct, immédiat, de cette yéritable société

appelée Église!. nr 149. L'Église fondée par Jésus-Christ est une iété parfaite.— La société parfaite « est celle dont

la fin immédiate est un bien complet et universel en son genre ; qui est munie de tous les moyens nécessaires et suffisants pour atteindre cette fin ; qui est indépen-

| 1h , dante de toute autre dans l’ordre qui se rapporte à sa

Li n e qui regarde sa missjon 0}

d. l'Église fondée par Jésus-Christ réalise toutes ces conditions :

1) Sa fin immédiate est un bien complet et universel en ÿ son genre. Cette fin, qui est le bonheur éternel], en son f genre, c’est-à-dire, dans son ordre, l’erdre spirituel, est

un bien complet et universel, puisqu'il est la fin dernière

vers laquelle tout doit tendre, et à laquelle tout est subordonné.

ne,

nn.

2) Elle a tous les moyens nécessaires et suffisants pour atteindre sa fin. Te sont les sacrements institués par |

ne mer 2 Jésus-Christ son fondateur et tous les autres moyens ordinaires et extraordinaires qui procurent la grâce né- | Lors Rene PRE r cessaire au salut. Ces moyens, elle les possède actuelle- | ment (M arc, x vi, 16 ; JEAN, nt, 3: vi, 523 MarTTu. | XVI, 17 ; xIX, 17). Quant à certains autres, comme le concours de l’État, il suffit qu’elle les ait virtuellement,

L 1. LEpin, Les théories de M Loisy, p. 10 : FRÉMoNT, Essai sur le + es des destinés de l'homme ; Encycl. Pascendi dominici Gregis ;

#4 ATTIFOL, L'Eglise naissante ; Conf. Apol., 1910, Fac. cath. de Lyon. 2. VALTON, Droit social, p. 105.

c’est-à-dire qu'elle ait le droit de les exiger quand les circonstances se présentent.

3) Elle est indépendante v:3-a-vis de toute autre soctété dans l’ordre qui se rapporte à sa nature. En eflet ce qui doune le caractère à une société, c'est sa fin. Or la fin immédiate de l'Église, est le bier suprême, le bonheur éternel, bien complet, universel, auquel tout est subordonné et de qui tout dépend. Dans son ordre, dans l’ordre spirituel, l'Église est donc indépendante de toute autre société. C'est du reste Tenseigfiément de l'Évangile (Marta. xvI11, 17) : « Que s’il ne les écoute pas non plus, dites-le à l’Église ; et s'il n'écoute pas l'Église même, qu’il soit à votre égard comme un païen et un publicain, » Dans ce passage au sujet de le correction fraternelle, Jésus fait voir l'indépendance de l'Église. Il ne dit pas de recourir à une autre autorité,

si « votre frère » n'écoute pas l'Église, mais de le considérer comme un « païen » et un « publicaip », c'est-àdire comme exclu de la société religieuse.

156. L'Église fondée par Jésus-Christ est une société spirituelle. — Une société spirituelle est celle dont la fin immédiate est nel ou le ciel,

éresse spécialement au salut des âmes.

La fin, en éffétrest ce qui donne à une société son carac-

tère distinctif. Or l’Église, — l'Évangile et l’histoire le

Fra

prouvent,—a pour but premier la sanctification des âmes et par suite, leur satutéternel. Elle est donc, à bon droit,

EL de appelée société spjrituelle, ou encore, surnaturelle. JAI. Une she — Au dire des adversaires, | V'Ê

gli t plutôt une société humaine ; car, selon eux, l’histoire enseigne que les passions, les intérêts mesquins, les ambitions s’agitent en son sein comme dans

toute autre société.

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RÉPONSE. — 1) L'élément humain, l’hommerie, comme dit Montaigne, existe toujours dans l’Église : celleci est la première à le reconnaître.

2) Le royaume de Dieu, tout en n’étant pas dz ce monde, est en ce monde. C’est pourquoi, dans la poursuite de sa fin ici-bas, l’Église est nécessairement en contact avec l’humanité. Les biens terrestres, elle en a besoin ; elle les veut, ñnon pas pour le mesquin plaisir de posséder, mais afin de pouvoir être fidèle à sa mis-

ne ——

sion.

3) Au reste, jamais Notre Seigneur n’a-condamné les bien terrestres. Il avait lui-même un petit pécyule pour

l'entretien de ses disciples. Ce qu’il condamne, c’est l'attachement exagéré à ces mêmes biens.

4) Les membres de l’Église gardent toujours leur nature. La grâce est 1à pour les perfectionner, mais ils n'y correspondent pas toujours parfaitement. Aussi bien, il ne faudrait pas mettre au crédit de l’Église les ambitions de certains hommes d’Église. Et c’est précisément parce qu'ils ne sont pas fidèles à ses enseignements, que quelques membres de l’Église agissent parfois d’une façon peu edifiante. Mais ces exceptions, on ne peut en rendre l’Église responsable.

5) Si la société fondée par Jésus-Chzist était purement humaine, il y a lorigtemps qu’elle serait disparue.

JAvoir résisté aux multiples attaques auxquelles ont

| tour à tour succombé les autres sociétés est sans con-

teste pour l’Église de Jésus-Christ une des meilleures reuves de son caractère surnaturel.

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