LA
nul.
En désignant par æ, y deux nombres entiers quelconques, les deux
nombres aæ + a’, ay + a! seront congrus où non (mod. b), selon que x et y seront congrus ou non (mod. h).
En particulier, si a et b sont premiers entre eux, la période des restes aura b termes, tous distincts : elle ne pourra être formée, ici encore, que des nombres 0, 1, 2, …, b — 1. Les deux nombres ax + «a, ay + a’ seront congrus ou incongrus suivant le module b, selon que les nombres æ, y seront congrus ou non suivant ce même module.
505. On appelle système complet de nombres incongrus suivant Île module b un système quelconque de b nombres dont deux quelconques sont incongrus suivant le module b ; tel est, par exemple, le système de nombres 0, 1, 2, .…, b — 1; d’ailleurs, comme un nombre quelconque est congru à l’un de ces nombres 0, 1, 2, …, b — 1, il est clair qu'il ne peut pas y avoir plus de b nombres incongrus deux à deux suivant le module b. Un système de b nombres entiers consécutifs est un système complet de nombres incongrus (mod. L).
La définition qu'on vient de donner, jointe aux remarques qui la précèdent immédiatement, conduit à la proposition que voici :
En supposant que «, a!, b soient des nombres entiers et que a, b soient premiers entre eux, les b nombres que l'on obtient en remplaçant, dans l'expression ax + a/, æ par les éléments d’un système complet de nombres incongrus (mod. b) forment eux-mêmes un système complet de nombres incongrus (mod. b). Parmi ces éléments, un seul est nul. Ainsi:
En désignant par a, b des nombres entiers premiers entre eux et par a” un nombre entier quelconque, il y a des valeurs entières qui, attribuées à æ, donnent pour ax + a' un résultat congru à zéro (mod. b). Toutes ces valeurs sont congrues entre elles (mod. b); en d’autres termes, si x, est l’une d’elles, on les obtiendra toutes en donnant à x les valeurs comprises dans la formule #, + mb, m étant un nombre entier quelconque,
$ 2 — Congruences à une inconnue.
506. Une congruence peut être l’analogue d’une équation, en ce sens qu'elle n’est vérifiée que par certaines valeurs attribuées à une ou plusieurs lettres, qu'on regarde comme des inconnues. On n'a pas donné à ces congruences de nom spécial. Bornons-nous aux congruences à une seule inconnue.
Une telle congruence sera, en général, de la forme ‘ A60" + AG TL. LA, œHLA, = 0... (mod),
ÀG; A4, +, An étant des nombres entiers donnés, ainsi que le module à. Une racine ou solution de cette congruence sera une valeur entière æ, attribuée à x telle que le nombre A,xÿ + Aix =!+...LA 4,7 A soit divisible par b. Il résulte évidemment du n°300 que si æ, est une racine de cette congruence, tous les nombres congrus à x, (mod. b) seront aussi des racines de cette même congruence ; ces racines ne sont pas regardées comme distinctes. Deux racines distinctes de la congruence doivent être incongrues (mod. b). On trouvera toutes les racines distinctes en prenant un système de nombres incongrus (mod. b), par exemple 0, 4, 2, …, b—14, et en cherchant ceux de ces nombres qui vérifient la congruencé.
907. Deux congruences sont équivalentes lorsqu'elles ont les mêmes racines. Il est clair que si, dans la congruence précédente, on remplace les coefficients A5, A4, …, À, par des nombres qui leur soient respectivement congrus (mod. b), on obtiendra une congruence équivalente, En particulier on pourra remplacer les nombres A;, A;, …, À, par leurs restes respectifs (mod. b). On pourra les ramener à être tous positifs et moindres que la valeur absolue de b; on reconnaît aussi bien qu’on peut les ramener à étre,
en valeur absolue, au plus égaux à À : en effet, si b est impair, les à nombres consécutifs Om b—1 b—1
2 His —1,0,1,2,., 1,
forment un système complet de nombres incongrus (mod. b); chacun des nombres A;, A,, …, A, se trouve donc être congru (mod. b) à l’un d’entre eux, qui n’est autre chose que son reste minimum (mod. b). Si b est pair, la suite des b nombres successifs
b b b Fe BOND 0 Ne EE
formera encore un système complet de nombres incongrus. On voit aussi qu’on peut supprimer tous les termes de la congruence.
PR
dont les coefficients sont divisibles par b. Le degré de la congruence est le
degré du terme le plus élevé dont le coefficient ne soit pas divisible par b.
On voit encore qu’on déduit d’une congruence une congruence équivalente en multipliant les deux membres par un même nombre premier au module. En d’autres termes, si l'on désigne par & un entier premier à b, la congruence
@A 02" + œ Aya" 4... La, it + aA, =0 (mod. b)
sera équivalente à la proposée. En effet, il est clair que toute racine de Ja proposée satisfera à celle qu'on vient d'écrire; réciproquement, toute racine de cette dernière vérifiera la première, car si æ, est une telle racine, le nombre &(Agte + Ati + …. + A,,7, L A,) devra être divisible par b, et comme b est premier à &, b devra diviser le nombre Ao%6 + At" +... + A, %0 + A, ; en d'autres termes, on aura
A6%6 + At +... + A, it + A, =0 (mod. b),
ce qu'il fallait démontrer. De même, si tous les coefficients A4, …, A, sont
-divisibles par un même nombre «x, premier à b, on pourra supprimer
partout le facteur «, et la nouvelle congruence ainsi obtenue sera équivalente à la précédente. Cette réciproque est, en effet, impliquée par le théorème-direct. En particulier, on pourra changer les signes de tous les termes d’une congruence.
