‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 160 sur 251 · IV. — Les Versions germaniques · texte numérisé non relu

IV. — Les Versions germaniques

8. — Les plus anciens essais de traduction de la Bible en allemand remontent au viii"^ siècle. A cette date parut une version de V Évangile de saint Matthieu (2). — Au ix^ siècle, on traduisit: i)la Concorde d'Ammonius d'Alexandrie, et 2) les Psaumes, — Au xi« siècle, le moine de Saint-Gall, Notker Labeo, traduisit Job (perdu) avec les Psaumes, ai Williram,abbé d'Ebersberg, en Bavière, le Cantique des Cantiques. — Aux xii® et xiii*^ siècles, plusieurs versions des Psaumes furent aussi faites (3), — Ces traductions dérivent de la Vulg-ate.

Autres versions occidentales.

9. — Pendant le moyen âge, des versions des saintes Écritures parur^t un peu partout en Europe. L'Italie, l'Espagne, la Pologne, la Hongrie (4), la Hollande, le Danemark, la

(i) Sur les versioas anglo-saxonnes, voir la Kitto's Cyclopœdia, 1. 1, p. 149; Vigoureux, Diction, de la Bible, t. I, col. 694-595,

(2) Publiée par Massemann, i84i.

(3) Cf. Vigouroux, Dictionn. de la Bible, t. I, col. 878, ss. ; Reuss, Die Geschichle der heiligen Schriften Neuen Testaments ; William Lindsay, Aî7^o's' Cyclopœdia, i. III.

(4) Cf. Danko, op. cit., pp. 248, ss.

4o6 LEÇONS D'INTRODUCTION GÉNÉRALE

Norwège (i) se firent g-loire de posséder leurs Bibles nationales (2).

Kcmaïque. Qn voit dès lors ce que vaut cette thèse favorite des pro-

testants : «Les traductions proprement dites ne commencèrent qu'avec les réformateurs... Avant cette époque, on ne savait pas lire, et l'Eg-lise ne s'en mettait point en peine » ÇS). Ce qui est vrai plutôt, c'est que l'Eglise a constamment mis en honneur les saintes Écritures, et répandu parmi le peuple leurs divins enseignements. Mais elle a eu soin aussi de les protéger toujours contre l'erreur ou les interpolations de l'hérésie. Si les versions de la Bible sont devenues plus nombreuses depuis le XVI® siècle, surtout chez les réformés, c'est évidemment, d'abord, parce que l'imprimerie en a favorisé la diffusion (4), et qu'ensuite les protestants les ont multipliées beaucoup dans un but de propagande religieuse intéressée.

(i) Cf. Coraely, op. cit., p. 5o5.

(9) Comme nous l'avons annoncé (voir plus haut, n. i) nous traitons spécialement des versions françaises dans les leçons qui suivent.

(3) Douen, art. Bible, dans V Encyclopédie de Liclitenberi^, t. II, p. 277.

(4) Cf. Richard Simon, liist. cri't. du N. T., p. 8.

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