‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 137 sur 251 · DU PREMIER · texte numérisé non relu

DU PREMIER

Démonstration. 29. — Lcs témoiguagcs dc l'autiquité, particulièrement

ceux de Tertullien et de saint Augustin, autorisent cette assertion.

Tertullien. Tertullieii déclarc que, de son temps (160-240), il existait en

Afrique une Bible latine, qui était aux mains de tous, depuis d'assez longues années : In usum exiit, dii-\\;jam in usu est nostrorum, (2). Evidemment cela nous reporte vers le milieu du second siècle.

s. .\ugustin. Saint Augustin remonte plus haut, jusqu'aux origines

mêmes de la foi: primis fidei temporihiis (3). De vrai, si les traductions latines des saints livres furent faites pour répondre aux besoins dont nous avons parlé (4), il est manifeste que quelques-unes durent paraître dès le commencement du second siècle, sinon plus tôt encore (5).

()rdrcdan<= kquti 30. — Il cst vralscmblablc qu'on mit en latin, d'abord, l'un

parurent ces (raduc- •,, , • r^ •/ <• t i*

lions partielles. OU l autrc dcs iTois L vangiles synoptiques. Les autres livres, — quatrième Evangile^ Epltres, — s'étant répandus peu à peu en Occident, furent traduits aussi pour l'usage soit du peuple, soit des prêtres et des évéques. Enfin, l'Ancien Testament le fut à son tour.

On croit que la plus considérable partie de ce travail se fit dans la première moitié du second siècle, de l'an loo à l'an i5o.

(i ) C'est au.ssi ro[)inion de Jaliii. Ilerhsl, \\'clle, Scholz, Mus:, Kaiilen, Dauko, Lamy, Gains. Rocnscli, Zici;ler, Dcsjacques, L Dclislc, l'I. Hol)or(, G. Paris, Vigixiroux, etc. {'.>.) l>e mo/io(/(i))i/a, cap. 1 1 ; Adv. Vraxeam^ cap. 5. (.'$) he ilucl . c/irlut., lil). II, caj). i i. (/») Voir plus liaul, ]). 3:<r?.

(fi) Cr. Danko, De .v«c. Script. ':om)nent., p. no5.

AUTEURS ET SOURCES DE LA BIFUJ] PREHIÉRONYMIENNE 33 i.

5« assertion: 31. LeS VERSIONS OUI FORMANT LA BiRLE LATINE DITE PIlÉ-

l.es versions lat. , , ,

pivbiéronyiniennes, HIERON YMIKNNE, FURENT COMPOSEES PAR DIFFERENTS AUTEURS.

clîi'i'o'r. auteurs'.'' '' Cettc asscrtion n'est qu'un corollaire de tout ce qui précède. Nous ne nous arrêterons pas à l'établir de nouveau. Ces auteurs sont Les noms de CCS traductcui's iic sout pas connus. — Des

inconnus. ... .

critiques (i) attribuent une de ces versions à saint Pierre. Cette hypothèse, qui s'autorise d'un texte de Rufin (2)^ n'est point confirmée par la tradition ecclésiastique.

Nous pensons que la Bible latine préhiéronymienne fut le résultat de travaux privés, œuvres de Chrétiens demeurés inconnus, simples laïques peut-être, mais plus probablement diacres, prêtres ou évêques.

6» assertion: 32. LeS VERSIONS LATINES PRÉHIÉRONYMIENNES FURENT

Sources des Ira- , , / \ ■>, ^ \ r ~\.r-\.r

duclions préhiéro- FAITES SUR LE TEXTE DE L EDITION VULCxATE (y.C'.VY] ex^Oatç) DES LAA nymiennes. , . rn

POUR LA PARTIE DE L ANCIEN IeSTAMENT, ET SUR LE TEXTE GREC

ORIGINAL POUR LA PARTIE DU NoUVEAU.

Cette assertion est admise par tous.

Avis de s. Augustin. Saiut Augustiu iudiquc positivement la source de la Bible latine pour la partie de l'Ancien Testament : Ex LXX inter' pretatlone^ dit-il, in latinam luiguam interpretatiim est qiiod Ecclesiœ latinœ tenent (3).

Remarque. Quaut aux iTianuscrits dont on se servit, ils durent être cer-

tainement meilleurs que ceux qui sont arrivés jusqu'à nous, car ils étaient plus anciens, et plus voisins de l'origine même des livres inspirés, — surtout des livres de la nouvelle alliance.

7' assertion : 33. — Autaut qii'on cu pcut juger, la Bible latine préhiéro-

Bil.le "^^pr'ériérony'* NYMIENNE PRESENTAIT LES CARACTERES SUIVANTS : l) AU POINT DE '"""""^' VUE (( ÉXÉGÉTIQUE )), ELLE ETAIT d'uNE LITTÉRALITÉ RIGOUREUSE,

PARFOIS MÊME EXAGEREE; 'a) AU POINT DE VUE « LITTERAIRE »,

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