‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 131 sur 251 · I XX · texte numérisé non relu

I XX

s'écarte assez souvent, et notablement, de l'original. Les uns sont invo Ccs divergeuccs uc sont pas toutes des libertés de traducontaiies, ^^^^^^ Nombre d'cutrc elles ne. paraissent pas être le fait des traducteurs, ou du moins ne furent pas volontaires de leur part, car elles proviennent soit des variantes, des lacunes, des fautes que présentaient les mots hébreux (7), — qui d'ailleurs n'étaient pas ponctués, — soit des distractions du traducteur ou de son inhabileté (8).

(i) Cf. Wogué, op. cit., p. i4i.

(2)Ea;ger, op. cit., p. 199.

(3) La phraséologie des LxXX, la facture de leurs phrases, la simplicité de leur syntaxe etc., tout trahit le littéralisme de leur interprétation. j •'

(4) t:xemples : "ApaSa dans Dt., i, 7; 11, 8 j m, 17; Jos., m, iG; xu, 8; — 'Aai^a dans Jo^ XXXIX, i3; Jerem., viii, 7; — iôp (Tyr) dans Ezecli , xxvi, 2; Jerem., xxi, i3 ; — Ttv,co:o(av dans Jcrem., xxxviir, 21. '

(5) Tels que ::à7a oàp'; pour /iomo,dans Joël, 11, 20; Is., xl, 5; — xap:vo; xoîXia; i>ourfilius, dans Gen., XXX, 2 ; Lament., 11, 20, etc. ; — )capTroî aToWiroc pour sermones, dans Prov., xu, i4;'xviii 20, etc. ; — TO yfXo% tyî? ôaXàaayi; pour littus, dans Gen., xxu, 17; Jug , vu, 12, etc., etc '

(6) Dans la version du Psautier, par exemple, nombre de passages"(et notamment les titres des Psaumes) sont inintelhsibles,parce qu'ils sont trop servilement traduits. Il en est de même dansl'^'cclésiaste. Cf. cap. xii, 2-8.

{7) Voir plus haut (pp. 217 et suiv) ce qui est dit des altérations du texte hébreu-.

(8) Les distractions : le traducteur a pu lire un mot pour un autre, une lettre pour une autre lettre

qu ils ont mis 1 une à la place de l'autre : ^ip^ pour^^pT (cf. saint Jérôme m li. l.) Voir aussi Michée, vi, 12, etc. —

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les autres voulus.

Exemples :

a) changenienls de

personnes ;

b) corrections ;

c) globes ;

d) additions ; e) retranclienients

f) transpositions ;

9. — Mais il y a aussi des diverg-ences voulues, et qui accusent rintention du traducteur de rendre moins la lettre que le sens général. Ainsi, les LXX se sont permis a) des changements dans la personne sujet du verbe^ dans la forme du verbe, dans le nombre des noms, etc.; ex. : dans Gen,, ix, 6, il est probable que l'auteur de la version grecque a, de son chef, mis èTioir^ca pour £7:o(y;g£ que porte l'hébreu, parce que cette leçon lui a paru plus naturelle. — ô) Des corrections; ex. : dans Jerem., ix, 26, les LXX remplacèrent super Juda que porte l'original, par ItuI 'loo'j[j-a(av. - — c) Des gloses; ex. : y.al \loh •?) YY] (-ûXaiEia) èvavTicv aùxwv {Gen., xxxiv, 21) au lieu de et ecce terra coram...\ — 7,pû'J;oj[j,£v c£ sic ^y^v àvopa c-'y.a'ov à8{/.(i)ç [Prov., i, II), au lieu de abscondamus autem justum injuste. — d) Des additions; ex. : ^évoiio Kupis dans Jerem. ^ III, 19. — é) Des retranchements; ex. : dans Jerem., xxvii, G, l'omission de l'épithète servus meus, que le texte hébreu donne à Nabuchodonosor; cf. ibid., m, 3, etc. — f) Des transpositions ; le livre de Jérémie en fournit beaucoup d'exemples (i).

fj) suppression des anthropopathismes de l'original.

10. — C'est surtout y) dans la suppression des métaphores et des anthropopathismes de l'original, que les LXX révèlent leurs libertés et leur hardiesse. Ex. :à ces expressions imagées, « eaux d'amertume », <( incirconcis des lèvres )>,ils ont substitué ce lang-age plus simple : uBojp toU ''€ki^\Lz\i (Nomb., v, 18), a^oyoç z\\ix {Exod.^ vi, 12). Les figures poétiques, comme « les lèvres de l'aurore », « du sein de l'aurore », sont remplacées par ewcîpopoç dcva-:éXXwv {Job, m, 9), èx ^^qt^oc, -irpb éwj^6pcu {Ps. cix, 3). — Pareillement, les anthropopathismes si fréquents dans l'hébreu disparaissent sous leur plume. Ils disent ci à'YY^- Aci Toj 0ÎOJ [Job., I, 6 ; II, i ; Geti., vi, 2) pour les « fils de Dieu » ; tyjv co^av K'jp'!c'j {Nomb., xii, 8; Ps.. xvii, i5) pour (( la face ou la forme de Dieu ». Ils disent encore que Dieu c( pensa », « rélléchit » {Gen., vi, 6, 7) pour « Dieu se repentit », (( fut affligé » ; etc. (2). Celte manière de traduire assez

— Vnihab'delé : le Iradiirlenr a pu mal ponctuer les consonnes. Ainsi, dans (7e/j.,XLvii,. 'h, la version grecque porte ■TrpcaaxjjvTiiEv 'Icpar.X £7:1 to àx.pov tyî; pâS'5'o'j aÙTO'J, adoravU Israël supev sununitatctn virgœ ejus, au lieu de irpcosJcuvriOcv... sttI >4îcpa}.-r,v rri; xÀtvr,? (Aquil.), ado ravit {convtnms) ad IccttiU capiil, les LXX ayant lu ynatfeli {p'^P virga) au Uen de mltta h ^'^"^"^ lecius), — Enfin, le traductinir a pu mal séparer les mots: cf. Zacli., xi, 7 ; ou ne pas comprendre le sens delà phrase : cf. /s , ix, 1 ; etc., etc.

(i) Il se peut que beaucoup do ces inversions cl additions soient le fait des copistes qui ont tran>crit plus tard les LXX, ou des recenseurs.

(3) C'est dans le Pcntateu(iue (juc la suppression des anthropopathismes se remanpie davaulau:c.

FIDÉLITÉ Dl'] LA VE1\S10N DLS LXX 3ii

arbitraire trahit les tendances tliéolog-iques de Tépoque (i); on retrouve aussi ces tendances dans les Targums (2).

3» assertion : 11. MaLGRÉ LES DIVERGENCES DE DETAIL QU*ELLE PRESENTE,

Fidélité de la version ^ -v^at-

des LXX. LA VERSION DES LAA DEMEURE SUBSTANTIELLEMENT CONFORME A

l'original; partant, elle doit être REGARDÉE l) AU POINT DE VUE « LITTÉRAIRE )), COMME UN ESSAI HEUREUX DE TRADUCTION GRECQUE DE l'AnCIEN TeSTAMENT ; 2) AU POINT DE VUE (( DOG- MATIQUE », COMME UNE SOURCE AUTHENTIQUE DE LA RÉVÉLATION

DIVINE Écrite; - — 3) au point de vue « exégétioue », comme

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