‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 151 sur 251 · LA VP.RSION DE CURETON, LA VERSION IT1ÉR0SOLYMITAL\E · texte numérisé non relu

LA VP.RSION DE CURETON, LA VERSION IT1ÉR0SOLYMITAL\E

g-ypte, et transporté à Milan (i), ainsi que dans plusieurs autres manuscrits moins considérables.

Revision de la 22. — D'aprôs Ccnani (2), la version syro-hexaplaire au-

version de Paul de . . "■ i -

Telia- rait été revisée, vers 1 an 704-705, par Jacques d'Edesse, sur

la Peschito. Mais nombre de critiques modernes (3) pensent différemment, et croient plutôt que l'évéque d'Édesse, ayant simplement voulu mettre la Peschito d'accord avec les LXX, modifia le texte syriaque d'après le g-rec, sans recourir à Tédition de Paul de Telia.

^Viueton '^"^ *^^' — ^^ version, dite de Cureton (4), se compose de frag-

ments considérables des Evangiles de saint Matthieu, de saint Luc, de saint Jean, et des quatre derniers versets du chap.xvi^^ de saint Marc. Pour V Evangile de saint Matthieu, la version curetonienne aurait même été faite sur l'original araméen (5). Beaucoup la regardent comme antérieure à notre Peschito actuelle, qui n'en serait qu'une simple recension (6). En tout cas, on ne peut nier son importance pour l'histoire critique des textes, et des versions du Nouveau Testament (7).

La version 24. — Enfin, la version syriaque, dite hiérosolymitaine, —

nierosolymitaine. \ ^ , ^ '

parce qu'elle était en usage dans les Eglises de Palestine, — paraît avoir été faite entre le iv^ et le vi® siècle, sur le grec hexaplaire des LXX.

Nous n'en avons plus que quelques fragments (8).

(i)Cf. Ceriani, Moniimenta sacra et profana, vit.

{'i) Le edizioni e manoscintti délie vers, sir., p. o/^ . Cf. Zschokke, op. cit., p. 412, not. 1.

(3) Martin, Trochon, Loisy, Gornely, etc.

(4) Cureton était un chanoine ans^licaa de Westminster; il découvrit la version dont il s'agit, en i858, dans un manuscrit qu'on date du iv« ou du v« siècle.

(5) Cf. Le Hir, Etudes bibliques^ t. \, p. 278, ss.

(6) Voir plus haut. p. 386, not. 6.

(7) Voir sur cette célèbre version les savantes dissertations de M. Le Hir, op. cit., t. I, pp. -îBi- 3ii. — Le P. Las;rane;'e, dans la Revue biblique, juillet i8ç)5, pp. 4ot, ss., pense que la version syriaque du manuscrit du Sinaï récemment découvert ne difFère pas dans l'ensemble de la version dite de Cureton.

(8) Cf. Adler, Versiones syriacse, simplex, philoxeniana, hierosolymitana.

LEÇON TROISIÈME

Les versions coptes et la version éthiopienne.

La langue copte. — Ses dialectes. — Versions parues en ces différents dialectes. — Leur date générale. — Priorité chronolog'ique probable de la version bohairiquc. — Sources des versions coptes; leur importance critique. — La version éthiopienne; sa date. — La langue Çjhcz. — Sources de la veision éthiopienne; son importance criti(iue, — ('ontenu de la Bible éthiopienne.

Le copte.

Ses dialectes.

1. — Le copte (t) n'est au fond que l'ancien idiome des Ég"yptiens, mélang-é de nombreux mots grecs, et conservé pendant long-temps parmi les fellahs, dans les campagnes de la basse et de la haute Egypte. — Cette langue n*est plus parlée depuis le xvii^ siècle.

On compte actuellement cinq principaux dialectes coptes : le bohaïrirjiie, le sahidirjue^ le fayoumien, le nwyen-égijptien et Vakhmimien,

Dialecte hohairique .

Dialecte sahidique.

Dialecte fayoutiiien.

Dialecte moy c ii-é(j ij pticn .

2. — Le boJiaïrique (2), le principal des dialectes coptes (3), était originairement en usage dans le Delta, et plus particulièrement dans la province d'Alexandrie.

Le sahidique {[\) était parlé à une certaine époque dans toute l'Egypte supérieure, et notamment à Thèbes, la capitale; c'est pourquoi beaucoup appellent théùain le dialecte sahidique.

Le fayoumien fut le dialecte spécial au Fayoum, province ou oasis septentrionale de la moyenne Egypte. De graves critiques (Zoega, Champollion) identifient le fayoumien avec le dialecte dit basmurique (5).

Le moyen-égyptien^ ou mieux le memphitique, fut le dialecte de la province de Memphis, à l'époque où cette ville jouissait encore de quelque importance.

(i) Ce mot paraît ctre une corruption de •yô^Tioc, abréviation de aî-jÛTTTtoç, égryptien. Cf. Ciasca, Fragyneiila coplo-sakidica, i, i. — Quelques philoloi;:;ues t'ont dériver avec moins de raison le même mot de (Joplos, Qoubti, actuellement Kobt, ville de la haute Egypte. Cf. Isambert, Egypte, p.

(3) De Bohaïrafi, nom arabe de la basse Ee:ypfe.

(3) On rapj)clle aussi très souvent mcmplulique, par opposition au dialecte Ihéhnin (sahidique) de la haute Egypte. Cette appellation n'est pas correcte, remarque justement M. Hyvernat, (lirvue bi- 6//</., juillet 189O, p. /t3o;, car ce dialecte ne se répandit qu'assez lard dans le pays de Mempliis, lorscjue les patriarclies coptes transportèrent leur résidence d'Alexandrie au Caire.

(4J 13c Ks-sa'id, haute Egypte,

[b) Voir cependant Stern, Zcitachrifl fur eegyptische Sprac/ip p. n3, ss.

ORIGINE ET DATE DES VERSIONS COPTES SqS

niaiecte h' a k km 17/11671 fiit GTi usag-c autour d'Akhmim, la Panopolis

akrnimien

des Grecs (i), ville de rEg-ypte supérieure.

Ton»! re<! dialectes CoiTime OU le voit, ces divers dialectes peuvent se ramener

foniienl t groupes. , , , i . • i > . » i

a deux groupes : le groupe septentrional, représente par le bohairiquey et le g-roupe méridional, formé des quatre autres.

Ver«;ions bibliques faites en ces dialectes.

Preuve.

Elles datent du \\"i s.

3. — Or, nous possédons des fragments de versions des Ecritures, composées en chacun de ces cinq différents dialectes (2). On doit même reconnaître que ces versions coptes sont fort anciennes.

Elles ne sontpoint ElLES NE SONT CEPENDANT POINT ANTERIEURES A LA FIN DU

antérieures au 11' s. \

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