POIDS
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modale drs (iècet.
de« plHen.
millimètriS.
fTVDvan.
Comme il eût élé trës-difTicile, dans la fabrication, de donner exactement aux pièces le poids légal, la loi tolère une petite erreur en plus ou en moins; c*est ce qu'on appelle tolérance de poids. Elle varie de 1 à 3 millièmes sur les pièces d'or, et de 3 à 10 millièmes sur les pièces d'argent.
160. Les objels d'or et d'argent sont toujours alliés d'unmé lai moins précieux, tel que le cuivre, et le rapport du poids de la quantité d'or ou d'argent pur contenue dans un objet à son poids total est ce quon appelle le titre de cet objet. Ainsi, quand on dit qu'un bijou d'or est au titre de 0,840 (le tilre s'exprime en millièmes), on entend que la quantité d'or pur qu'il ren-
ferme est les 840 millièmes de son poids; de sorte que S'il pèse 50 grammes par exemple, il contient 50«x 0,840 = 42 grammes d*or pur, et par conséquent 8 grammes de cuivre.
Il suit de là que les monnaies d'or et (T argent sont au titre de 900 millièmes. La loi accorde une tolérance de titre qui est de 0,002 en plus ou en moins pour les monnaies d*or et d'argent.
Il y a trois litres légaïuc pour les ouvrages d'or, savoir : 0,920, 0,840 et 0,750. Il n'y en a que deux pour l'argent, qui sont 0,950 et 0,800. Ces titres sont indiqués par des poinçons dont tout ouvrage d*cr ou d'argent doit être frappé dans un bureau ùe garantie où son titre est vérifié.
La loi fixe à 6 francs 70 centimes par kilogramme d'or et à 1 franc 50 centimes par kilogramme d'argent, les frais de fabricalion des monnaies, déchet compris : d'après cela, un lingot d'argent, pesant un kilogramme et au tilre de 0,900, vaut seulement 198 francs 50 centimes, et un kilogramme d'or au môme titre vaut 200' x 15,5 — 6^70 = 3093 fr. 30 cent.
D'après cela, si l'on veut savoir combien vaut un kilogramme d'argent pur, on observera qu'un lingot pesant un kilogramme et au titre de 0,900, contient 900 grammes d'argent pur, de sorte que la question revient à celle-ci : 900« d'argent valent 198',50** : quel est le prix de 1000< d'argent? On trouvera ainsi qu'un kilogramme d'argent pur vaut 220',56«, et un kilogramme d'or pur 3437'.
On pourra, d'après cela, calculer facilement la valeur intrinsèque d'un objet d'or ou d'argent dont on connaîtra le titre et
le poids.
Exemple. Une pièce d'argenterie au titre de 0,950 pèse un kilogramme : quelle est sa valeur intrinsèque?
Réponse : 209',53.
Lorsqu'on vend de la vieille argenterie, c'est toujours à un titre inférieur à son titre légal. Ainsi, dans les tarifs des nomnaies, les titres légaux des ouvrages d'or et d'argent, poinçonnés avant la loi du 19 brumaire an iv, sont diminués de trois millièmes ; de sorte que si l'on veut calculer la valeur d'une pièce de vieille argenterie pesant un kilogramme et
marquée au tilre de 0,800, il n'y aura qu'à multiplier SSO'^se par 0,797, el on trouvera 175',78.
170. Les unités métriques d'une même espèce étant assii}etties à la loi décimale, on sent que le calcul de ces mesures est absolument le môme que celui des nombres décimaux : de sorte que l'addition, la soustraction, la multiplication et la division de ces mesures s'effectueront d'après les règles des n"^ 158 à 145. Il en sera aussi de même des questions relatives à leur numération. Par exemple, 32^«,506 s'énonceront (150) trente-deux kilogrammes cinq cent six millièmes ou ctriç cent six grammes, ou encore (131) trente-deux mille cinq eeiit six grammes. Ainsi, pour écrire deux cent qucare hectares irenUcinq centiares, on observera que le cenliare est la dix-millième partie de l'hectare, et qu'en conséquence l'expression de ce nombre sera 204^-',0035.
On verra encore que, pour convertir un nombre quelconque d^unités métriques en unités de Vordre immédiatement supérieur ou inférieur, U faut diviser ou multiplier ce nombre par du, sauf les exceptions que nous avons indiquées en parlant du mUre carré et du mhtre cube (p. 120 et 121).
Ainsi 32k-',506 = 3>'» 2506 = 325»»-">,06. Celte facilité de convertir les unes dans les autres les subdivisions d'une même espèce de mesure, par le simple déplacement de la virgule, est un des plus précieux avantages de notre système métrique. Par là nous pourrons, comme on le verra dans le chapitre X, ramener immédiatement un calcul de nombres concrets décimaux à un calcul de nombres entiers.
171. Lorsque le résultat d'un calcul de nombres concrets est exprimé en décimales, on ne conserve pas dans cette expression les chiffres décimaux d'un ordre Inférieur à la der-
-nière des subdivisions qu'admet l'unité que l'on considère. . Ainsi dans l'évaluation
des grandes distances, on s'arrêtera au kilomètre ; des petites longueurs, au millimètre et même au
centimètre;
des grandes saperficies, au kilomètre carré ;
-des superficies des champs, au centiare;
des petites superficies, au décimètre carré*;
des Tolumes, au décimètre cube*;
^^s grandes capacités, au litre ;
petites capacités, au décilitre ;
très-petites capacités, au centilitre;
fortes pesées, au tonneauou au quintal ;
pesées moyennes, au kilogramme ou au dé-
cagramme;
petites pesées, au milligramme et même
au centigramme;
valeurs monétaires, au centime.
"Toutefois on fera en sorte que Terreur commise soit moindiT-^ qu*une demi-unité de la subdivision à laquelle on s'arré* tdx-a(ie8).
S n. COMPARAISON DES ANCIENNES ET DES NOUVELLES