S III. NUMÉRATION PARLÉE
10. Les premiers hommes ont commencé par compter sijr leurs doigts, et ils ont naturellement donné des noms particuliers aux nombres ainsi formés. Ces noms sont : un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix. Arrivés au dernier de leurs doigts, ils formèrent un total de dix unités, auquel ils donnèrent le nom de dizaine, et ils recommencèrent à compter sur leurs doigts par dizaines comme ils avaient compté par unités, c'est-à-dire qu'ils ont fait précéder le mot dizaine des noms des dix premiers nombres. Ainsi ils ont dit :
Une dizaine^ deux dizaines, trois dizaines, quatre dizaines, cinq dizaines, six dizaines, sept dizaines, huit dizaines, neuf dizaines, dix dizaines; mots auxquels on a substitué les noms plus simples :
Dix, vingt, trente, quarante, cinquante, soixante, septante, octante, nonante, cent *.
* Nous ayons remplacé les mots soixante-dix^ quatre-vingts, quatre-vingtdix, respectivement par les mots plus simples, septante^ octante, nouante^ qui d'ailleurs -sont usités dans le midi de la France; il aurait même été bon de substituer les mots unante et duante aux mots dix et vingtj pour rendre la nomenclature des dizaines tout à fait régulière.