‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 61 sur 275 · DOUZIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DOUZIÈME LEÇON

SOMMAIRE.— 62, } ‘Anition du miracle. — 63. Divisions du miracle 64. Possibliit .4 miracle, — 65. Objections.

62. Définition du miracle.— Le miracle est un Lg. à à ie "à à ps 7 fait sensible, extraordinaire, qui déroge à l'ordre de la na a causs. Destiné à être un, /'signe spécial de l'intervention divine auprès de ceux quid +4 | « ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre », 1 pue le miracle doit tô6mber sous les sens, être/risible, sen- lasser sible, soit en iuT-Méme, ésurr ction de La- | Zare, soit dans ses effets, comme la scien .'es a Ôtres. | Il doit être aussi un fait extraordinair , c’est-à-dire péHaroduit d’une façon toute différente de celle suivie or- RS Anairement, généralement, par des agents, soit naturels, 4 soit surnaturels. IT importe de rappeler que extra-

, re EE EL ordinaire n’est pas synonyme de rare : aussi bien, un y£ PO | événement peut être rare, sans être extraordinaire, et & L.

p ne pas réaliser les conditions du miracle. Et-* donc, tout extraordinaire au’il est, le fait miraculeux n’en peut pas être moins fréquent pour cela.

Fait extraordinaire, le miracle, logiquement, déroge à l’ordre établi et communément observé par les êtres, sans quoi, il tomberait dans la catégorie des événements ordinaires. ( Mais il ne suffit pas, por. qu’il y ait miracle, d’une. simple dérogation à l’ nature particulière ; autrement, quelqu'un qui lancerait une pierre

en l’air ferait un miracle, puisque ce fait se produit en dehors de l’ordre propre à la nature de la pierre. Il faut donc, pour qu’il y ait miracle, que l'effet se réalise en dehors de toute la matière créée. Mais cela, Dieu seul peut le faire, car tout ce que produit l’ange ou n'importe quelle autre créature Par Sa propre vertu, se réalise sui-

vant l’ordre de la naturecréée ; cëè n’est.donc pas un

Q + n Q Q sn Il s’ensuit que Lieu seul peut faire des miracles!,»

n résumé, « le miracle est un effet perceptible aux sens el que Dieu seul peut Produire — par une exception aux lois qui constituent l’ordre de l'univers — soit comme cause unique, soit comme cause-pri cipale?.» Me

Il faut distinguer dans l'univers deux ordres différents : l’ordre particulier et l’ordre universel. L'ordre particulier ete relation, la loi entre une cause particulière et son effet, ou encore, la loi entre toutes le causes secondes et un effet qui dépasse leur propre effcience. L'ordre universel est la relation existant entre une cause particulière ou toutes les causes particulières prises ensemble et Dieu qui les a créées, les conserve et

Il est clair que le miracle n’est Pas une dérogation à l’ordré Universel, Car, autrement, Dieu agirait contre sa scignce, sa volonté et sa gloire. En effet l’ordre universel, s’il était modifié, quelque chose se produirait en dehors de la science et de la volonté de Dieu qui ordonne tout à la manifestation de ses divins attributs. Oril répugne que quoi que ce soit arrive sans être connu de

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