‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 148 sur 275 · xx1, 12-19 ; JEAN, XVI, 23 ; x vit · texte numérisé non relu

xx1, 12-19 ; JEAN, XVI, 23 ; x vit

L'ÉGLISF 263

C. LA VÉRITABLE ÉGLISE DU CHRIST DOIT POSSÉ- DER LA CATHOLICITÉ MORALE. Jésns-Christ iui même a indiqué comment s'opérerait la diffision de son Église à travers le monde (Luc, xxiv, 47-49; ACTES, 1, 8). La chrétienté s'étahlira, d'abord, à Jérusalem ;: ques en Judée, en Samarie, en éme : Le er

diffusion du SAT sera donc Ar et non pas physiquement, universelle : car, dans chaque période historique, l’Église ‘‘ couvrira toutes les régions de la terre ‘’, selon la mesure où elles seront géographiquement connues des contemporains; €t-5el6n 14 mesure où elle seront pratiquement abordables pour les peuples qui, les premiers, auront bénéficié de l'Évangile. A coup sûr la catholicité morale comprendra des territoires beaucoup plus vastes au XIXe siècte et XXe siècle qu’au XIIIe et XIVe!.

158. La véritable Église de Jésus-Christ est sainte.— La sai f, en tant TP note de l'Église, est la transcendance morale existant d'une

manière continue dans LE Éaline de Jésus- Christ, au yom des principes que cette Église gofesse’

La transcendance de la vertu morale est l'existence des

F= re ar 2 vertus supérieures chez uu be. nombre -{-des verkys

hégoï ues MeS-LU t donc, le sainteté, note

de l’Église, n’est-pas cette ommune € identique

à l'honnêteté, et qui consists ta fidèiité aux obliga- Re

tions extéri extérieures et courantes &- la morale, notamment aux uevoirs de familleetaux preptes de justice. La ce

1. Dict., Apol., de la Foi catholique, fa col, F286-1287 2. Ibid. fase. IV, cut. 1279.

LA

vertu commune, tout en n'étant pas sans un rapport étroit avec la pratique du christianisme, ne peut cependant rentrer en iigne de compte lorsou'il s'agit de la sainteté de l’Église, car elle n’est pas une chose qui dépasse avec évidence les forces morales ..e la nature humaine et qui accuse au dehors une intervention extraordinatre de Dieu.

Et lorsque nous disons que l'Église de Jésus-Chri:t oY est sainte, nous entendons que ses <pselggements mis en pratique apables de rodüire des vertus supé- "4/| rieures Chez ün bon-nombre et des .°rtus héroïques chez quelques-uns à l’état continu. Ce prénomène, aux yeux de tout observateur équitable, au jugement de toute conscience droite, dépasse les forces morales de la nature humaine et constitue la transcendance que l’on appelle la sainteté.

1) Jésus-Christ a voulu que son Église fût sainte, Rs mor pour elle, afin de a sanetifier 4 | PH., V, 27).

2) Son Église, le Sauveur a encore voulu qu'elle fût

un foyer de sainteté, puisqu’« il a fait les uns apôtres,

les autres prophètes, d’autres paste eurs pour

la perfection des saints » (ÉPH., 1v, 11-12).

3) Cette sainteté, il la veut éminente : «Soye a 1 faits comme mon Père céleste est parfait » Te 4) Tous sans doute ne répondent pas au désir du divin Maître, il y a de l'ivraie mêlée au bon grain ; mais Jésus-Christ ayant promis une assistance spéciale à son Église, il est impossible qu’elle ne réussisse

pas à atteindre pleinement dans certains de ses membres le but que s’est proposé le Sauveur en l'instituant.

Il doit donc y "voir dans la véritable Église des membres d’une ém..ente so'ntecé ; et cette sainteté doit se . qu 7 . .

manifester par des œuvres sensibles et par des sitnes évidents : « Celui qui croira en moi fera les œuvres que je fais et il en Î ncore » (JEAN, XIV, 12) ; et ailleurs : « Voici les prodiges qui accompagne- ; moñs en

pt ceux qui auront cru : ils € asseront les

:m nom, ils parleront de. langues nouvelles, ils pren- TEE FES a

ont les serpents et s'ils boivent quelque poiso : mor-

tel, il ne leur nuira point ; ils imposeront les mains sur les malades et ils serort guéris » (Marc, x vi, 17-18).

159. Force probante des quatre notes.— L'existensimultanée des quatre notes constitue un fait qui dé-

a "7 passe manifestement les forces morales de la nature humaine, et qui accuse l'intervention extraordinaire de Dieu.

re LA PO E | « Tant de vertus supérieures ou héroïques, produites Re SIRET none ee EU vec tant de continuité, tant de fécondité, alors que la

RE A En e LA # «“ L a | à nature humaine est si facilement portée à l’amour pro- CRUE Tensmeez RS .,, . . + .

pre, à la sensualité, aux vices qui en résultent (sain- » a . # . .

teté) ; une çontinuité aussi durable et pcrsistante; Fa a A à travers les siècles, alors que les sociétés h1.naines subissent des bouleversements si radicaux, (°5 transfor- HA mations si profondes (apostolicité) ; —Sune autorité trees RE - . . , Q amas mad gouvérnante et enseignante qui détermine constam ment l’unité la plus intime de conduite et de croyances parmi les âmes, alors que la nature humaine est si facile- RTE 3: , « °° , .

ment portée à la révolte, à l'indépendance de l’action

et surtout de Îa pensée (unité) ; — une diffusion aussi J large et puissante à travers le monde entier, malgré :)

rigueur de l’unité qu'il faut maintenir, et cela en vertv c d’une force toute 1 et spirituelle, alors que la divi- oÀ

sion et le morcellement sont la loi des sociétés humai-

nes, dès que la force ne garantit plus la cohésion (catholicité) ; -— vraiment n’y a-t-il pas là un prodige dé-

concertant, un multiple miracle moral, dont la transcendance et la bienfaisance nous obligent à reconnaître

.dans la loyauté de notre conscience que Le Doigt De Dieu Est Là'.»

Fe

LECTURES

La notion de catholicité, S. Gris ET, O. P.. Revue de la Jeunesec, 25 mars 1910.

De l'intégrité et unité indivisible de l’Église, Do GRé1, L'Eglise, v.

L'Église de Jésus-Christ, SiR AbOLPHE Routier, De l'Homme à Dieu. p. 251.

1. Dict., 4 pol., de La Foi catholique, fase. V, col. 1297-1298

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