LES MANUSCRITS GURSIFS DU N. T
que les onciaux. Scrivener en compte 1997, — y compris les Evang^éliaires et les Lectionnaircs : savoir 787 pour les Évangiles; 261 pour les Actes et les Épitres cath.; 336 pour les Epttres de saint Paul ; 122 pour \Apoc.; 4^4 Évangéliaires ; 127 Lectionnaires (i).
(1) Introd. to Ihe criticism of the N. T., éd. 3. Praef., p. xxx.
LEÇON SIXIÈME Les premières éditions du Nouveau Testament grec.
Les périodes principales de l'histoire du texte imprimi du Nouveau Testament. — Éditions principes. — L'édition d'Alcala ; ses sources, sa valeur. — Les éditions d'Erasme; leurs sources et leur valeur. — Les éditions de Robert Estienne; leurs sources et leur valeur. — Les éditions deBèze.
Trois périodes dans l'histoire du texte imprimé du
Objet de la leçon.
1. — L'histoire du texte impi^imé du Nouveau Testament se divise en trois périodes : la période des éà\\AOi\^ principes ; la période du textus receptus; la période du texte critique.
La première s'étend depuis le xvi^ siècle (i5f4) jusque vers la première moitié du xvii*^ (i633, date de la 2» édition des Elzévirs). — La seconde embrasse tout le reste du xvii^ siècle et le commencement du xvni% jusqu'à 1734, année où parut à Tubingue le Novum Testamentum graece de Beng-el. — La troisième enfin se continue depuis Beng-el et dure encore.
Nous n'étudierons dans cette présente leçon que la première période (i).
Les deux grandes 2. — Les éditious principes (^i) que vit paraître cette pre-
éditions principes ., > ' ^ . i ii ••! i»»!-.*
de la i'« période, micre pcriode sout au nombre de deux pruicipales : ledition d'Alcala, du cardinal Ximénès, et l'édition d'Erasme.
Celle-ci /;ar^^^ la première (i5i6) au g-rand jour de la publicité, mais à celle-là revient l'honneur d'avoir été la première entreprise (i5o2), et la première terminée) ']diny'\ÇT 15.4) (3).
(i) Nous faisons commencer cette première période en l'année \o\l\, parce que c'est à cette date que ïvii terminé \g Nouveau Testament de la poiyg^lotte d'Alcala, entreprise d'ailleurs dès i5o3. Les autres volumes de cette polyglotte ne furent achevés qu en if)! 7.
(2) On désif^nc ainsi les premiers textes imprimes du N. T. — Nous ne ranu;cons point parmi ces éditions principes les frar/mcfils imprimés de passae,rs évan-çéliques, (|ui parurent antcrieurement à la j)ublicalion de la polyglotte de Ximénès et au Novum Testamputum d'iirasme. A Milan, en i^^i, puis à Venise, en i/|8G et en i^'J^. furent édités le nenediclus et le A1a(/iiificat . De même, à Venise, en i5o^, on imprima les fragments du /i» Evangile : 1, i-vi, 58; on réédita plus tard, en i5i4, à Tubingue, Jean, \, i-ii. — Ce n'étaient (jue des essais.
(li) 'J'iscliendorf est donc trop exclusif lorscpi'il écrit de l'édition d'Erasme : « Kdilio N. T. gracca et latina (Lrasmi), j)rincipis editionis laudcm jure sibi vindicat ». Nov. Test., Lips., i858, Vroleg.