‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 141 sur 251 · LES CORRECTOIRES DES DOMINICAINS ET DES FRANCISCAINS · texte numérisé non relu

LES CORRECTOIRES DES DOMINICAINS ET DES FRANCISCAINS

l'hébreu et le grec ; aussi « toute sou œuvre, dit avec raison S. Berger, est un retour consciencieux aux orig-inaux » (i). Nous avons encore présentement huit manuscrits de ce Gorrectoire.

Lauteur du type de L^ (^yp^ ({q Correclorium de 1248 est sorti des mains d'un frère dominicain, nommé Théobakl ou Thiébaud. Cette correction devait se rapprocher plus que la précédente du « texte parisien )), puisqu'on l'a désignée souvent sous le nom de « correctio parisiensis ».

Lautein- du type de Enfin le tjpc dc 1256, — Ic meilleur des trois, — forme les ^"''^' quatre volumes de la grande Bible des Jacobins, conservée à la

Bibliothèque nationale (fonds latin 167 19-16722) de Paris. (( Le dominicain inconnu qui dirig-ea ce beau travail, savait certainement l'hébreu, et un peu le g-rec » (2). De fait, les retouches sont moins nombreuses dans la partie du Nouveau Testament, que dans les livres de l'Ancien.

irois types de g. — Vcrs Ic mémc tcmos, mais un peu après les fils de

Correctoires francis- ^ ^ , ...

cains. saint Dominique, les Franciscains, stimulés sans doute par un

de leurs frères, — le Doctor wirabilis^ Roger Bacon, — publièrent à leur tour des Correctoria Bibliœ.

Nous ramènerons encore ces travaux à trois principaux types : le type du Correctorliim sorboniciim; — le type du Correctorium Vaticanum; — le type du Correctorium de Gérard de Huy (3),

Texte qui servit aux Franciscains.

9. — Deux de ces Correctoires — le premier et le troisième — furent exécutés, comme ceux des Dominicains, sur le « textus parisiensis » ; le second prit pour point de départ l'édition de Hug-ues de Saint-Cher.

Leur méthode C'cst aussi dc la métliodc critique de ce dernier que s'ins-

cntique. p.^^^ l'auteur du Correctorium sorboniciim^ mais les Francis-

cains, qui firent le second Correcloire et le troisième, s'orientèrent d'après des principes nouveaux. Ils ne se contentèrent pas de confronter la Bible latine avec les orig-inaux, ils collationnèrent avant tout les meilleurs, et souvent les plus anciens manuscrits de la Vulgate hiéronymienne, recourant à l'hébreu et au grec, lorsque les manuscrits latins étaient en désaccord.

(1) Op. cit. y p. i3.

{2) S.BePjçer, loc. cit., p, i3.

(3) Les critiques en mentionnent d'autres. Cf. S. Berger, Des essais qui ont été faits à Paris au xiii« siècle pour corriger le texte de la Vulgate, dans la Revue de théologie de Lausanne, t. xvi, i883.

352 LCÇONS D'INTRODUCTION GÉNÉRAUX

Tels furent notamment les principes de critique de Técole de Rog-er Bacon (i).

Valeur respective 10. — Lc premier dcs Correctoires franciscains, — le Cor-

(les Correrloires . . .

franciscains. rectovium sov bonicum (2), — postérieur à Tannée 1248 (3), est le moins parfait des trois types que nous avons signalés. Il se traîne sur la « correctio parisiensis i^», et sur le Correctorium du Dominicain Thiébaud (« correctio parisiensis 2^) ».

Le second Correctoire franciscain, — le Correctorium Vaticaiium (4), — est l'œuvre de Guillaume de Mara. On le donne pour le meilleur des ouvrages de ce genre parus au xiii« siècle. Cependant, le Nouveau Testament est moins bien traité que l'Ancien ; l'auteur connaissait manifestement mieux l'hébreu que le grec. Outre l'exemplaire Vaticaman, il nous reste huit manuscrits du travail de Guillaume de Mara.

Le troisième Correctoire franciscain, œuvre de Gérard de Huy, est fait suivant les mêmes principes critiques que le précédent ; il témoigne d'une érudition aussi vaste, et de recherches non moins considérables. Gérard de Huy paraît avoir su mieux le grec que l'hébreu.

