L'INSPIRATION DANS L'IMAGINATION
vêtement, une parure; il n'est pas jusqu'aux mots ou caractères g-rapliiques, qui ne les extériorisent en quelque sorte à nos yeux. C'est dire que l'Esprit-Saint ne pouvait demeurer étrang-er à ce travail de composition et de rédaction. Franzelin Ta très justement remarqué : « Operatio divina, enseignet-il, aliquo modo ad ipsam electionem et consignationem vocabulorum protenditur » (i). Or, le choix des mots ou signes graphiques, l'emploi des métaphores, la création des figures, le coloris du style, tout cela est principalement l'œuvre de l'imagination (2). Soit que nous parlions, ou que nous écrivions, c'est cette puissance qui donne à nos idées leur éclat littéraire, leur brillant, et, à notre langage, son pittoresque, son énergie, son feu (3). Il importait donc, puisque l'Ecriture — fond et forme — est toute de Dieu (4), que la lumière inspiratrice continuant son œuvre, sans cesser jamais de s'accommoder au génie individuel de l'écrivain, pénétrât de plus en plus profondément l'imagination, et la remplît de sa clarté, pour l'aider à traduire, sous une forme saisissante, exacte, vivante, les cmicepts à la genèse, ou au réveil desquels elle avait, d'ailleurs, préalablement concouru.