‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 168 sur 251 · Parmi les versions françaises du Nouveau Testament · texte numérisé non relu

Parmi les versions françaises du Nouveau Testament

(i] En 1748-1760, 14 vol. in-4° : en 1768-1773, 17 vol. in-4.

(2) Glaire, op. cit.. p. 209, en fait grand cas.

(3) Trévoux. 1702.

(4) Paris, 1712.

(5) Paris, 17 19.

(6) Paris, 1762.

(7) Glaire, op. cit., t. J. p. 20g.

(8) MavMcl biblique, t. I, p. 209.

mentionnons i) celle de Tabbé Dassance, vicaire général de Montpellier (Paris, i836, 2 vol. in-8°); — 2) celle de Lamennais (1861), mise à Vindex; — 3) celle de l'abbé Gaume (^i8(34)j — 4) celle de H. Laserre, mise à Vindex; — 4) celles de l'abbé Mérit (Épîtres de saint Paul); etc. (i).

(i) Ouiconque voudra connaître les principales versions catholiques de la Bible en langues étrang:ères pourra consulter Trochon, Inlrod., t. I, pp. 462-466; Cornely, op. cit., pp. 5o6-5o8, 5io-5ii; Wetzer und Weltc, KirchenLexicon, 11, pp. 781, sq(i., éd. 2.

LEÇON QUATRIÈME Les principales versions françaises protestantes imprimées.

Les versions protestantes françaises du xvi» siècle ; la traduction de Robert Olive tan; la traduction de Chateillon. — Les versions protestantes du xvn« siècle ; Diodati, Daillé et Conrart. — Les versions protestantes du xvui« siècle ; David Marlin, Le Cène, Ostervald. — Les versions protestantes du xix" siècle, Perret-Gentil ; Segond, Reuss, etc.

Deux versions 1. — Nous comptoRS dans Ic xvi® slècle deux versions fran-

protestantes plus . . . , ,, i t-^ i r\-i'

connues au xvie s. çaises protestantcs principales : 1 une est de Robert Olivetan,

i) Version de Robert Olivetan.

et l'autre de Sébastien Chateillon (Castalion).

Robert Olivetan, français d'origine, se réfugia et vécut en Suisse. Là, cédant aux instances de plusieurs amis, et désireux d'enrichir les églises réformées, de langue française, d'une traduction des saints livres en cet idiome, il composa d'abord une version de l'Ancien Testament, qui fut imprimée en i534 ou i535. Olivetan compléta son œuvre en traduisant aussi les livres deulérocanoniques, et le Nouveau Testament. Cette dernière partie sortit des presses pour la première fois en i536. — D'autres éditions corrigées par Olivetan lui-même (i536, i537, i538), par Des Gallars (1639), et par Calvin (i54o) (i), furent publiées dans le cours du xvi« siècle (2).

Valeu

version

Critique que Reuss

de cette 2. — Il cst rcconnu que la version de Robert Olivetan,

même pour la première partie (Ancien Testament), laisse beaucoup à désirer. Richard Simon n'en fait pas grand cas (3). Reuss, il est vrai, essaie de venger son coreligionnaire des ape'n a faite. préciatious sévèrcs de l'illustre oratorien; cependant, il avoue que la traduction par Olivetan des deutérocanoniques et des livres de la nouvelle alliance a été trop précipitée, et demeure en beaucoup de points défectueuse ; qu'il a trop suivi Lefèvre d'Etaples, sans recourir pour le reviser au texte grec original. — Quoi qu'il en soit, sa Rible « rendit au protestantisme de

(i) On désijçne cette revision de la Bible d'Olivétan par Calvin, sous le nom de BiOle de l'Ëpée. — Les éditions de la Bible française de Calvin ont formé la Bible dite de Genève.

(?) Sur les éditions de la Bible d'Olivétan, voir Douen, art. Olivetan, dans l'Encyclopédie de Lichtenberger, t. ix, p. 796.

(3) Cf. Ilist. crtt. du V, T , pp. 342, ss. ; Ili.<t. des versions du X. T. pp. 3'>9, sy

langue française les mêmes services que celle de Luther rendit aux églises d'Allemagne » (i).

2) Ver<5ion de Chateillon.