Appréciation à porter sur les Cor-

11. — Ces grands travaux du moyen âge sur la Vulgate iecioires en général, ont été souvcut mal appréciés, dédaigués même. La critique moderne, plus équitable, revient sur ces jugements injustes. Sans doute, la philologie a progressé depuis le xin^ siècle, et l'on ne doit pas tenir rigueur aux auteurs des Correctoria pour les erreurs, ou les insuffisances que présentent leurs observations, mises par écrit il y a six siècles. Sans doute encore, les essais de correction, tentés par les Dominicains, peuvent être regardés comme inférieurs, sous le rapport de la critique du texte hiéronymien, à ceux des fils de saint François. Mais (( n'est-ce pas beaucoup d'avoir su, en plein xiii® siècle, appliquer l'hébreu ei le grec à l'expurgation de la Vulgate » (5) ? Du reste, la faute n'en est pas à Hugues de vSaiiit-Cher, si les leçons exilées à la marge des manuscrits ont repris plus tard leur ancienne place dans le texte. La confusion qui s'ensuivit, et que Roger Bacon déplorait si amèrement (G), paraît avoir élé le fait de copistes négligents ou distraits.

(1^ Cf. p. Martin, La Vulcjatc latine au xiii" sincle d'après Roger Bacon.

(?) A|)nclc ainsi très impropreineiU, parce (|u'oii l'a retrouvé dans un manuscrit de la biMiolliètiue de la Sorbonnc {liii)liolir'^(iue Nationale, Fonds latin \^.)ï>')!\).

{'\) Car il reproduit des notes du Correctoire deTliéohald.

(î) Ainsi désii,MU' à cause du manuscrit (lui en a été le premier connu (liibliolii. Vatic., Latin ^ 3',(i«)).

(.^)) S. Heri^^er, De l'histoire de la Vulgate, p. i/j.

(6; Dans llody, op. cit., pp. /j-'o^"».

OKDONNANCLIMENÏ Di: LA JîIBLt: LATlNt: AU XIII« S. 353

iiésumé. Nous maintenons donc que les Correctoires du moyen âge

sont extrêmement précieux pour l'histoire de la Bible latine. Ils donnent les variantes de manuscrits antérieurs de beaucoup à Gliarlemagne, et font revivre ainsi des témoins du texte de saint Jérôme, qu'on chercherait en vain parmi les exemplaires de la Vulgate qui nous restent (i). Aussi, depuis le xvi*^ siècle jusqu'à nos jours, les critiques les plus éclairés et sans parti pris, ont-ils tenu en haute estime les Correctoria BibUœ,

Ordonnancement 12. — Enfin, il importc dc remarquer que, durant cette

de la Bible latine au . ., , • i i di • • i i -xr i i t

troisième période de 1 histoire de la Vulg-ate, les livres saints

xui« s.

furent placés dans la Bible latine, au rang* et selon l'ordre qu'ils occupent aujourd'hui. Etienne Lang-ton (-|- 1228), archevêque de Gantorbérj, à qui nous devons la division actuelle des Écritures en chapitres, fut l'auteur de cette disposition et de cette ordonnance.

En tête de l'Ancien Testament il mit tous les livres historiques, excepté les Machabées, qu'il rejeta à la fin ; après les livres historiques il rangea les livres doctrinaux, de Job à V Ecclésiastique, et après les livres doctrinaux, les Prophètes.

En tête du Nouveau Testament il inséra les Evangiles, qu'il fit suivre des Actes, des Epitres de saint Paul, des Epîtres catholiques, et de V Apocalypse (2).

A quelques exceptions près, cet ordre fut maintenu jusqu'au xvi^ siècle (3), et depuis.

Cl) Nous n'avons plus à présent, on le sait, qu'un très petit nombre d'exemplaires de la Vulgate, antérieurs au ixe siècle. Voir plus haut, p. 347-

(2) Cf. S. Berger, Hist. delà Vulg., pp. 3o4-305.

(3) Cf. S. Berger, op. cit., pp. 33 1-342.

LEÇON CINQUIEME Les premières éditions imprimées de la Vulgate.

