Considérons une congruence de la forme
a:"— D^O (mod. ?y),
p étant un nombre premier et D un entier non divisible par p.
En désignant par g une racine primitive de p et en prenant les indices suivant cette base, on voit que si x est regardé comme une racine de la congruence précédente, on doit avoir
nind. X = Ind. D (mod. p — 1) ;
inversement, si cette dernière congruence du premier degré par rapport à Ind. X est vérifiée, il est clair que la proposée le sera. Pour qu'elle admette des solutions, il faut et il suffit que le plus grand commun diviseur 5 de n et de p — 1 divise Ind. D (n^ 510). S'il en estainsi, elle admettra, en regardant Ind. x comme l'inconnue, fi solutions incongrues (mod. p — 1), auxquelles correspondent 9 racines distinctes de la proposée. La condition de possibilité à laquelle nous parvenons ainsi dépend, au moins en apparence, de la racine primitive g, qui a servi de base aux indices. Il convient de la transformer.
En désignant par d l'indice de D, dans la base g, on aura
g'^^T) (mod. p)
et, par suite,
(mod. p).
1. Ces dorniers nombres sont tirés d'une table construite par M. Wertheim et qui contient les mêmes indications pour tous les nombres premiers inférieurs à 3000. {Acta mathematiea, t. XVir, p. 315.)
C0N6RUENCES BINOMES. 505
Mais, si ]e plus grand commua diviseur 5 de n et do p — 1 divise d, le nombre ^-^ — «^ = (P — i)y est un multiple de p — i, par conséquent le premier membre est congru à 1 (mod. 2>). On doit donc avoir :
D * ^ 1 (mod. p).
Inversement, si cette condition est vérifiée, fi doit diviser rf; en effel, en élevant à la puissance ^-^ — les deux membres de la congruence
/= D (mod. p), on obtient alors
g * s 1 (mod. p), d'où il résulte que le nombre entier d^—^ — doit être divisible par p — 1 ,
o ce qui suppose que d soit divisible par fi. Ainsi : La condition nécessaire et suffisante pour que la congruence
a:** := D (mod. p),
où p est un nombre premier et D un nombre entier non divisible par p, admette des solutions, est que Ton ait
D * n- 1 (mod. p),
en désignant par fi le plus grand commun diviseur de n et de p — I. Si celte condition est vérifiée, la congruence proposée admet H racines distinctes.
Ce théorème contient, comme cas particulier, la proposition du n* 517, relative au cas où n est égal à 2.