3. — Chateillon, d'origine française comme le précédent, publia sa version en Suisse, à Baie, en i555. Elle a de grands défauts, et renferme des hardiesses condamnables d'interprétation (2). Dans les éditions ultérieures, l'auteur se corrigea. Il savait bien le grec, mais moins bien l'hébreu.

V^ersions protestantes du xviic s.

I ) Diodati ;

2) Jean Daillé; Conrart.

4. — Dans le xv!!*" siècle, on ne vit guère paraître chez les protestants que la Bible française de Jean Diodati (Genève, i()44). (( Elle fut goûtée de plusieurs, parce qu'elle parlait un langage plus intelligible que les autres; mais on l'accusa d'être paraphrastique et parfois incorrecte; elle ne prévalutpas » (3). — Jean Daillé et Valentin Conrart publièrent, aussi en 1671, un Nouveau Testament français, où ils utilisaient beaucoup les versions de Mons et d'Amelotte. Leur traduction n'eut guère de succès.

Versions protestantes du XVI n» s. :

5. — Le xvni® siècle produisit trois versions protestantes demeurées plus célèbres : la version de David Martin, la version de Le Cène, et surtout celle d'Ostervald (4).

1) version de David 6. — David Martin, pasteur à Utrecht, avait déjà composé et publié, en iG96,à l'usage des églises wallonnes, un Nouveau Testament français, mais sa Bible entière ne parut qu'en 1707 (5). Cette traduction est très estimée des protestants.

2) version de Le Cène;

7. — Le Cène fit imprimer sa Bible en i74i> à Amsterdam. L'auteur « falsifiait les textes dans un esprit de secte » (6). En réalité, cette version reflète trop le socinianisme.

3) vei'sion d'Ostervald.

8. — La plus fameuse des traductions protestantes françaises du xvni*" siècle est celle d'Ostervald. Dès 1724, Ostervald fit paraître à Amsterdam une Bible avec des arguments et réflexions sur chaque chapitre. Cette version n'était qu'une revision du texte de Genève. Plus tard, il retrancha et compléta

(i) Donon, nvt . cit., et îoc. cit., p. 78G, • (2) Cf. Uicliard Simon, Ilist. crit. du V. T., p. 3^9; Renard, art. CaslalUm, dans le Dicl. Bible, do Vi(^ouroux, t. II, p. 34i.

(3) PôtavrI, op. cit., p. 173.

(4) Lr Clerc publia en 170,3 une traduction du Nouveau Testament, où perce l'Iicrésie armini Beausohre et Lenfant en ])ublièrent aussi une en 17 18, à Amsterdam.

(5) Une revision en a été faite (Bâle, 1736) par Pierre Roque, pasteur français.

(6) Pétavel, op. cit . ^ p. 177.

de la

cnne.

Caractère de la version d'Ostervald.

LA VERSION D'OSTimVALn; LES VERSIONS PROTESTANTES DUXIX-'S. /,27

ce premier travail. Cette nouvelle édition, publiée à Neuchâtel en 1744? est désignée communément sous le nom de Bible d'Ostervald.

Ce n'était point une version personnelle indépendante, mais (( tout simplement une série de corrections plus ou moins considérables », qu'Ostervald fit à la marg-ed'un exemplaire de la vieille traduction d'Olivétan, revue par les pasteurs de Genève (r). Néanmoins, observe Reuss, (( tout en travaillant sur le texte reçu (de i588), et tout en profitant tant soit peu de Martin, Ostervald a donné une véritable traduction revisée (2). Les chang-ements ne portent pas exclusivement sur la forme, mais aussi sur le sens, et trahissent assez fréquemment une étude préalable, soit de l'original, soit surtout des commentateurs » (3).

La traduction, dite d'Ostervald, a été réimprimée très souvent par les Sociétés bibliques. Jusqu'à nos jours elle est demeurée la Bible officielle, la Vulgate, des églises réformées de langue française.

Versions protestan- 9. — Daus Ic xix" sièclc, Ics protcstauts Ont composé de nombreuses traductions des Ecritures en notre langue.