508. Nous avons, dans ce qui précède, tout ce qui est nécessaire pour traiter des congruences du premier degré à une inconnue.
Une pareïlle congruence est de la forme
ax + a! = 0 (mod. b),
a, b, a’ étant des nombres entiers donnés. Supposons d’abord que a et b soient premiers entre eux. Nous savons qu’une pareille congruence admet une racine et une seule. On la trouvera en mettant successivement à la place de x les éléments d’un système complet de nombres incongrus suivant le module b : il y en aura certainement un et un seul qui vérifiera la congruence; on s'arrêtera dès qu'on l'aura trouvé. Ces essais se font très rapidement si le nombre b n’est pas très grand; on ramènera « à être au
plus égal à 3 et on essaiera b nombres consécutifs; après en avoir essayé
un, On ajoutera a au résultat de la substitution, ce qui reviendra à essayer
le suivant; on ramènera d'ailleurs toujours, en retranchant, s’il y a lieu,
des multiples de b, les résultats de la substitution à étre positifs et plus petits que b, où, si l’on préfère, à être au plus égaux à 2 en valeur absolue.
Soit, par exemple, à résoudre la congruence
21% + 5=0 (mod. 29); à TANNERY.
elle équivaut à la congruence
— 8x + 5 =0 (mod. 29),
ré
puisque 21 est congru à — 8 (mod. 29) ; elle équivaut encore à la congruence . 4
St — D = 0: (mod. 29).
On remplacera successivement dans le premier membre x par 0,1,2,..., M 28 : en appliquant la règle précédente, c’est-à-dire en ajoutant 8 après chaque essai et en réduisant les résultats, s’il y a lieu, on trouve successivement les nombres
7 D, 3, 11, 19,21 — 2, 6, 14,22 = —7,1,9,11,25 = —4,4,129, 20, à 28 = — 1,7, 15, 23 = — 6, 2, 10, 18, 26 = — 3, 5, 13, 21:29 0. Le dernier nombre provient de la substitution de 26 = — 3 (mod. 29).
Par conséquent —3 est une solution de la congruence proposée: toutes les racines s’obliendront en ajoutant à — 3 un multiple de 29.
509. On remarquera que la recherche d’une racine æ de la congruence proposée |
21% +5 = 0 (mod, 29) équivaut à la recherche d’un système de nombres entiers æ, y qui vérifient l'équation
à chaque racine de la congruence correspond une solution æ, y de l’équa- ’
tion ; inversement, si #5, y, est une solution de l'équation, x, est une racine de la congruence. 2 ni
Les diverses racines de la congruence sont données par La formule — 3 +29m, m étant un nombre entier quelconque; à chacune de ces racines correspond une valeur de y déterminée par l'équation
21(— 3 + 29m) +5 — 29y ou
58 21 X 29m—"297, d'où
y ZE 7 À ne 21m ; toutes les solutions de l'équation 21% — 29y + 5 — 0,
en nombres entiers, sont donc données par les formules ; 4
CONGRUENCES A UNE INCONNUE. 499 On voit tout de suite que les solutions en nombres entiers de l’équation
qui se déduit de la précédente en changeant y en — y, sont de même données par les formules
où m est un entier quelconque.
Ces résultats se généralisent immédiatement, et l’on arrive aux conciusions suivantes.
Soit ax -- by + c—=0
une équation du premier degré à deux inconnues et dans laquelle les coefficients a, b, c sont des nombres entiers : si les coefficients a, b sont premiers entre eux,.on peut satisfaire à cette équation en donnant à æ, y des valeurs entières : si &,, y, est une solution en nombres entiers, toutes les solutions seront données par les formules
2 = Lo + M, Y = Yo — MA,
où m est un entier quelconque.
En supposant toujours «a et b premiers entre eux, la résolution de
la congruence
ax = 4 (mod. b)
offre un intérêt particulier : si on en connaît une racine æ = 4, On en déduira immédiatement une racine de la congruence
ax + a = 0. (mod. b),
quel que soit le nombre entier 4’ ; en effet a, est certainement premier à b; car, si ces deux nombres avaient un diviseur commun, ce diviseur diviserait ad) — À, qui est un multiple de b; il.devrait donc diviser 1, il ne peut être que 1. Par conséquent (n° 507) la congruence précédente est équivalente à la congruence
aaÿx + a'a = 0 (mod. b) ou à la congruence
æ + æ&=0 (mod. b),
puisque aÿ@ est congru à 1 (mod. b); or cette dernière congruence se résout immédiatement et l’on en tire
x=—4a, (mod. b).
‘500 LEÇONS D'ARITIHMÉTIQUE.