‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 119 sur 251 · I.cs éditions d'£rnsme · texte numérisé non relu

I.cs éditions d'£rnsme

7. — La valeur critique de l'édition d'Alcala est considérable, quoi qu'en ait dit Tischcndorf (i), — après Semler, Wetstein, Griesbacli, etc. Sans doute on a mieux fait depuis, mais pour le temps les travaux de Lopez de Zunig-a révèlent une érudition profonde, et une sagacité peu commune. Aussi le protestant Mill lui-même reg-rette-t-il qu'on n'ait pas utilisé davantage, dans les éditions postérieures du Nouveau Testament, le texte de Ximénès, généralement supérieur au texte d'Krasme et à celui des Elzévirs (2). Si le texte d'Alcala ne fut pas très répandu d'abord, c'est parce qu'il n'était pas publié dans une édition à part, et que le nombre d'exemplaires de la polyglotte espagnole était fort restreint.

8. — Entre temps, c'est-à-dire en i5i6, Érasme de Rotterdam, sollicité par son ami Froben, libraire à Baie (3), publia une édition du Nouveau Testament, — texte grec avec traduction latine en regard. Cette édition première fut suivie de quatre autres : 1619 (4), 1622, 1627, i535. Les trois éditions de i5i6, i5i9, 1622, sont indépendantes de la polyglotte d'Alcala, mais celles de 1627 et de i535 révèlent assez visiblement l'influence du texte de Ximénès. Le Novum Testamentum d'Erasme fut répandu à un nombre considérable d'exemplaires.

Sources des éditions Q. — Les souvces dc l'éditiou d'Erasme furent des manus-

orasniiennes,

crits du type byzantin. Le savant helléniste en eut cing seulement à sa disposition : deux pour les Evaiigiles, deux pour les Aetes et les Epîlres^ et un pour V Apocalypse.

Valeur critique de ^Q — ^^^ polut dc vuc C7Htique, Ics édîtious d'Érasme

ces éditions. .».w. j^ j ^

n'ont qu'une valeur très relative. D'abord, les mss. qu'il utilisa n'étaient ni très anciens, ni très soignés. L'un des deux qui servirent pour les Évangiles ne remonte pas au delà du x\V ou du xv^siècle; celui de r.l7;oca////?.9e, qui appartenait à Reuchlin, était incomplet; Erasme dut ajouter, d'après la Vulgate, les six derniers versets (Apoc., xxn, i()-2i). Lui-même, du reste, ne se faisait pas faute de corriger çà et là, et plus ou moins

(1) A'. 7'..<cl. cril.. VII, p. 83. — 11 csl t-toiinant (jtic D. Cnlmel dans sa îiihliolheque sacri^e, i'' p.irlic : Jiihics f/rrcf/ ucs, iio\l du mènic avis. — (iocze (Vn-l/ieidif/ung der C.omphit. liihel) a montré ciiic le tcxle (i'Alciila n'avait point élr corrit^é sur la Vulgate. Dans plus dc <joo pass;iL;t s, en cUrt, IVdilioii d<' Ximenes se sépare de la version latine.

{•".) Nov. Trst. (i7»>7\ Prolei;.,p. ni.

(H| Sur Frobon voir Vlùirj/chtfK'die de I^iehlenberiicr, I. XII, |)p. OiG-OiS.

(4) C'est sur cette ?»" édition d'Mrasine que Luther lit sa traduction allemande du N. T.

Leur

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