Date initiale et périodes de l'histoire de la Vulçate imprimée. — Les premières éditions imprimées du xv« siècle. — Les principales éditions imprimées dt la première moitié du xvi^ siècle, — L'édition de Castellan, l'édition de Ximénès, les éditions de Robert Estienne. — Critique de ces dernières. — Tendances fâcheuses des catholiques à réformer la Vulgate.

Date initiale de 1. — L'iiistolre dc la Vulgate hiéronymienne imprimée

Ihistoire de la Vul- . ç-q J « j 1 •» 'J'** J 4

s&ie i7nprimée. commence en il^bo, date de la première édition de notre version latine, sortie des presses de Bamberg-. — Nous continuerons cette histoire jusqu'en 1692, époque où fut publié, sous Clément VIII, un texte qui est demeuré définitif.

Trois périodes 2. — Or, ccttc histoirc de la Vulgate, — au xv® siècle et au

dans l'histoire de la .,.,-.. \ i ; • i i

Aiiigaie imprimée, xvi*^, — comprcud trois pcnodcs distinctes: i) la période des premières éditions imprimées, — de i453 à i546; — 2) la période des grandes Cong'rég'ations romaines, qui préparèrent l'édition Sixtine, — de i546 à iBgo; — 3) la période des derniers travaux critiques, qui précédèrent immédiatement la réédition de la Sixtine par Clément VIII, — de 1690 à 1692.

oi>jct de la leron. Nous lie voulous faire, en cette leçon, que l'histoire des premières éditions imprimées de la Vulgate (i453-i540).

Division de la leçon. 3. — Pour plus dc clarté, nous distinguons dans cette période deux catégories de Bibles latines imprimées: i) celles qui parurent avant la fin du xv^ siècle; — 2) celles qui furent publiées dans la première moitié du xvi^.

('duîon^X'xv-^ ^* — ^^^ ^^^ siècle, les deux éditions qui parurent les i)re-

inières, avec ?nention de la date, sont une édition du Psautier — (le i4^7) — et une édition de la Vulgate complète — de i4(>2, imprimée à Mayence par Fust et Scholfer (i). Mais au-

d) lléimprimée jjIus de cent fois depuis i^Ga jusqu'à i5ao. C'est d'après elle qu'ont élc faites les édilions d'iMiinierick. j/iOfi; d'Ani;sl)ouri;, i/|()(); de Reullingcn, 1/4G9; de Home, 1^7»; dc Mayoi:ce, 1473; dc Napks^ 1^176; dc Venise, 147O ; dc l'aris, i^yG.

LES EDITIONS PRINCIPALES DE LA VULGATE DU XVo ET DU XVIe S. 355

paravant déjà, — de i453 à i455 (i), — la Vulgatc avait été imprimée, sans mention de date ni de lieu, à Bamberg-, par les soins de Pfîster. Cette édition, croit-on, aurait servi de type à celle de Mayence, de 1462 (2).

Rapide diiïusion des Bibles imprimées.

5. — Bien vite, du reste, les Bibles latines imprimées se multiplièrent. Avant Tannée i5oo, on en compte 28 publiées en Italie, 27 en Allemagne, 9 en France, une seule en Espagne, — sans parler de 34 autres qui ne portent point l'indication de

leur lieu d'orioi-ine.

CD

Valeur de ces premières éditions.

6. — Ces éditions de la Vulgate, antérieures au xvi^ siècle, présentent généralement le même caractère; « elles sont remplies de fautes, dit Richard Simon, parce qu'elles ont été prises de manuscrits peu exacts » (3). Cependant, quelques-unes de celles qu'on imprima après l'an 1470 méritent moins ce reproche, et offrent un texte meilleur.

Les principales éditions catholiques de 1500 à 1546 :

1) édition de Castellan;

2) édition de Ximénès ;

7. — Parmi les éditions très nombreuses de la première moitié du xvi^ siècle (i5oo-i546), nous en mentionnerons seulement trois. Elles furent l'œuvre de catholiques (4).

i) L'édition du dominicain Castellan (Venise, i5ii). Elle contenait une petite collection de variantes puisées dans des Bibles latines, manuscrites ou imprimées (5). Beaucoup la regardent comme la première édition critique de la Vulg-ate.

