‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 147 sur 275 · LES NOTES DE L'ÉGLISE · texte numérisé non relu

LES NOTES DE L'ÉGLISE

ScMMAIRE.— 154. Ce que l’on entend par notes de l’Église.— 155. La véritable Église de Jesus-Christ est une.— 156. La véritable Église de Jésus-Christ est apostolique.— 157. La véritable Église de Jésus-Christ est sainte.— 159. Force probante des quatre notes.

154. Ce que l’on entend par notes de l’Église. HET Les notés sunt des-caractères sensiblesÿéssentiels, // exclusivement propres à la véritable Église e Jésus-

nm

Christ, par lesquels to tous peuven* la reconnaître sans crainte de se tromper. "Comme, en ce monde, il y a plusieurs communions qui revendiquent le titre d’Église de Jésus-Christ, le Sauveur a dû donner un moyen de discerner, parmi tous les gro” »es religieux, celui à qui il a confié la mission de le représenter ici-bas et de continuer son œuvre. (Dieu, — dit Pascal dans ses Pensées, — a mis des marques sensibles dans l’Église pour se faire reconnaître à ceux qui le chercheraient sincèrement et il les a couvertes néanmoins de telle sorte qu’elle ne sera perçue que de ceux qui la cherchent de tout leur cœur. » Ce sont ces ( marques sensibles » qu’on appelle notes ou caractères de la véritable Église. Elles sont au nombre de quatre : l'unité, l’apostolicité la catholicité et la sainteté. L'Église qui possède ces câracteres essentiels est la vraie société fondée par Jésus- Christ.

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155. La véritable Église de Jésus-Christ est une. unite est la subordination de tous les fidèles à un même magistère enseignant et à une même juridiction

spirituelle. Il y a donc une double unité : unü£de doc-

trine et unité de gouvernement. Sousmis au même magistère enseignant, 1es fidèles professent la même foi : c’est l'unité octrine : obéissant à la même juridiction spirituelle, les fidèles dépendent de la même autorité : c'est l’unitc de gouvernement. L'Église de Jésus-Christ, de par la volonte de son fondateur, doit posséder cette double unité. +

qui ne croira pas ce qu’il a enseigné : « Knseignez, dit-il à ses apôtres, tout ce que je vous ai moi-même

confié. Celui aui ne croira pas sera condamné »

NATTH., XX VIN, 19). Il ne veut donc qu'une seule doctrine, la sienne, çelle des apôtres ; les autres sont condamnées.

2) Saint.

ule foi et qu’un seul baptême » (Erx., 1v, 6). 3) Les spot et leurs successeurs ont toujours pré- Ü ché cette unité. Tette union parfaite de foi et de discipline qui a toujours régné parmi ses disciples est, au dire du Sauveur lui-même, la note par excellence pour faire connaître son Église : (Qu'ils soient un, comme

ne vousen moi et qu’aipsi Dr nr neue en rer cnn à le nde croit aue c’est vo ul mavez envoyé )»

(JEANS KV, 21). L SES re

4) Leg concilss d

avaient tous pour ité si souvent attaquée par les

hérétiques.

La

/ teur », enseigne le Sauveur

n, il choisit douze apôtres au dessus desquels il place Pierre, chef nique 24 Tu es Pierre, et et sur cett € pierre je bâtirai mon bâtirai mon Église e et le: portes d l’enfer ne prévau- } /04,

À ni) £

5) Jésus-Christ ne pouvait pas laisser ‘es membres de son Église libres d'Atéepfér ou de rejeter, en tout ou en pee a doc.rine AYi ortée du ciel. A

tous ï devait Re le s croyances ; autrement

B. La vÉRITABLE Écuise DE Jésus-Cnaisr port POSTÉDER L’UNITÉ DE GOUVERNEMENT. 1) Sans l'unité de gouvernement l’unité de ine aurait été impossible. Comment, en effet, ir-poser-la même doctrine lorsqu'il n’y a pas d'unité dans le commandement ?

2) Il n'y aura qu’un seul bercail et qi’un seul = JEAN, X, 16), et, À cette *

dront pas contre elle » (MATTH., XVI, 18) ; de plus, il or-

donne à Pierre d’être le pasteur des fidèles et des évé- | ques : $-( Pais mes agne ais mes brebis » (JEAN, | XXI, 15-16). Et, pour montrer qu'il ne veut pas d’autre pouvoir, il déclare anathème celui qui refusera

obéissance à ses apôtres #« S'il n’écoute pas l’Église, qu’il soit regardé comme un païen et un publicain »

(Marrn., x vint, 17).

LL 3) Les apôtres eux- -par leur conduite con- //77 firme l'existence de l’unité de gouvernement. Ils sup-

plient les fidèles d'être saunmis à leur chefs : « Qu'il n° |

ait entre vous, mes frères, écrit saint Paul he 5

siens (1v, 3, 4), quan Corps et qu’un esprit com

êt pelés à e» ,et

«qu'il n’y ait pas de schisme parmi vous », demande- -l'ayx Corinthiens (I, ch. 1, 10.).

156. La véritable Église de Jésus-Christ est apostolique. —L’'apostolicité est la succession conti-

__——— . . = ee . ———————— ———

ee

nue de ue depuis | les apôtres du pouvoir de gouverner ei du

pouxoir d'en ’en Seigner ( dans l’Église, — ou encore, — cette

propriété visible qu’a l’Église de pouvoir remonter aux

| apôtres et à Jésus- Christ lui-même por une s ion

” ÿA ininterrompue de >asteurs légitimes et Ja profession jn-

“1 j trie. Et donc, être apostoli-

44 oe jeur upe société, c’est s'identifier avec celle qu’a , fondée Jésus-(Trist lui-même.

