II. La V
ERSION SLAVE
La version slave.
Auteurs.
Date.
Sources.
Valeur
5. — On attribue communément cette version aux saints Cyrille et Méthode, (5), apôtres des Slaves (6); mais il est très vraisemblable qu'ils ne traduisirent que les Évangiles, — peutêtre encore les autres livres du Nouveau Testament, — et les Psaumes (7). La version slave, commencée vers le milieu du ix"" siècle, n'aurait donc été complétée que plus tard. Les critiques reconnaissent qu'elle a été faite sur les LXX (Ancien Testament) (8). « Très intéressante comme premier monument de la littérature slave, observe Reithmajr, cette traduction n'a qu'une importance secondaire pour la connaissance de l'Ecriture sainte » (u).
IIL — Les Versions anglo-saxonnes
Les versions i^ t i • r> . » /» r
anglo-saxonnes o. — Lcs pIus ancicnncs turcut composées sous rorme poé-
(i) Sauf dans /Viiî/., ii, 0, où Ulfilas donne à l'adjeclif l'aa le sens de oacia. H est vrai que ce passai^e de la version ^•otlliq^e peut avoir été interpolé plus lard. Cf. Danko, op. cit., p. --^33.
(2) Pliilostorg-e {Hisl. ceci., u, 5) exeei)tft les livres des Rois; on a aussi des doutes pour VÉpître aux Hébreux, et V Apocalypse. Voir cependant Cornely, op. cit., p. f\o!\. not. 10.
(3) Codex écrit en lettres d'argent sur velin pourpre, et conservé à la bibliothèque de l'Université d'Upsal.
(4) Ces fragments ont été réunis et publiés par Von Gabeleniz, et Loebe, Leipzig, 1 843- iS/jG. D'autres éditions ont été faites depuis.
(5) Sur l'alphabet slave des saints Cyrille et Méthode voir l»li. Berger, op. cit., p. 36o. (G) Cf. Baronius, Annal. ecc7w., ad anuum 880.
(7) Cf. Danko, op. cit., pp. 23(j ;>4o. •
(8) Cf. Cornely, op. ci/., p. /,ii ; Giinlncr, op. cit., p. 97.
(fj) Op. cit., t. I, p. 349- — Une édition complète a paru à Prague, 1570; d'autres ont été publiées à Moscou, 1OO3, 1751. Le Nouveau Teslanicnl a été imprimé à pari, plusieurs fois, notamment à Vilna, 1G23, et à Moscou, iGG3. Cf. Troelioii, op. cit.. t. 1, p. -'iii.nol. 4.
[.ES VERSIONS ANGLO-SAXONNi:S, Gi:i\MANIOlJi:S, KTC.
/lo5
de rAïuien Tostameiit,
ti(jue. Ainsi, le moine Caedmon, au vii*^ siècle, traduisit librement la Genèse et plusieurs autres parties des deux Testaments.
Les versions ang-lo -saxonnes littérales sont la plupart interlinéaires.
Pour l'Ancien Testament, mentionnons : i ) le psautier envoyé par saint Grégoire, pape^ à l'évèque Aug-ustin, l'apôtre des Anglais (date inconnue); — 2) le psautier de saint Aldhelm, évéque de Sherborne {vni^ siècle); — 3) la version du roi Alfred le Grand (ix^ siècle) ; — 4) celle d'Alfric, évêque de Cantorbéry, qui comprenait les sept premiers livres de Tancienne alliance, et Joô {x° siècle); etc.
et du Nouv. Testament.
7. — Pour le Nouveau Testament, mentionnons : i) la glose northumbrienne des Evangiles, connue généralement sous le nom de Durham Book (vii^ siècle); — 2) la version johannique du vénérable Bède, aujourd'hui perdue (viii^ siècle); — 3) la version des Evangiles des prêtres Farmen et Owen(x*' siècle). — Ces versions ont été composées sur la Vulgate, soit hiéronymienne, soit antéhiéronymienne (i).
Les versions germaniques.