‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 59 sur 275 · A. Nicozas, Etudes philosophiques, t. I, p · texte numérisé non relu

A. Nicozas, Etudes philosophiques, t. I, p

En supposant même que la philosophie ancienne eût eu assez d’autori ; pour en imposer en matière de religion, elle aurait manqué de sanction suffisante pour se faire obéir. La meilleure et la plus salntaire sanction est celle qui promet des peines et des récompenses après cette vie. Cette sanction-là, seule une Révélation

divine peut la faire admettre!

Les philosophes modernes nous offrent le même spec-

tacle. En dehors de la Révélation, il n’y a pas d’erreur qu'ils n’aient osé enseigner au nom de la seule raison. Les partisans de la science expérimentale dédaigneux à l’excès des spéculations de la philosophie, ont cru que la vérité se trouvait uniquement de leur côté. Mais, au dire de M. Lavisse, la science « n’a servi qu’à façonner des épaves pour la dérive». M. Brunetière, pour sa part, déclare que « ni la science en général, ni les science- particulières ne peuvent plus revendiquer, comme elles l’ant fait depuis cent ans, le gouvernement de la vie présente », et cela, toujours selon M. Brunetière, parce que les sciences sont « incapables de nous fournir un commencement de réponse aux seules questions qui nous intéressent?».

Concluons donc, avec saint Thomas, qu’«il était nécessaire que l’homme fût instruit de Dieu, même dans les choses que son intelligence bornée lui permet de comprendre, parce que la connatssance e Dieu, oui s’acquiert par la voie de simple raisonnement, n’est accessible qu’à un Ltit nomb-e, demande un long travail et est mêlée de beaucc ip d’erreurs®y, pui

Page 1