LONGUEURS
mètres, 10002008; d'après M. Clarke, elle serait 10001877. La dixmillionième partie du quart du méridien terrestre serait donc un peu plus grande que le mètre légal, d'environ deux dix-millièmes de mètre.
Les multiples ou sous-multiples du mètre qui peuvent servir d'unités secondaires ont été définis au n*» 330.
334. Les mesures eff'ectives^ c'est-à-dire les instruments en bois ou en métal qui servent efifectivenient à mesurer, sont fixées par la loi; celles qu'emploient les commerçants doivent porter la marque de la vérification des poids et mesures.
Voici les noms de ces mesures effectives; ces noms s'expliquent d'eux-mêmes; on a placé d'ailleurs, en face de chacun des noms, le nombre qui mesurerait la grandeur correspondante, en prenant le mètre pour unité :
Décimètre 0,1
Double décimètre. . . . 0,2
Demi-mètre 0,5
Mètre 1
Double mètre 2
Demi-décamètre 5
Décamètre 10
Double décamètre. . . . 20
Les cinq premières mesures eflFectives sont habituellement des règles rigides en bois ou en métal, portant des subdivisions en centimètres et quelquefois en millimètres. On se sert aussi de mètres articulés. Le décamètre effectif, qui sert à mesurer les distances sur le terrain, est une chaîne, dite chaîne d'arpenteur, composée de SO chaînons, dont chacun vaut 2 décimètres. Ces chaînons sont réunis par des anneaux de fer; de cinq en cinq, pour marquer le mètre, l'anneau de fer est remplacé par un anneau de cuivre. Le milieu de la chaîne est marqué par une petite tige de cuivre.
On donne à la chaîne quelques millimètres de plus qu'elle ne devrait avoir, pour compenser le défaut de tension.
Les kilomètres sont marqués par des bornes, sur la plupart des routes; de même aussi, très souvent, les hectomètres, de deux en deux.
335. Il nous reste à dire quelques mots sur la façon d'écrire ou d'énoncer les nombres décimaux qui représentent une longueur.
C'est une habitude assez usuelle, en France, que de rappeler runité en plaçant à droite et en haut du chiffre qui représente les unités rinitiale du nom de cette unité, ou un signe conventionnel qui la rappelle : on emploie les signes m, rf, c, mrn^ pour indiquer que Tunité est le mètre, le décimètre, le centimètre, le millimètre; on écrira, par exemple, 18",25 au lieu de 18,2S si l'unité est le mètre.
D'ordinaire, à l'étranger, le signe qui rappelle la nature de l'unité est placé avant le nombre écrit. Cette coutume est préférable.
Signalons enfin l'introduction récente des mots mégamètre et micromètre ou micron, pour désigner un million de mètres d'une part, et la millionième partie du mètre d'autre part. Le micron est particulièrement employé pour les recherches qui se font au microscope : on le désigne par la lettre jx.
Pour écrire le résultat d'une mesure exprimée au moyen des unités secondaires et principales, en myriamètres, kilomètres, ..., mètres, décimètres, ..., il suffira d'écrire les uns à la suite des autres les chiffres qui expriment combien de fois chacune des unités figure à son tour dans la grandeur considérée, en commençant par les plus grandes unités et en ayant soin de mettre des zéros à la place de celles qui manqueraient; on met, s'il y a lieu, la virgule à la place convenable, selon l'unité que l'on a choisie. On a donné déjà un exemple au n* 331. En voici encore un : une longueur contenanf 7 hectomètres, 3 mètres, 2 centimètres serait mesurée par k nombre 703'",02 en prenant pour unité le mètre.
On suit la règle inverse pour énoncer un nombre écrit; mais le plus souvent on se contente d'énoncer ce nombre en deux fois : d'abord la partie entière, en faisant suivre du nom de l'unité, puis la partie décimale, énoncée comme un nombre entier, en faisant suivre du nom de l'unité secondaire qui correspond au dernier chiffre décimal : ainsi, dans l'exemple précédent, on dira sept cent trois mètres, deux centimètres.
Les nombres 180,25 et 75,072, en supposant qu'on prenne dans le premier cas le mètre pour unité, dans le second cas l'hectomètre, s'énonceront cent quatre-vingts mètres, vingt-cinq centimètres et soixante-quinze hectomètres, soixante-douze décimètres.
Au surplus, ces habitudes ne sont pas invariables et rien n'empêche de regarder les nombres qui expriment les mesures comme des nombres abstraits, pourvu qu'on sache toujours à quelle unité ils correspondent.