L'Église catholique possède la véritable
4 règle de foi.— La règle de foi est l'autorité infaillible ’ de l’Église. qui a -eçu de Jésus-Christ la mission d’interpréter le contenu de la Bible et de la Tradition, les deux-saurces de ia Révélation.
A. L’AUTORITÉ INFAILLIBLE DE L'ÉGLISE CATHO- LIQUE EST VRAIMENT LA RÈGLE DE FOI. 1) La manière d’agir du Sauveur le prouve. Notre Seigneur est le fondateur de TÉglise catholique, Ses instructions ont été orales, #t il a obligé tous les hommes de les admettre sans condition, «Celui i qui cr croit au Fils a la vie éternelle : et »a contraire celui qui ne croit pas au Fils, ne verra point la vie ; mais la colère de Dieu demeure sur lui ».
(JEAN, nr, 36). SiFésus-Christ eût voulu que la Bible seule fût la règle de foi, il aurait certainement écrit, et n'aurait pas fondé un magistère destiné à être son interprète auprès des fidèles. G242 5 7727 4?
2) Les ordres donnés par le Saureur aux apôtres le démontrent." Jésus-Christ a commandé à ses apôtres de Prêcher, et non d’écrire. Il leur a promis l’assistance de l'Esprit-Saint et fait une obligation aux fidèles de se soumettre à leurs enseignements : (Toute puissance m'a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc et instruisez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et leur apprenant à observer toutes les choses que je vous ai commandées » (Matra, xxvirr, 18-20). «Et je prierai mon Père, et il vous donnera un autre Consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous » (JEAN, XIV, 16). « Celui qui vous écoute, m’écoute ; celui qui vous méprise, me méprise ; et celui qui me méprise,
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méprise celui qui m'a envoyé» (Luc, x, 16). « Allez par tout le monde,prêchez l’Évangile à toutes les créatures. Celui qui croira et qui sera baptisé, sera sauvé ; mais celui qui ne croira point, sera condamné » (Marc. xv1, 15,16). De tous ces textes, nous sommes en droit de conclure que Jésus a constitué ses apôtres en autorité, avec la mission d'enseigner, de commenter sa doctrine, et que la condition du salut est d'accepter avec soumission ce qu'ils prêchent. L'autorité infaillible des apôtres, de par la volonté du fondateur de l’Église, est donc la véritable règle de foi.
3) La conduite des apôtres le confirme. Fidèles aux ordres de leur Maitre, les apôtres ont toujours regardé la prédication comme leur principal devoir : et, à leur tour, ils ont averti leurs sucesseurs de bien veiller au dépôt de la foi. (Ceux-ci ont fait de même : ils ont transmis à d’autres le pouvoir d'enseigner, leur recommandant bien de continuer leur œuvre « jusqu’à la venue de Notre Seigneur Jésus-Chri:' ». (Gardez, par le Saint-Esprit qui habite en nous, l'excellent dépôt qui vous a été confié ». (IE, Tim, E, 14). « Et gardant ce que vous avez appris de moi devant plusieurs témoins, donnez-le en dépôt à des hommes fidèles, qui soient eux-mêmes capables d’en instruire d’autres » (IT Tiu., Il, 2). Comment expliquer cette conduite des apôtres si la règle de foi est la Bible seulement ?
4) La tradition l'enseigne. a) (Vous devez vous conformer aux Instructions des évêques, écrit saint Ignace martyr, parce que nous sommes tenus de recevoir la personne envoyée par le chef de la maison pour gouverner la famille de la même manière que nous recevrions le chef lui-même. C’est donc évident que nous devons écouter les évèques comme le maître lui-même. »
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b) «O Timothée, gardez le dépôt... fuyez ceux qui tiennent des discours vains et profanes... Quel est de nos jours ce Thimothée sinon, d’une facon générale, l’Église universelle, ou plus particulièrement, tout le corps épicopale, à qui il convient ou de posséder la connaissance complète de la religion, ou de communiquer cette connaissance aux autres ? » (VINCENT DE LÉrins, Commonit, c. XXI).
c) { Nous, sommes en communion avec les églises fondées par les apôtres, parce qu'aucun n’enseigne des doctrines différentes de la leur ; cela est une preuve de lawérité. » (TERTULLIEN, prescript., C. XXI).
d) «L'Église tout entière (tous les fidèles où qu’ils soient) doit être d'accord avec l’Église de Pierre, et cela parce que l’Église de Pierre occupe le premier rang. Cette Église a de tous temps, et en toutes circonstances, conservé la tradition qui nous est venue des apôtres » (SAINT IRÉNÉE, Adversus har., 3,3).
