‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 154 sur 251 · IV^ SIÈCLE, ET ACHEVÉE VERS LA FIN DU V · texte numérisé non relu

IV^ SIÈCLE, ET ACHEVÉE VERS LA FIN DU V

(i) Voir, dans Hyvernat, ce qui reste en manuscrits des versions coptes {Revue biblique, octobre 1896, pp. 540-669;, et ce qui en a été publié [ibid.. janvier 1897, PP- 4^-6:^).

{ii) Il faut reconnaître cependant que les formes du verbe en copte sont défectueuses. Le passif manquant, on le remplaçait plus ou moins beureusement par l'actif à la 3« personne du pluriel. Au lieu de dire, par exemple (Gen., m, i5), « d'où tu as été pris », le copte traduit : « d'où ils Vont pris »,

^3) Dans ce siècle, des savants, comme Zoega, Engelbretb, Schwartze, P. de Lagarde, Tattam, Woïde et Ford, Maspéro. Ciasca. ont réuni et collationné bon nombre de manuscrits, mais leurs travaux sont encore loin d'être définitifs.

Preuves: 12. — Cette assertion repose i) sur les traditions chrétien-

^khropiennc^^ "<-*^ ^^ P^J^' En cfFet, les unes attribuent la version éthiopienne à Abba Salama, — plus connu sous le nom de saint Frumence, — qui le premier porta l'Évant^-ile en Abyssinie, vers l'anSSo (r). Les autres l'attribuent aux « neuf saints», ou moines qui, venus d'Egypte à la fin du v'^ siècle, achevèrent l'org-anisation religieuse de l'Ethiopie (2).

?) les be^oin-^ re- Notre assertiou s'appuie 2) sur ce fait que l^s fidèles abvs-

lieic.ux des fidèles . ^ . . . . "

d'Ethiopie. sins, à qui le grec était inconnu, eurent besoin dès l'origine

d'une traduction de la Bible en leur propre langue (3). Remarque. Ccttc traduction nc fut donc point publiée en une seule fois,

ni par un seul interprète ; on y découvre, d'ailleurs, les traces visibles de différentes mains.

nn-iie g lez. ^^ — La languc dc la Bible éthiopienne est désignée généralement sous le nom de ghez^ qui signifie libre (4). Cet antique idiome possède plusieurs des particularités de l'arabe, mais par sa physionomie extérieure il se rapproche plutôt de l'hébreu. Des caractères importants lui assignent néanmoins dans le sein de la famille sémitique une individualité distincte (5).

Laiphniutr/z^pr. L'alphabct ghez diffère assez des autres alphabets sémitiques, soit par le nombre, l'ordre, la valeur, le nom, et la forme des lettres, soit par la direction de l'écriture de gauche à droite, et surtout par la notation des voyelles (6).

Usage du i7//er. La languc (^/^er, à partir du xiv« siècle, disparut pour faire place au dialecte amharique (7) ; elle s'est conservée seulement comme langue sacrée chez les Abyssins, qui lisent encore dans cet idiome les saintes Ecritures.

so'irres de la ver- 14. — La versiou éthiopienne pour l'Ancien Testament a

bion élluopionne. , , , t ^^^ /o\ * XT

. ETE COMPOSEE SUR LE GREC DES LXX (8), et POUR LE MOUVEAU

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