‹ Leçons d'épigraphie assyrienne professées aux cours libres de la SorbonneChapitre 8 sur 33 · AN PA I · texte numérisé non relu

AN PA I

Il ne pouvait cependant y avoir d'incertitude sur le groupe assyrien qui devait renfermer ces deux noms. Le texte de Bisitoun était précis à cet égard, et les inscriptions détachées, dans lesquelles ces noms sont répétés, ne laissaient place à aucune équivoque.

Il était donc naturel de se demander par quel étrange phénomène, des noms dont'la tradition des langues étrangères à l'Assyrie nous avait conservé les articulations les plus caractéristiques, se présentaient ,dans les textes qui devaient nous avoir conservé leur articulation originelle, sous uneTorme aussi étrange ?

L'étonnement devenait plus grand encore en poursuivant les recherches; car, en sortant des textes trilingues, on trouvait dans les textes de Babylone des groupes également indiqués par le clou perpendiculaire et qui nous donnaient des articulations dans lesquelles il était impossible de ne pas reconnaître ce nom de "Nabuchodonosor^^ qui paraissait si étrangement défiguré sur le rocher de Bisitoun. En efiet, on lisait avec des caractères dont la valeur était déjà bien déterminée le groupe :

Na - ht " uv 'ku'du ' ur - ri - u - m - ur.

Il y avait là évidemment une complication qui devait égarer les premières recherches.

Il en était de même du nom de " Babylone ^^. Au perse Bahirus qui exprime ce nom dans le texte arien, correspond un groupe qu'on lisait, en lui appliquant les valeurs qui résultent du déchiflfrement.

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Mais sur des monuments de la Chaldée on lisait le groupe: Ba-^n^u^ et dans ce groupe il était impossible de ne pas reconnaître le nom de *' Babylone. ^^

ÉPIORAPHIE ASStKIBNNE. 37

Il fallait donc expliquer par quelle série de complication graphique les noms se trouvaient ainsi sous deux formes si différentes et qui cependant devaient exprimer la même idée .

D'un autre côté, les inscriptions de Ninive présentaient des phénomènes non moins étranges, qui se révélaient à mesure qu'on les étudiait.

Prïtm« de Senuch^rib.

Ainsi, à une époque où les progrès de la science étaient déjà suffisamment avancés pour que le sens général de quelques inscriptions assyriennes pût être assuré, le docteur Elincks, en examinant une longue inscription qui remplissait les huit colonnes d'un prisme en terre cuite, avait compris qu'il s'agissait dans ce document des campagnes d'un Roi dont le nom se trouvait évidemment dans les premières lignes de cette inscription sous cette forme, dont nous transcrivons les caractères :

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