2) L'édition de Ximénès dans la Polyglotte d'Alcala, i5i4i5i7. Très soignée et plus critique que la précédente, améliorée d'après nombre de bons et anciens manuscrits, cette édition serait meilleure encore, si elle nous renseignait davantage sur ses sources; si les corrections qu'elle renferme étaient parfois moins arbitraires ; si elles étaient surtout moins souvent faites d'après l'original grec (6).

(i) On mentionne même une édition de Mayence, — de i45o, — qui serait la première de toutes. Mais l'année n'étant pas indiquée, est-on bien certain de cette date ?

(2) Cf. Danko, Cormn. de s. Script.^ p. 221.

(3) Histoire crit. des vers, du N. T., p. 128.

[h] Nous mentionnerons plus loin les éditions des protestants. Ceux-ci de fort bonne heure préférèrent à la VuI^ate leurs propres traductions latines. Les principales de l'époque dont nous parlons sont celles d'Osiander {i522), de Séb. Munster (i534), de Léon Juda (i543), de Castalion (Chateillon, i55i). Cf. Rich. Simon, op. cit., pp. 266, 273, ss. — Dans la seconde moitié du xvi« siècle, Bèze I)ublia une version latine du Nouveau Testament, que les réformés ont toujours eue en particulière estime. Cf. Rich. Simon, ibid.^ pp. 285-3ii. — Un autre calviniste, Tremellius, publia une traduction de l'Ancien Testament, 1575-1579. Les versions de Tremellius et de Bèze réunies OJit été longtemps la Vulqale de la Réforme.

(5) Cf. Vercellone, Variœ lectiones, t. I, [)p. xcv-xcvii.

(6) Cf. Reithmayr-Valroger, op. cit., t. I, p. 296.

LEÇOiMS D'INTRODUCTION GÉNÉRALE

3) éditions de Robert EsUcnne.

3) Les éditions de Robert Estiennc. Beaucoup en comptent plus de quinze (i), mais avec Vercellone (2) nous pouvons les ramener à deux g-roupes : a) celles qui parurent avant Tannée i54o, et qui dépendent toutes plus ou moins de l'édition princeps de 1628 (3) ; — b) celles qui suivirent l'édition de i54o (4), la plus estimée et la meilleure du célèbre typographe parisien, parce qu'elle donne un recueil très considérable de variantes puisées dans d'excellents manuscrits (5).

Critique des éditions de K. Ëisticnae.

Censures portées contre les éditions de R. Ëstienne.

8. — Robert Ëstienne a bien mérité de la critique, nous le reconnaissons ; malheureusement il se laissa séduire par les erreurs protestantes, et il charg-ea ses éditions, — notamment celles de i532 et de i545 (Ane. et Nouv. Test.), celles de i54i, 1543,1545 (Nouv. Test.), celles dei546 eti557 (Psaumes) — de notes et de préfaces, où Thérésie avait glissé son venin (6).

Ce fut justement à cause de ces notes a renfermant des expressions ambiguës, qui favorisaient les sentiments des protestants » (7), et non pour le texte lui-même qui est bon, que l'Université de Paris, en i548 (8), et celle de Louvain plus tard, crurent devoir les censurer (9).

Tendances des calholi(|ues à réformer la Vulgate.

9^ — Au reste, il était de mode, parmi les catholiques de cette époque, de réformer la Vulgate, de la retoucher à leur guise d'après les originaux (10), sinon même quelquefois d'après les sources hétérodoxes (11). Plusieurs allèrent jusqu'à la remplacer par des traductions nouvelles (12). On devine quels nombreux inconvénients en résultaient. L'usage que les professeurs de théologie et les prédicateurs faisaient de la pre-

(i) r,f. Encyclopédie des sciences relig., t. IV, pp. 562-564. (■>.) VariiB lectiones, t. I, p. xcvin, 2g.

(lij Sur celle édition cl ses sources, voir Rich. Simon, op. cit., p. i3o, et Vercellone, op. cit., pp. xcvii. 21 ; xcviii, 22.

(4) Le Nouveau Testament est de iSSg.

(5) Cf. Vercellone, op. cit., p. xc, 16.

(G) Ces notes et variantes étaient empruntées partie à Valable (cathoL), professeur d'hébreu au collette de France, partie aux protestants Bucer, Munster, Fagius, etc.

