‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 118 sur 251 · LE NOUVEAU TESTAMENT GREC D'ALCALA · texte numérisé non relu

LE NOUVEAU TESTAMENT GREC D'ALCALA

fa?"fàul la'^'^pJiy- '^' — Cl'est, en elTet, dès la seconde année du xvie siècle que gioue d Aicaïa. Ximénès convoqua les savants cliarg-és de préparer sa célèbre polyglotte. Ceux qui travaillèrent au cinquième volume — Nouveau Testament — sont connus. C'étaient Antoine de Lebrixa (ou Nebrissa, actuellement Lebrija, dans la province de Séville) ; Démétrius Ducas, grec de Crète ; Nunez de Valladolid (ville de la province de Léon), et surtout Lopez de Zuniga (petite localité de la province de Navarre). Le docte cardinal présidait souvent lui-même les réunions, et voulut payer tous les frais d'impression. Le 10 janvier i5i4? le volume du Nouveau Testament était complètement achevé.

Disposition du texte dans l'édition de Ximénès.

4. — On y trouve sur deux colonnes parallèles le grec original et la version Vulgate. Le texte ne porte ni esprits ni accents; toutefois la syllabe tonique est indiquée par un léger trait. Pour aider les personnes peu versées dans la connaissance du grec, les éditeurs d'Alcala marquèrent chaque mot de la traduction latine d'une petite lettre référant ce mot au mot correspondant de l'original. Exemple :

Kat **£Y£V£TO '^0T£ ^£T£>s£(J£V ^0 IlQCrOUÇ

^TOUTOUÇ [Mtt., XXVI, l).

Et ''factum est *^cum •^consummasset "^Jesus ' sermones '^ hos

omnes.

Quand parut la po- Ivo-iotte d'Alcala.

5. — L'édition de Ximénès, tirée à 600 exemplaires seulement, wQÏwi publiée (\\i en 1620, parce que le bref d'autorisation du pape Léon X se fit attendre jusqu'à cette date (22 mars i52o). Le cardinal était mort depuis trois ans (10 juillet iBiy).

Sources de l'édition d Alcala.

6. — Les sources de l'édition princeps d'Alcala paraissent avoir été des manuscrits du type byzantin (i.), et d'origine relativement récente. Il est sûr toutefois que Ximénès en collationnale plus grand nombre possible. Lui-même en fournit un, le codex Rhodiensis, inconnu aujourd'hui ; nous ne savons pas bien quels furent les autres. D'après la préface, il semblerait que Léon X prêta de son côté quelques-uns des meilleurs codices de la bibliothèque vaticane, mais on croit communément de nos jours que ces manuscrits romains se rapportaient plutôt soit à l'Ancien Testament, soit aux LXX (2).

(i) Voir plus haut, pp/aOS-afiQ.

(2) Cf. Gregory, op. cil., p. 20G.

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