‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 86 sur 275 · Roupaix, thid · texte numérisé non relu

Roupaix, thid

it ordinairement l’artifice et l’imposture. Peut-on rencontrer récits plus simples, plus candides, plus naïfs que ceux de 8 Évangiles? 4 Quand on veut tromper on ne va pas fai iatur

es

= ® um © = æ ® [=

Cr B & E, (e] Le] Cu dl

! aire des aveux de naturéà compromettre les meilleures causes ; or, c’est le cas des évangélistes. Rappelons-nous la profession de saint Matthieu, les imperfections et les lenteurs des a ôtres, la trahison de Judas, la chute de Pierre, la fuite des disciples, les ignominies de la Passion, la ruinede Jérusalem, a réprobation des Juifs, etc. Tout respire la sincérité, la candeur dans les Évangiles. Celui qui lit sans préjugé ce texte si clair, si ingénu, si simple, n’y trouvera jamais la moindre trace d’une « fiction concertée » ou d’une «(entente préalable ».

5) Les époques différentes, les lieux divers où ont écrit les évangélistes, démonirent encore leur sincérité. Au lieu d’une seule histoire, nousen avons quatre, écrites en des temps, et à des endroits différents ; “et ce qu'il y a d'étonnant, c’est qu’elles sont toutes les quatre d’ac- # cord sur l4 personne de, Jé RAR sur Sa Yéiono F7 mie, sur sa VIE: sur sa @rfrine. Voilà une preuve nou- 4 velle de la sincérité de leu. auteurs. Ceux-ci, s’ils s’étaient entendus pour raconter la même histoire,comment expliquer la divergence de leur récit? Ces divergences,, qui ne sont pas des contradictions, — car elles ne portent que sur des points accessoires sans changer en rien l’exactitude des faits, — démontrent suffisam. ment que les évangélistes ne se sont point concertés, Quand on veut tromper on est unanime. QÏl n’y a point de dépositions plus unanimes que celles des faux témoins, lorsqu'ils ont pu s’aboucher!.»

its Rnb Ms arabe den

1. DuvotsiN, Démonstration évangélique. cité par Mgr Gouraud, ouv. cité., p. 188,

6) La notoriété des événements racontés dans les Évangiles confirme la sincérité Ce leurs auteurs. Cette notoriété en effet rendait impossible toute tentative de supercherie de la part des écrivains sacrés : c’est encore une preuve de leur sincérité. Les contemporains des évangélistes étaient très bien renseignés sur la réalité des faits, lesquels, Parce qu'étranges et merveilleux, attiraient, captivaient tout naturellement l’attention ‘des foules. 7 Or, ces contemporains, les Juifs surtout, aVaient le plus grand intérêt à confondre l'imposture. Et s’ils n’ont pas protesté c'est un si évi

ne évident que les récits des évangélistes étaient véridiques.

88. Objections.— I. Gens simples, crédules, sans instruction, les témoins des faits évangéliques ont pu facilement se tromper sur la nature du Messie. Aussi bien ont-ils découvert en lui le Caractère qu'ils y désiraient trouver : 5es moindres actes, ils les croyaient surnaturels, où, pour le moins, extraordinaires.

RÉPONSE. — Le témoignage des évangélistes ou de ceux qui leur ont rapporté les faits, porte sur l'existence et non sur la nature de ces faits. Pour raconter fidèlement un fait, il suffit d’avoir de bons yeux, de bonnes oreilles, et prêter attention. Quant à son explication, pour dire par exemple que tel fait a une origine surnaturelle ou non, il faut souvent des connaissances plus qu'ordinaires. Or tel ne fut pas le cas des évangélistes. Simples témoins, ils racontent seulement ce qu'ils ont vu et entendu eux-mêmes, ou ce que leur disent d’autres témoins dignes de foi.

IT. Les apôtres étaient des hallucinés. Leurs récits ne sont donc pas dignes de croyance, et partant, on peut révoquer en doute leur sincérité.

RÉPONSE. — Suivant l'expression du P. Monsabré, l'hallucination est « le dernier refuge dr rationalisme

ne

aux aboïis!,» L'hallucination est un phénomène morbide, purement subjectif et qui ne dure qu'un temps. Morbide, Vhallucination se produit dans les imaginaions vives et habituellement surexcitées. Or, les apôtres, gens robustes, calmes et froids, n'étaient certainement pas exposés à devenir la proie de cette maladie. Au reste, comme le térioigne l'Évangile, ils sont très lents à croire, ils prennent pour des risionnaires les saintes femmes qui leur annoncent que Jésus est sorti du tombeau. Phénomène subjectif, l'hallucination doit varier avec les tempéraments et les dispositions mentales de ceux qui en sont les victimes. Or tous les apôtres, tous les témoins des faits et gestes de Notre- Seigneur, — et ils sont très nombreux, — racontent les mêmes choses, affirment les mêmes vérités. S'ils sont des hallucinés, comment expliquer l’uniformité de leur témoignage? Enfin l'hallucination ne dure qu'un temps. Après vingt siècles, il est étrange que persiste encore, toujours intangible, une doctrine sortie du cerveau surchauffé de quelques visionnaires. Cette hypothèse ne üent pas debout. Au cours des âges, elle aurait dû certainement succomber sc1s les coups de la protesta- Uon du bon sens. Et donc si l4 doctrine évangélique a duré, c’est qu’elle vient de Jésus-Christ lui-même, la vérité immuable, doctrine connue telle quelle par les apôtres qui reçurent mission de la prêcher au monde.

LECTURES

Existence des quatres Érangiles, WALLox, De la croyance due à l'Evangile, p.75.

Fi on Enpossihle, MGR Fasppe, Origine, LU, P.330.

Vérifications tendacieuses, Lerix, Jésus , Messie et Fils de Dieu, d'après les Évanuiles svnoptiques. Introd.

Page 1