(7) Kich. Simon, op. cit., ]>. i[]f\.

(8) Cf. Rich. Simon, op. cit., pp. i32, i35.

(g) Beaucoup suspectaient avec raison l'orthodoxie de Robert Ëstienne, (jui inclinait déjà vers le calvinisme. Oji sait (pi'il finit |)ar se réfn^-ier à Genève (i55o) chez les protestants.

(jo) Telle fut la méthode de Jean Benoît, théologien de Paris, dans son édition de la Vulgate publiée à Paris chez Colines, en i5/ji. Cf. Rich. Simon, op. cit., j)p. i42-i44-

(11) Ainsi le béncdictiu italien Isidore Clario,dans son édition de i542, s'inspira des notes et de la traduction de ]\|iinster.

(12) Comme Krasme, Cajelan, Pagnin, etc. — Sur les traductions d'Érasme et de Paguin, voir Rich. Simon, up. cil., pp. 243-3O5.

LNCONVENIENTS DES VERSIONS FATINES TROP NOMBREUSES^ 357

mière version venue, les préférences qu'on donnait à une variante plus ou moins autorisée sur une autre; le grand nombre des éditions, souvent assez diverses entre elles, qu'on citait , tout contribuait à eng-endrer la confusion et Terreur.

Il devint nécessaire que TÉg-lise remédiât au mal et élevât la voix. C'est ce qu'elle fit à Trente.

LEÇON SIXIÈME

Les grands travaux critiques qui préparèrent l'édition Sixtine et

l'édition Clémentine de la Vulgate.

Travaux qui préparèrent la Sixtine. — Ils furent commencés sous différents papes : Paul III, Jules III, Pic IV, (irég'oire XIII. — Les Bibles de Louvain. — Leur valeur critique. — Les travaux préparatoires de la Slxtme continuent et s'achèvent sous Sixte V. — Crili(iue de ces travaux. — Crilitiue de l'édition Sixtine. — Travaux de revision delà Sixtine sous Grégoire XIV et Clément YlII. — Différentes éditions de la Vul^atc Clémentine. — Valeur de cette édition. — Ses défauts. — Les travaux critiques de Vercellone.

Le concile de 1. — C'cst au concilc dc Trcntc que revient la g-loire d'avoir

Trente promoteur i fiv i* i ii. i

des travaux sur Ja doune 1 luipulsion aux pius remarquables travaux de critique ° ^' et d'érudition, dont la Vulg-ate hiéronymienne ait été l'objet.

Dans la quatrième session, le 8 avril i546, les Pères décrétèrent i) que la Vulgate serait la seule version latine autorisée; — 2) que le texte en serait revu et corrigé avec un très grand soin pour être réimprimé (i).

Les travaux sous 2- — Ot, ccttc anuéc-là même, les travaux de correction commencèrent à Rome (2), sous Paul III. — Après la mort de Jules iir, ce Pontife (i549), ils ne se ralentirent point. Jules III (i55o- Pani IV, i556) et Paul IV (iBSô-iGSg) les poursuivirent, grâce au zèle

et à la science profonde de Guillaume Sirlet, plus tard cardinal.

Pic IV, Pour activer encore ces travaux, Pie IV (i 559-1505) créa en

i5Gi une congrégation de cardinaux et de consulteurs, auxquels il adjoignit les plus doctes théologiens de l'époque (3). rie V, — Pie V (i 565-1 572) et Grégoire XIII (i 572-1 585) conlinuè-

Gr.Koire XIII, l'cut l'ocuvre dc Icurs dcvauciers. Pie V notamment, en i5()5, confirma dans leur mission d'études critiques les savants qu'avait désignés Pic IV.

{i^ Voir les détails dans Vercellone. Des éludes faites à Rome pour la correction de la Vulgate, dans \cs Analecta, aiuiée iSHS, col. ioi3.

(t) 11 est probable (pie les Pores de Trenle collaborèrent aussi de leiw côlé à cette révision de la Vultçalc (voir la lettre drs cardinaux léiijats au cardinal Karnèse, du 38 avril lo^f)); mais les circonstances les empèclièrenl bientôt de poursuivre ces longues et difficiles recherches.

[^S) Voir Veivellonc, Varix lertioncs, t. I, p. mx, not. a.

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