‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 195 sur 275 · LAS · texte numérisé non relu

LAS

TT

sa RM tés teran brad nd Hs 5

rences (accidents) du pain et du vin se soutiennent seules ; non elles sont soutenues par la puissance divine. Il y a là un miracle, mais rien qui répugne à la raison.

2) L’Eucharistie est un mystère. Or le mystère ne icpugne pas à la raison (221). «Ce mystère, dégagé des contradictions apparentes dont le chargent des exposés trop imaginatifs et inexacts, nous le confessons et l’adorons simplement sur la parole du Maître, moins surpris de ne pas le comprendre que soucieux de profiter de la vie qu’il nous offre!, »

225. Enseignement de l'Église au sijet de la Confession.— L'Église enseigne a) que la confession est d’origine divine, b) qu’elle ne répugne pas à la raison.

A. LA CONFESSION EST D’ORIGINE DIVINE. La confession est d’origine divine, c’est-à-dire qu'elle a Jésus- Christ pour auteur. 1) C'est l’enseignement de l'histoire. En effet, si nous parcourons tous les siècles depuis le XVIe jusqu'aux origines chrétiennes, nous arrivons à cette conclusion. a) La confession n'a pas été instituée au XVIe siècle, puisque le Concile de Trente, convoqué à cette époque, en parle («comme d'une institution vénérable déjà ancienne ».

b) Au XIle siècle, !: IVe concile de Latran(1215) porta un décret pour obliger tous les fidèles à se confesser au moins une fois l’an. Cela nous permet de conclure qu'à cette époque la confession était considérée comme existant déjà dans l’Église.

c) La révolte de Photius au IXe siècle nous prouve que la confession auriculaire et privée était instituée de

1 Hucveny, ouv, cit., vol. II, p. 232. Cf. MoriNEAU, Exposé succinct du dogme catholique ; HkbLey, La sainte Eucharistie ; Mac- MUS, La défense de la foi.

ce temps-là, car les Grecs séparés la pratiquent encore et ils ne l'ont certainement pas empruntée aux Latins.

d) Au dire des missionnaires, des peuplades de Nestoriens et d'Eutychéens très nombreuses en Perse, en Abyssinie et le long des côtes du Malabar, retiennent la confession comme une de leurs pratiques les plus :rcrèes et les plus chères. Or, les Nestoriens se sont séparés de l’Église au IVe siècle, et les Eutychéens, zu Ve. La confession n’a donc pas été inventé: à cette époque.

e) Du Ier au ! Ve siècle, on ne peut pas non plus trouver le nom de l'inventeur de la confession. Cette époque, selon les enhemis mêmes du cathoïicisme, fut l’âge d’or de l’Église. Durant ce temps, les enseignements de Jésus-Christ étaient encore tres vivaces, les traditions apostoliques n'avaient pas été altérevs, c'est-à-dire qu'il eût été bien difficile, ou mieux, impossible, d'introduire dans l’Église une pratique nouvelle, non instituée par Jésus-Christ lui-mê me.

2) C'est l'enseignement des Saintes Écritures. L'institution divine de la confession peut se déduire du texte évangélique : ‘Et je vous donnerai les clefs du royaume des cieux ; et tout ce que vous lierez sur la terre, sera aussi lié dans les cieux ; et tout ce que vous délierez sur la terre, sera aussi délié dans les cieux, » (MATTH. XvI, 19). En effet, le pouvoir que le Sauveur confère à ses apôtres en leur adressant ces paroles, est celui de pardonner les péchés. Ce pouvoirest sans doute une grande prérogative. Mais quelle prérogative y verrions-nous si les fidèles du temps des apôtres et ceux d'aujourd'hui pouvaient obtenir la rémission de leurs fautes en se confessant à Dieu, sécrètement, dans leurs chambres : Alors Jésus-Christ aurait donné inutilement

à ses apôtres et à ses successeurs le pouvoir des clefs, le droit exclusif d'ouvrir et de fermer les portes du royaume des cieux!. Au reste, nous lisons aux Actes des Apôtres (xiX, 18) € qu'un grand nombre de ceux qui croyaient, venaient confesser et déclarer leurs péchés ».

Tout en admettant l'oririne divine de la confession quelques auteurs soutienn. .t qu'elle fût publique et ne devint secrète et auriculaire, telle qu'on la pratique aujourd'hui, que beaucoup plus tard. (La confession publique ne fut qu'exceptionnelle dans l'Église priinitive : et là où elle est signalée comme obligatoire, des juges compétents la condamnent comme un abus. La seule publicité que l’Église des premiers siècles ait exigte de ses enfants coupables de fautes graves, est celle de leur pénitence, appelée communément eromologèse 2»

Page 1