PEUR PAPE ET
WONNAIES. 379
Les mêmes États peuvent frapper des pièces d'argent dont les
valeurs et les poids sont de même inscrits ci-dessous, avec les
pièces d'argent sont au titre de
mêmes unités :
-Valeur : 5 3 1 0,5 0,20 Poids : 70 10 D PAS
La pièce de 5 francs (argent) est seule au titre de SE , les autres | 835
jours cours dans tous les pays de l'union.
Ainsi, dans une pièce d’or de 10 francs, le poids d'or pur s'obtient
. Ces dernières n'ont pas tou-
F NT. : \ comme le produit 3,9958 >< 10 il est égal à g. 2,90 à un centi-
gramme près. De même le poids d'argent pur contenu dans une pièce d’un franc est g. 4,175.
En France, on frappe en outre : 1° des pièces de nickel pur dont les valeurs respectives sont, en prenant toujours le franc pour unité : 0,05, 0,10 et 0,25. Elles sont percées d’un trou central de 4,5, om, 0 et 5m 5 respectivement et pèsent 3, 4 et 5 grammes. Il y a également des pièces de 0,25 non trouées, d’une émission antérieure, qui pèsent 7 grammes. La pièce de 0,95 constitue une exceplion au système métrique; la règle qui, en effet, a été adoptée pour les mesures effectives, consiste en ce que chacune de ces mesures doit être égale à une unité (principale ou secondaire), à son double ou à sa moitié.
2° Des pièces de bronze de nickel, trouées, de 0,05, 0,10 et 0,95, pesant 5, # ct 5 grammes et contenant une partie de nickel pour trois parties de cuivre.
3 Des pièces de bronze de 0,01, 0,02, 0,05 et 0,10. Le poids de 1 centime en bronze est 1 gramme.
. Les poids des monnaies ne peuvent pas être réalisés exactement : on admet pour chaque espèce de monnaie une tolérance, les pièces pour lesquelles l'écart entre le poids réel et le poids théorique dépasse cette tolérance doivent être rejetées. La loi fixe aussi les dimensions des monnaies : on trouvera dans l'Annuaire du Bureau des Longitudes, pour les années de millésime impair, tous les ren-
seignements désirables à cet égard.
351. Le prix d’un certain poids d'argent monnayé (c’est-à-dire de monnaie d'argent) s'obtient très aisément au moyen des nombres précédemment donnés.
380 LEGCONS D'ARITHMÉTIQUE.
En effet, ce prix est proportionnel au poids. Il suffit donc d'avoir
le prix d'un gramme d’argent monnayé; puisque 5 grammes d’ar-
£ 1 ua gent monnayé valent 1 franc, 1 gramme d’argent vaut =, en pre-
D nant le franc pour unité, ou 0,20, Le prix d’un poids quelconque d'argent monnayé s’obtiendra en multipliant 0,20 par le poids d'argent évalué en grammes. Ainsi le prix d’un kilogramme d'argent monnayé est 200 francs.
Si l’on prenait pour unité de monnaie une pièce d'or fictive pesant le même poids qu’une pièce d’un franc en argent, on aurait, pour évaluer ensuite en francsune somme quelconque évaluée avec cette unité fictive, à faire un changement d'unité (n°175, p.195), c'est-à-dire à multiplier la somme, évaluée avec l'unité fictive, par le nombre qui
représenterait le prix, en francs, de cette unité fictive. Ce nombre.
est fixé par la loi, il est égal à 15,5. D'où la règle suivante :
Pour évaluer, en francs, le prix d’un certain poids d'or monnayé, on évalue le prix du méme poids d'argent monnayé et l’on mulliplie .
le résultat par 15,5.
Ainsi, le prix d’un kilogramme d’or monnayé est
200 >< 15,5 = 3100, en prenant le franc pour unité. -
| Exemple. Quel est le prix d’une pièce d’or monnayé dont le poids est g. 32,25806 ? Ce prix, en prenant le franc pour unité, est mesuré par le SombRe 32,25806 X 0,2 x 15,5 — 32,25806 X< 3,1 — 99,999986.
La différence entre ce nombre et le nombre 100 que donne le tableau
du n° 350 (p. 378), est 0,000014 c’est-à-dire quatorze fois la dix-millième :