Il est donc permis de conclure que depuis le commencement du christianisme on a toujours admis que l’Église est l'interprète autorisée des enseignements de Jésus-Christ, et queses évêques, vrais successeurs des apôtres, ont reçu mission de prêcher et d'expliquer la doctrine révélée.
B. L’AUTORITÉ INFAILLIBLE DE L'ÉGLISE RÉALISE TOUTES LES CONDITIONS DE LA VÉRITABLE RÈGLE DE FOI. 1) Elle est universelle. En effet elle est à la portée de tous : savants et ignorants. Aux savants, elle est un guide sûr dis Tours recherches, et les empêche de s’aventurer Sur dés terrains dangereux et de faire faux pas ; aux ignorants, par l'entremise des pasteurs et des évêques unis au pape, elle commente et explique
la vérité révélée. Phare lumineux, roc innébranlable =. NE SAINS
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sans cesse battu par les flots de l'erreur, elle est visible à tous, et tous peuvent facilement la reconnaître.
2) Elle est certaine et sûre. Klle.ne peut jamais se tromper, puisqu'elle est l'autorité de Dieu, la science et la véracité mêmes.
3) Elle est suffisante. L'autorité de l'Église catholique, parce queinfaillible, dirime les controverses d’une façon définitive. a
4) Elle est perpétuelle et indéfectible. Jésus-Christ lui a promis son assistance jusqu’à la consommation des siècles. ».
206. Objections.— I. Selon certains protestants, l'Écriture Sainte n’est obscure que dans les choses de peu d'importance. Quant aux vérités essentielles, et qu’il faut nécessairement croire, elles sont claires, assez lumineuses pour que chacun puisse de lui-même, à la simple lecture, les comprendre.
RéPonsE. — 1) Cette distinction entre choses essentielles et accidentelles, entre articles fondamentaux cet non fondamentaux, a toujours été inconnue à toute l'antiquité chrétienne. Au reste, saint Pierre luimême parle en termes non équivoques de l'obscurité des Écritures, même sur des points essentiels, puisqu'il s’agit d'articles ‘* que les hommes ignorants et légers detournent... à de mauvais sens, pour leur propre ruine * (II Ér., 1, 16).
2) Mais quelles sont ces choses essentielles, ces articles fondamentaux, qui doivent être nécessairement crus, sous peine de damnation? Sur ce point comme sur beaucoup d'autres, il est impossible aux protestants de s'entendre. Les uns admettent tel ou tel dogme, les autres le rejettent. Il y a en même qui voudraient faire disparaître cette distinction entre articles
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fondamentaux et non fondamentaux : plus de symboles de foi!.
3) L'expérience prouve que parmi les différentes sectes chrétiennes qui regardent l’Écriture comme l’uni. que règle de foi, on trouve toutes les opinions, mêmes les plus contracdictoires, sur des points évidemment essentiels, par exemple, sur la divinité de Jésus-Christ, sur l’éternité des peines de l'enfer, sur la présence réelle de Jésus-Christ dans l’Eucharistie, etc.
4) En supposant même que sans l’aide d’une autorité instituée à cet effet, quelques savants parviennent à connaître ce qui est vraiment essentiel de ce qui ne l’est pas, leurs témoignages seront toujours ceux de particuliers, insuffisants, ct auxquels personne n’est tenu ni de se soumettre, ni d'ajouter une foi aveugle.
IT, ‘‘Scrutez les Écritures, dit Notre-Seigneur, puisque vous pensez avoir en elles la vie éternelle, car ce sont elles qui rendent témoignage de moi.” (JEAN v, 39). Et donc, d’après le Sauveur, le moyen pratique et facile de connaître la vérité, c’est la lecture de la Bible.
RÉPONSE. — 1) Il faut remarquer que dans ce passage, Jésus-Christ ne s’adresse pas à tous les hommes, mais aux chefs du peuple juif.
2) D’après les exégètes, le verbe scrutemini,en latin,
1 comme le mot grec qui lui correspond, est ambigu. Il | peut être pris soit à l’indicatif, vous scrutez, soit à l’impératif, seruter. S'il est pris à l’indicatif, le texte exprime une affirmation du Sauveur qui dit aux docteurs juifs : “ Vous scrutez les Écritures ”, pour savoir qui je suis, vous qui doutez de moi. Ce n’est plus le même sens, ét on ne peut inférer de là que Jésus propose l’Écriture comme règle de foi.