‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 149 sur 275 · DE LA VÉRITABLE ÉGLISE · texte numérisé non relu

DE LA VÉRITABLE ÉGLISE

SOMMAIRE.— 160. Origine du Protestantisme, ses principales formes.— 161. Le Protestantisme n'a pas l'unité. 162, Le Protestantisme n'a pas l'apostolicité. — 163. Le Protestantisme n'a pas la catholicité —164.Le Protestantisme n'a pas la sainteté

160. Origine du Protestantisme. ses principales formes. — A, ORIGINE pv PROTESTANTISME. Les auteurs protestants écrivent avec une certaine complaisance que la Réforme religieuse du XVIe siècle ne fut que le soulèvement spontané de l'esprit chrétien contre la corruption de l'Église romaine. « La réforme protestante n’a pas été une révolte spontanée de la conscience chrétienne, ou du noins elle ne l’a été que très partiellement, dans un petit nombre d'âmes, et très passagèrement là où elle l’a été : elle à été préparée de longue date par une série d'événements très graves : elle a été, — ainsi que l'ont établi Deœllinger, Janssen, et plus récemment Evers,-— la conséquence d'un mouvement politique et national, encore plus que d'un mouvement religieux »!.

Certes, bien que le mouvement religieux soit insuffisant à expliquer fout seul l'origine du Protestantisme, cela ne veut pas dire qu’au XVIe siècle l Église catho-

. 1 BaupriLLarr, L'Eglise catholique. la Renaïssanre, | tisme, p. 109.

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lique n’avait besoin d’aucune réforme. Plusieurs catholiques de marque, entre autres le pape Adrien VI et Bossuet, ne font pas difficulté de le reconnaître, au besoin, de le proclamer. A la faveur du grand schisme d'Occident et de démêlés nombreux que l’Église avait eus depuis deux siècles avec des princes férus d’orgueil et préoccupés avant tout de leurs intérêts personnels, de graves abus s’étaient introduits dans son sein, lesquels avaient peu à peu enlevé du prestige à son autorité.

Cependant là n’est pas la cause principale de la Réforme protestante. En Allemagne, où elle éclata d’abord, elle fut la conséquence toute naturelle d’une révolution sociale résultant du mécontentement des petits, des pauvres pressurés outre mesure par quelques protentats cupides et jouisseurs. Tout d’abord social, cette révolution devint religieuse parce qu’un moine, Luther, arriva juste à point pour être le porte-drapeau des revendications populaires.

« La force de Luther et celle du mouvement luthérien sont venues de la satisfaction même qu’elles donnaient aux tendances contemporaines. Luther en fut la personnification vivante »'. Mais triomphant d’abord parce qu’il donnait satisfaction aux ( tendances contemporaines », le Protestantisme ne se maintint ensuite que par la force’.

B. PRINCIPALES FORMES DU PROTESTANTISME. Le Protestantisme revêt trois formes principales : le Luthéranisme, qui eut pour auteur Luther, le Calrinisme fondé par Calvin, et l’Anglicanisme, institué par Henri VIII, et qui, de nos jours, se divise en trois parties : la Haute Église ou l’Église ritualiste, la plus rapprochée

1. BauDRILLART, ouv. cit., pp. 124-126, 2. Cf. MouLanrTet VINCENT, ouv. vit., p. 324. =

des catholiques, la Basse Église qui penche vers le Cal-

vinisme, et l’Église Large ou libérale qui tourne au ra- : tionalisme!.

x, "161, Le Protestantisme n’a pas l’unité. — A. Le

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