‹ Leçons d'épigraphie assyrienne professées aux cours libres de la SorbonneChapitre 17 sur 33 · INSCRIPTION DE GAMIL-SIN · texte numérisé non relu

INSCRIPTION DE GAMIL-SIN

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(l^.A./. 1, pl. 3, no 11.)

Ce simple rapprochement nous donne la certitude d'un fait considérable pour l'histoire de la paléographie assyrienne. Il est évident que les signes assyriens ne sont pas le résultat d'un agencement conventionnel de clom ou diQ coins. Chaque caractère procède d'un type primitif qui s'est altéré suivant les âges, suivant les localités, et dont on peut quelquefois soupçonner Torigine.

La valeur idéographique des signes assyriens vous a déjà fait pressentir l'analogie qui pouvait exister entre le système graphique de l'Assyrie et celui de l'Egypte. Ils dérivent tous deux d'une origine hiéroglyphique.

éPIGRÀFBIE ASSYRIENNE. 51

Seulement dans l'écriture égyptienne,le type primitif est biea dessiné; le nom s'est conservé dans la langue du pays, et Técriture perpétue ainsi le symbole et sa valeur phonétique dans une harmonie constante qui facilite la transition de la pensée de l'un à l'autre.

Dans l'écriture assyrienne le type primitif a disparu.sou nom a disparu, et cette écriture, quiapris naissance chez un peuple étranger à l'Assyrie, lui a été transmise dans un état où l'hiéroglyphe primitif était déjà tellement défiguré qu'il est impossible d'en retrouver la trace.

Cette théorie ne repose pas sur une hypothèse, nous avons des documents à l'appui. Parmi les nombreuses briques du Musée Britannique, il s'en trouve qui présentent le type antique à côté de la défiguration cunéiforme qui a passé dans l'écriture : une de ces briques se présente dans un état de conservation suffisant pour donner à cette démonstration un point d'appui réel.

Cette inscription n'a jamais été reproduite dans son ensemble, les fragments qui ont été publiés ne me paraissent pas suffisants pour en faire comprendre la Valeur ; aussi, nous en reproduisons ici une copie dont M. Georges Smith, attaché au Musée Britannique a eu l'obligeance de constater l'exactitude.

INSCRIPTION EN CARACTÈRES HlBROdLlPHlQUES.

(Premier câté.)

(Deuiième c4tâ.)

M. Oppert a cherché et a cru pouvoir retrouver rorigine d'un certain nombre de types par la signification qu'ils ont conservée dans des langues qu'il suppose alliées à la langue des inventeurs de l'écriture cunéiforme. Ainsi, pour le monogramme divin, il paraît dériver de l'image de "Dieu ,, ou de l'image d'une " étoile. „ On peut rattacher pareillement un des monogrammes royaux à l'image d'uDe "abeille. „ Ceux-ci procèdent de la forme d'un " poisson, ^^ tVune " pelle, „ d'une " harpe, ^^ etc. Ily asans doute quelque chose de séduisant dans ces rapprochements; malheureusement, nous ne pouvons les étayer encore que sur les conjectures les plus spécieuses, mais aussi les plus fragiles. Ils n'ont, du reste, aucun intérêt pratique puisqu'ils ne peuvent servir à nous renseigner sur la valeur des caractères.

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