‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 135 sur 251 · DEUXIEME PARTIE LES VERSIONS LATINES · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE LES VERSIONS LATINES

LEÇON PREMIÈRE La Bible latine préhiéronymienne.

Ancienneté de la Bible préhiéronymienne; son état fragmentaire. — Circonstances qui provoquèrent des versions latines de la Bible avant saint Jérôme. — Où se firent les premiers essais de traductions latines. — Pluralité de traductions \a.tm es, partie lies, des Écritures. — Témoignages de l'antiquité à cet égard. — Objections et réponses. - Date probable de ces versions partielles. — Les auteurs de ces traductions. — Les sources. — Caractères de la Bible préhiéronymienne.

Ce qui a survécu de ces antiques versions,

1) pour l'Anc.Test.;

Ancienneté des 1. — De fort bonnc licurc, l'Occident chréticn lut CH latiii

versions latines dans ^ ,. i i m t-w • i^l

l'Église. les livres des deux Testaments. Des versions en cette langue

se répandirent donc très vite à Rome, et dans Tempire — en Italie, en Afrique, dans les Gaules (i), en Espagne.

2. — Disons tout de suite que le texte de ces versions préhiéronymiennes ne nous est point parvenu intégralement.

De l'Ancien Testament nous n'avons d'à peu près complet e?i manusc7'its que le Pentateurjue, Esdras et les Psaumes ; quelques parties seulement de plusieurs autres livres ont survécu.

2) pouiieiNouv.Test. Par coutrc, Ic Nouvcau Testament a été conservé en entier; ainsi, nous possédons: i) tous les Fvanff îles, les Ac^e^, toutes les Épîtres de saint Paul ensemble, dans un certain nombre de manuscrits ; — 2) toutes les Épîtres catholiques dans un môme recueil; — 3) XÉ pitre de saint Jacques à part; — 4) V Apocalypse dans un seul manuscrit (2).

On trouve encore des fragments de ces antiques versions dans les citations des anciens Pères, — principalement de saint Irénée, de TertuUien, de saint Cyprien,etc. ; — dans la liturgie de l'Église, dans le Missel, — les hitroïts, les Gi^aduels, les

(i) Notamment dans les Églises de Lyon, de Vienne, d'Arles. {2) Cf. K'dlos Cjclopaedia, t. II, pp. 78G-788.

Autres fragments isolés de ces versions.

LEÇONS D INTRODUGliGM

Offertoires, les, Communions; — et dans le Bréviaire, les Antiennes, les Répons (i).

Objet de la leçon. 3. — Mais ce qii'il importe de traiter ici, c'est la question des orig-ines de la Bible latine prchiéronymienne, — problème fort complexe et que la science est loin d'avoir définitivement résolu. Les critiques, en effet, ne s'entendent ni sur les causes qui nécessitèrent un texte latin, ni sur la date, la patrie, l'auteur, — ou les auteurs, la forme, — une ou multiple, de cette version latine appelée communément, quoique très improprement, Versio Itala (2).

i'« assertion:

Motifs '{ui nécessitèrent une version latine des Écrit, en Occident.

4. — L'existence d'une traduction latine des Écritures DANS LES Eglises d'Occident, au second siècle, ne s'explique PAS seulement par une nécessité d'ordre liturgique, mais encore par le besoin qu'avaient les peuples nouvellement convertis de lire, et d'entendre en une langue connue d'eux tous les livres de la bible grecque.

1) Motifs dordre 5. — Ou'unc Bible latine soit devenue nécessaire de très bonne heure, en Occident, pour des raisons dordre liturgique, c'est ce que nous reconnaissons volontiers. On lisait les K.Écrit. Persounc ii'ig'uore qu'à l'exemple de la synagog^ue la pri-

daiis les églises; . • i^ i • p • • t i i i w

mitive Eglise taisait lire, dans les assemblées saintes, certains passages des livres inspirés. On s'attacha d'abord, sans doute, aux écrits du Nouveau Testament, mais comme ceux de l'Ancien en étaient l'introduction et l'ébauche, on se garda de les négliger, et on les lut aussi. Les Psaumes surtout, les Prophètes, et les livres didactiques, furent préférés. Enfin, c'est à l'aide des Écritures que Ton composa maintes prières du rituel ecclésiastique.

don la" nécessité g. — Or, il cst évidcut quc dans les pays où le grec était

du les Iradiiirccn la- ko' ^ ^ > • , >-

peu connu, comme en Airique par exemple, la nécessite s imposa dès le commencement aux chefs des communautés chré-

(i) Voir aussi i)lus bas (p. 3.'^7, 3/|o), lesconiribulions considérables que la Bible préhiéronymienne a fournies;! la Vul^^ale de sainl .lérôme.

(:>) Cf. Sainl Àu;;;;ustin, De Do':/)'. chrisf., lib. H, cap. lo. — Celle a|)pellalion est improjire dans les deux bypolbèses de l'unilé, ou de la |tluralité, des versions latines prebiéronymiennes. Les partisans de la première opinion soutiennent, en elFet, que Vltala ne peut être qu'une recension du texte africain primitif; ceux de la seconde la rejti^ardent seulement comme l'une de ces nombreuses traduclions latines qui avairnl cours aux premiers siècles.

La même traduction (jue saint Augustin appelle llnla, esl désignée par saint Jérôme sous le nom de Vulgala, et i>ar saint Gré^joire le (Jrand sous le nom de Vêtus.

tiii

Cciléchèse ;

b) la piété des fidèles.

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