LES RÉGIONS IRANIENNES
tutions républicaines, aux Phéniciens leurs rois et suffètes; il permit aux Juifs d'achever leur temple; il donnait à tous ces peuples de véritables rois dans la personne de ses satrapes et se contentait diêtre le Grand-Roi, le maître de tous ces potentats entre lesquels il avait rendu toute coalition impossible. J3abylone était encore au temps d'Alexandre la ville la plus riche et la plus civilisée de l'Asie. Elle avait toujours ses dieux planétaires, son observatoire à sept étages, qui avait bravé le zèle iconoclaste de Xerxès, ses prêtres-astrologues, à la fois sacrificateurs, devins, médecins, le tout par privilège héréditaire,
Le bassin du Tigre une fois dépassé, on entrait dans l'habitat despeuples iraniens, Mèdes, Perses, Bactriens, Sogdiens, répandas depuis les monts d'Arménie jusqu'aux bouches de l'Indus. On eût bien étonné les Grecs si on leur avait dit que tous ces Barbares étaient de leur famille, et que les linguistes de l'avenir le démontreraient d'une manière formelle. Pour le moment, il n'y avait d'évident que le contraste entre les mœurs helléniques et cellesde l'Iran, contraste tel qu'il se trouva être, en fin de compte, un antagonisme irréductible. Quand un Grec visitait l'Egypte, il y trouvait de quoi s'étonner ; mais il sentait au moins entre lui et le riverain du Nil deux points de contact : un polythéisme vague, qui parut à Hérodote tout semblable à celui des Hellènes, et le goût des arts plastiques. On pourrait en dire à peu près autant de la Ghaldée et de l'Assyrie, bien que la religion s'y soit montrée plus impérieuse et moins disposée à prendre l'art pour auxiliaire. Chez les Iraniens, au contraire, une religion intolérante avait consigné ses dogmes dans des livres qui étaient la