‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 192 sur 275 · A. LA FOI ET LA RAISON NE SONT PAS OPPOSÉES · texte numérisé non relu

A. LA FOI ET LA RAISON NE SONT PAS OPPOSÉES

La foi et la raison sont « deux lumières, de nature différente, mais qui descendent du même foyer lumineux, Dieu. Or Dieu ne peut être en contradiction avec luimême en dictant, dans l’ordre de la foi, des dogmes dont la raison démontrerait la fausseté. Dieu, sur la même question, dirait oui et non, ce qui est inadmissible!, »

B. LA For N’EST PAS UNE CHAÎNE QUI EMPÊCHE LE LIBRE ESSOR DE LA RAISON. 1) L'exemple des savants le prouve. Quand on songe à ces hommes qui étaient en même temps des croyants sincères et de grands penseurs, on peut se demander si vraiment la foi est une chaîne qui empêche le libre essor de la raison. Cette prétention absurde ne résiste pas à un examen sérieux.

2) L'objet propre de l'intelligence le confirme. Dans le domaine des investigations purement scientifiques, la foi ne peut pas limiter l’essor de la raison, parce que les questions scientifiques ne sont pas directement de son domaine. Que les savants se livrent donc à l’étude

1. Mavumus, Défense de la foi, p.65. Bainve, Foi, Dict. Apol., fasc. VII. Cf. L.-A. PAQUET, La foi et la Raison.

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et à la connaissance de la nature : la foi ne viendra jamais planter devant eux une barrière et leur dire : € Vous n'irez pas plus loin!» Les investigations purement scientifiques constituent l’objet propre de l'intelligence humaine.

3) Le rôle des rérités de La foi le démontre. Les vérité: de la foi jouent le rôle des premiers principes dans l'ordre naturel. En effet, les premiers principes sont comme des points fixes que la raison ne peut essayer d’ébranler sous peine de se renier elle-même. Loin d'être pour la raison une gêne ou une limite, les nremiers principes, au contraire, sont la condition néressaire de son perfectionnement régulier, puisque quiconque nierait la vérité de ces premiers principes prouverait que sa raison est déséquilibrée. Il en est de même des vérités de foi, dont le croyant ne peut pas douter. Elles ne sont pas pour sa raison une entrave et une gêne, mais bien un puissant secours, un ferme appui, comme les principes premiers dans l’ordre naturel.

4) Les absurdités enseignées par rertains savants en sont aussi la preuve. Voici ce que M. Vacherot dit de l'existence et de la nature de Dieu. Il résout cette question à l'aide de quelques principes qui sont le fond même de son système. ( Perfection et réalité, écrit-il impliquent contradiction. La perfection n'existe et ne peut exixter que dans la pensée. Il est de l'essence de la perfection d'être purement idéale. » D'où il suit que Dieu, la perfection même, ne peut avoir aucune existence réelle, puisque « perfection et réalité impliquent contradiction». C'est là toute 1: thèse de M. Vacherot !. Comment n'a-t-il pas vu que Cperfection et réalité »,

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