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beaucoup d’actes de dévouement et d'héroïsme. Tout cela, cependant, n'est pas Peffet de Ta doctrine qu'ils professent comme protestants, mais plutôt le résultat d’une heureuse inconsëquence dans leur conduite qui, à leur insu, est *onforme aux principes de l’Église catholique. Au reste, le même phénomène se passe en sens inverse chez certaius catholiques. En effet, si, parfois, on trouve l’irréligion et l'immoralité parmi les membres de l’ Église romaine, c’est que ceux-ci sont en contradiction avec les principes de la doctrine qu'ils professent.
On ne peut conclure de là que le niveau moral et religieux des protestants soit plus élevé que celui des catholiques. Nous parlerons plus loin des nations catholiques comparées aux nations protestantes (262). En attenant, con‘entons-nous d'affirmer, avec certains auteurs qui font autorité en la matière, que le niveau moral et religieux des pays protestants n’est pas à evier. Ainsi, selon M. t oyau', dans le nord de l’Allemagne, (les villes et leurs périmètres sont devenus des cimetières spirituels». C'est la même chose en Angleterre. « Ï.a population de Londres, — écrivait M. Léon Faucher,— apparaît à la fois plus violente et plus dépravée que celle de Paris... Tous les excès qui supposent les passions sans frein, y ont libre carrière’.» Dans ses États Unis contemporains (T. IT, ch. XXT), M. Claudio Janet nous trace un portrait peu flatteur de la société américaine.
LECTURES
Du Protestantisme à l'Église catholique, X, Revue de la Jeunesse, 10 mars 1914.
Retour a la sainte Église, Dr Azsert vox Ruviie, Introduction.
Prstesiantisme, La Réponse, année 1908, pp. 7, 13, 78, 120, 332, 349, 364.