Les manuscrits privés
i) renfermaient un plus grand nombre de livres que les manuscrits des synagogues; néanmoins ceux où les livres du Canon hébreu se trouvent au complet sont assez rares (3).
2) Ils offraient le texte sacré tel que les massorètes l'avaient vocalisé et ponctué, c'est-à-dire avec les points-voyelles, les accents et les notes critiques.
3) Ils étaient rédigés indifféremment sur parchemin ou sur papier, et n'avaient point la forme des « rouleaux » officiels, mais celle de livres ordinaires.
4) Ils étaient écrits le plus souvent en caractères carrés (4), quelquefois en caractères rabbiniques.
5) Le texte des parties en prose était disposé habituellement par colonnes, et le texte des parties poétiques stichométriquement.
Nous possédons
7. — Les Juifs avaient défense de vendre les manuscrits vi"eirnLs.héb?cùx! sacrés (5). Lorsqu'ils étaient détériorés, usés, et qu'ils ne pouvaient servir pour un motif ou pour un autre, on les détruisait et on les jetait dans la piscine (j^Tja) attenante à la synagogue (6). Malgré ces précautions, un assez grand nombre de vieux manuscrits hébreux nous sont parvenus (7).
(i) Cf. Buxtorf, op. ni. y col. 44' 1 Woa:ué, op. cit., p. ii.
(2) Cf. de Voisin, Obaervationes in pro^emium pu(/ionis fidei, pp. 85, ss., Paris iG5i; Rich. Simon, op' cit., pp. 1 18, ss.
(3) Le (•ataIoij:ue de notre bibliothèciue nationale en compte io4; sur ce nombre 26 seulement possèdent tous les livres du Canon hébreu. Sur les 081 manuscrits qu'avait coilatioanés Keiinicot, il n'y en a que 102 (jui donnent tout i'Anrien Testament.
(4) Les caractères des manuscrits espai^nols sont parfaitement carrés et majestueux; ceux des manuscrits fran(-ais et italiens sont un peu plus arrondis; ceux des manuscrits allemands sont les ujoins beaux. Cf. Richard Simon, op. cit., p. 121.
(5) Voir Maimonide dans De Voisin, op. cit., p. 90.
(6) Cf. Buxtorf, Le r. icon tal m-, co\. 4^7; De Voisin, op. rit. .p. 87; Rossi, Prolegomena. | xv.
(7) L'antilais Keunicot, au xvui* siècle, en coUationna ou tit collalionnor un bon noml»re. Le savant prêtre italien, B. de Rossi, en collatioima i4i8, dans la première jtarlie de notre siècle. Depuis, les orientalistes en ont encore trouvé d'autres à Odessa, et en dehors ue l'Europe.