CARACTÈRES GÉNÉRAUX DU GREC POST-CLASSIQUE
l'attique qui prédomine (i). On l'y retrouve sous des formes plus ou moins altérées. En se mélangeant aux autres dialectes g-recs, l'attique fut pénétré par eux et perdit sa pureté originelle, sans compter qu'il se chargea encore de termes et d'expressions particulières, nées dans les différents pays de langue grecque où il était parlé, et qu'on peut appeler des provincialis mes.
2) dialecte simple et clair ;
3) dialecte riche en uéologisnics;
9. — 2) Il accuse une tendance de plus en plus marquée à la simplicité et à la clarté. On comprend sans peine que le grtc post-classique, devenu la langue universelle des affaires et de la propagande des idées, dut dépouiller peu à peu son caractère littéraire, synthétique et périodique, pour revêtir une forme familière, analytique et simple.
10. — 3) Il renferme beaucoup de mots à flexions nouvelles (2), beaucoup de nouvelles constructions grammaticales (3), ainsi qu'une foule de termes présentant pour la plupart des sens nouveaux, inusités dans l'ancien attique (4), et provenant le plus souvent des nouvelles théories, — philosophiques, tliéologiques, scientifiques, — qui se faisaient jour, à cette époque, dans le monde gréco-romain (5). En outre, certains mots, rares auparavant, devinrent fréquents, tandis que d'autres disparurent, conformément à ce que dit Horace:
Multa renascenlur quœ jam cecidere : cadentque Quas nuDc sunt in honore vocabula, si volet usus, Quem pênes arbilrîum est, et jus, et norma loquendi(6).
11. — 4) Il compte, enfin, un très grand nombre de locutions et de mots exotiques. Quelques-uns viennent du perse, tels que yaCa, àY^apsusiv ; beaucoup deA'héôreu — comme nous le montrerons plus loin, ^- et du latin. « Les latinismes, remarque Sophocles (7), peuvent se diviser en quatre classes : a) les mots latins qui ont pris la flexion et l'accent grecs : y.evToupiwv ; — ô) les mots latins légèrement modifiés : Xévxiov ;
(i) Cf. E. Sophocles, Greek Lexicon of ihe Roman and Byzantine periods, Introd., pp. i et suiv.
(2) Cf. Beelen, op. cit., pp. 17-18.
(3) Voir des exemples dans Viteau, op. cit., p. xvi.
(4) Cf. Beelen, op. Ci7., p. 16.
(5) Ainsi à-ndibciT. et àr.aM; avaient un sens spécial sous la plume des philosophes stoïciens. — Ta cpoaixoc désignait les sciences naturelles.— npâ/.TOjp signifiait pnmili\emer\t exécuteur d'une œuvre, chez les Athéniens il prit le sens de collecteur d'impôts, et chez les poètes, dans Eschyle par exemple» celui de vengeur, etc.
(Q) De artepoetica, 70-72. — Cf. Beelen, op. cit., p. 17. (7) Loc. cit.
41 dialecte rempli de niols exotiques.
25o LEÇONS D'INTRODUCTION GÉNÉRALE
— c) les mots formés d'un radical çrec, et d'une terminaison latine transcrite en grec : aKoOr^xap'.cç; — d) les idiotismes : to l/avbv XaSsTv ».
Telle est la physionomie g-énérale du grec post-classif/ue, ou ^'.iXzv,':oq y.oiVYj, eXXr^vtxi^.
du^-'rJr '^oSS- ^^' — ^^' ^'^^^ ^^ 8"^^^ ^"^' '^'^^•^ ^^ forme familière (i), cianTieN'T''" *^"* coustituc Télémcnt générique et fondamental de l'idiome du Nouveau Testament. Voilà pourquoi nous devons retrouver dans le style des évangélistes et des apôtres les principales caractéristiques du ctàX£7,Toç y.oivYj, en usage dans le monde gréco-romain, au i°^ siècle.
i) L'idiome du N. 13. — Dc fait i) la littérature de l'alliance nouvelle offre