Ce. L.-N. BéaIn, ouv cit., p
3) Si le verbe scrutemini est à l'impératif, scrutez, alors le Sauveur commande, ordonne aux docteurs juifs d'aller voir dans les Écritures pour se renseigner. Ces docteurs, capables d'examiner à fond les oracles messianiques, ne veulent pas croire au Sauveur. Alors celui-ci les renvoie aux prophéties qui rendent témoignage de lui. Comme ces prophéties sont contenues dans les Écritures, il faut bien que Jésus leur indique la source où ils pourront puiser des arguments pour se convaincre de sa divinité. C’est plutôt un conseil que leur donne le fondateur de l’Église ;: de plus, si par ce texte il eût 9 voulu montrer que la Bible est la règle de foi, il se serait, V4 :Ny adressé à tous les hommes.
207. Les dogmes ne changent pas.— 1) L'Église enseignante, règle de foi, ne crée pas le dogme ; |
Velle le e conserve, elle le professe, elle l'explique; êt au-be- 1 soin, “quand le moment est venu, elle le définit “Si | quelqu’un soutient qu’il est possible que les dogmes définis par l’Église à une certaine époque puissent, en raison des progrès des sciences, recevoir une autre interprétation que celle que l’Église a admise et admet, qu’il soit anathème, ” (Const, De Fide, 1v, c, 3).
2) Mais le connaissance que nous avons des dogmes peut se perfectionner non seulement dans chaque individu à mesure qu’il étudie davantage la religion, mais aussi dans |” ans l’Église qui prend une connaissance de plus en plus parfait parfaite de ce qui est contenu dans le dépôt de la Révélation. On s'explique ainsi comment il peut y avoir dans l’Église des définitions nouvelles, bien que la Révélation divine soit invariable.
3) C’est donc à tort que l’on reproche à l’Église de ne faire aucun progrès à cause de l’immutabilité de ses dogmes. Ce reproche suppose que le progrès implique if]
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nécessairement altération, tandis qu’au contraire il implique l’accroissement dans l’idendité. Une chose qui s’altère ne progresse pas, elle cesse d'être ce qu’elle était, voilà tout. Le dogme catholique progresse en ce sens que restant toujours le même, il se developpe, il s’éclaircit et prend une forme plus parfaite!
LECTURES
De Genève à Rome par Cantortéry, ANDRÉ DE Bavier, Revue des Jeunes, 10 oct. 1916. *
L'infaillibilité au XIXé siècle, D. SERTILLANGES, Rerue Ces Jer:nes, 25 oct. 1916.
L'ordre divin dans l'Église, D. SerriLLANGes, 1bid, 10 août 1916.
1. Cf. R. P. pe LA BARRE, Vie du dogme catholique ; HuRTER, Th. dog.,t.I1.,p.223. DE Pascai, ouv, cit., pp. 499-500