1) Jésus-dit- à ses-apûtres : « Comme mon père m'a envoyé, ainsi je vous envoie » (EAN XX, 21). Îl con-

fie donc aux apôtres, et à eux se sa mission enseigante, laquelle, d’après saint (Hés., 1, 12), il

l’aveit reçue de son Père. Mais etre fe les apôtres ? - Uniquement ce qu’il leur a appris : « Enseise les nations, apprenez-leur à à observer server ce que je VO vous ai pr-scrit » (MarTTu., xvin, 20). Et cette mission sera perpétuellement transmise d’apôtres en apôtres, puisque Jésus-Christ leur a promis d’être avec eux Qj qu’à la con omimation des: :les » (Marrx., x vtr, 20). -ontre les novateurs qui se donnaient comme les arants a able orthodoxie, on a toujours eu 5 ostolicité. Votre doctrine, leur disait-on,

ège de celle des des apôtres, € elle est donc fausse et dan-

gereuse. ( Nous so yon avec les Eglises a 1 , di ertullien, nous croyons ce ———— md

qu’elles crotént, nous sommes sûrs de ne pas nous trom-

per » (De la Prescription, ch. xx1).

73) Et d'silleurs, la simple raison exige l’apostalicité.

En cffet, une res loncée sur les-spètreg goit toujours se rattacher à eux par la doctrine qu’il professe et les chefs qui la gouvernent. Au surplus, l'adhésion des fidèles est plus ferme lorsque l’Église à laquelle Is apvartiènnent remonte jusqu'aux ##pOtres dans sa doctrine et son gouvernement.

157. La véritable Église de Jésus-Christ est catholique.— La catholicité est la diffusion relativement et morolement universelle de la même sogiété visible à travers les nations. Le concept de catholicité, comme celui d’apostolicité, est identique à cehj d'univergalité. La gatholicité est l’universalilé dans l'espace ; l’apostolicité, est l’universalité d >s : toutes deux sont le rayonnement de l'unité.

| La cavholicité est une difusion relative et non abso-

lue, c’est-à-dire que l'Église de Jésus-Christ doit ren-

fermer en son sein un gr" > d'hommes, mais non

pas {ous les hommes. AEÏle est encore une diffusion morale et non physique, c'est-à-dire que la catholicité de l'Église est providentiellement subordonnée à cértaines conditions, comme, par exemple, aux connaissances géographiques, aux moyens de pénétration, et surtout à la volonté libre de ceux à qui elle est prêchée. PR

Ajoutons qu’il n’est pas seulement question de la çatholicité virtuelle, qui résultg de j'aptitude q1'a l’Église de pouvoir s’étendre à 122 Lee i appelée catholicité de droit, mais aussi de la catholicité actuelle o présentement existante.

A. La vériraABze ÉGusE DE JÉSUS-CHRIST DOIT POSSÉDER LA CATHOLICITÉ. 1) Dans l’Ancien Testament Dieu avait promis à Abraham que sa race, — les fidèles de Jésus-Christ, — possèderait toutesJesnations

/de la terre : (Je te les nations éri-

#- RG et les SALÉES ds Lente g DSSO de laterre ep.possessign », dit-il \/ à son fils par la bouche de David (Ps.,11). Or ce fils est

le chef de cette Église dont fera partie la r. e d’Abraham.

2) Au dire du Prophète Malachie (1, 2), « du lever du soleil à son couchant, le nom du Seigneur sera grand

parmi les natigns eten tout lieu on offrira et on sacri fiera en son nom une oblation pure ». Or c'est dans l'Église de Jésus que cette (oblation pu » sera offerte et sacrifiée Cette Église “era donc « en tout lieu », c* », c'est-à-dire, unirersel que 3) Jesus lui-même a prédit la catholicité de son Église. Il dit à ses apôtres : iseiynez toutes nations D(MATTH., XVI, 19) :ÿ € Percoure: monde vangile à toute créature » (Marc, xvi, 45) 44 Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute \ la Judée, à Samarie. et jusqu'aux extrémités de la terre» (ACTES, 1, se « L Évangile du rovaume Dieu doi peuples » (MATTH., XXIV, 14).

4) Cette religion unique qu'2 fondée Jésus-Christ est obligatoire pour tous le 1mes. EH: faut donc que l'organisme social qui a pour mission de la propager s’étende à tout l'univers, en d'autres termes, sait catholique universel. (Dieu, dit saint Paul; veut le salut des homteeth venue de tous à la connaissance de la lumière » (1 Tim, 11, 4)

B. LA vÉRITABLE ÉGiuse DE JÉsus-CHRIST DotIT POSSÉDER LA CATHOLICITÉ REEAMLE. Jamais le Sauveur ra dit que tous les hommes sans CXCP pion entreraient dans la communauté de ses fidèles. Au contraire, il a souvent fait co:1prendre qu’une partie du genre humain serait réfractaire à la prédication de l’Évangile, et que la société chrétienne subirait des persécutions même du dehors, non moins que des dissensions qui se produiraient dans son sein. L. catholicité de l’Église n’est donc pas absolue mais relative (MAR, XIII, 9-13 : XVI, 16 : MATTH., 3, %, [1-37 ; xx 9-14; Luc, x.

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