Qu'il nous suffise d'énumérer quelques-unes des principales.

i)version de Perret- Pour TAncicn Tcstamcut, uous citerons i) la version de Perret-Gentil faite sur l'hébreu, et publiée en i vol.in-8° (Neuchâtel, 1847-1861). Ce travail de Perret-Gentil est assez indépendant des autres traductions françaises existantes ; d'où (( une infinité de divergences entre les versions reçues et la sienne » (4)- Pour ces motifs, les églises réformées ne Pont point adoptée officiellement.

2) version de Nous cïtcrons cucorc 2) la version de Segond (Paris, in-8o,

^^^" ' 1878). (( C'est, au jugement des protestants, une œuvre de

valeur... et dont la forme eût seule réclamé plus de soin » (5). Segond a aussi traduit le Nouveau Testament, mais cette version est moins estimée.

3) version de Reuss. Nous citcrons 3) la Bible de Reuss (Ane. et Nouv. Test.), Paris, 1 874-1881. Le français n'en vaut pas mieux que la doctrine, observe avec raison Vigouroux (6). Les protestants eux-

(i) Dardier, art. Oxierwald. dans VEncyclopédie de Lichtenber^er, t. X, p. io3. (») Pélavel {op. cit., p. 179) atteste avoir compté 72 corrections de la main d'Ostervald dans la seule lettre à Philémon qui n'a que 26 versets.

(3) Nouvelle revue de Tliéoioçjie, t. I, p. 12.

(4) Pétavel, op. cit., p. 207.

(5) Douen, art. Versions modernes de la Bible, dans VEncyclop. de Lichtenbcrger, t. xii, p. 489. (G) Op. cit., t. I, p. 209, éd. 3".

mêmes avouent que le professeur de Strasbourg n'a pas su (( joindre la pureté du lang-ag-e à l'immense savoir, qui- lui permet de résoudre, comme en se jouant (??),les problèmes les plus ardus » (i).

Citons enfin la Bible annotée de Neuchâtel. 4) versions partielles Pour le Nouveau Testament nous mentionnerons :

i) le Nouveau Testament de Genève, de i835; des théologiens protestants en ont fait une critique sévère (2);

2) le Nouveau Testament d'Arnaud, i858; ce n'est qu'une revision;

3) le Nouveau Testament de Rilliet, d'après le manuscrit du Vatican, i858;

4) Le Nouveau Testament d'Oltramare, 1872 ;

5) Le nouveau Testament de Stapfer (3).

(1) Douen, art. cit. et loc. cit., p. 35o.

(2)Gf. Pétavel, op. «<., pp. 201-202. , ,,r. , ,. . t • , ,

(3) On trouvera sur ce sujet de plus amples renseie^nemenls dans I tncyclopedie de Lichtenberger,

t. xn, pp. 350-352 ; Trochon, /n^rod., t. I, pp. 462-46G; Cornely, op. cit., pp. 5i 1-016.

* Les' Juifs ont aussi fait des traductions françaises de la Bible. La plus connue est celle de Cahen,

LEÇON CINQUIÈME

Les Sociétés bibliques. — La lecture des versions de la Bible en langue

vulgaire.

Les Sociétés bibliques. — Leur origine. — Leurs ressources et leur activité pour la propagande. — Leur condamnation par Rome. — Discipline actuelle de l'Église sur la lecture de la Bible en langue vulgaire. — Prescriptions de Léon XII l concernant les éditions des textes primitifs et des anciennes versions. — Prescriptions du même pontife touchant les versions en langue vulgaire. — Remarques explicatives.

Les Sociétés bibii- ^^ — Qjj appelle Sociétés bibliques des associations fondées par les protestants, et ayant pour but de répandre par le monde entier des versions de la sainte Écriture en langue vulgaire.

Les premiers es- 2. — Dès Ic XVII® sièclc, ct aussi pendant le XVIII*', on

sais de Sociétés bi- ^ ^ ^ •*■

biiques. tenta d'organiser ces associations de propagande; ce n'étaient

que des essais ; ils ne réussirent pas (i). Fondation de la Mais au Commencement du xix® siècle, le 7 mars iSoA, fut

Société biblique bn- \ '

tannique. foudéc à Loudrcs la gi'aiidc Société biblique britannique et

étrangère^ qui « devait fournir de Bibles toute la race humaine » (2). Cette société eut bientôt des ramifications dans tous les Etats de l'Europe, et hors de l'Europe, en Amérique, en Afrique, en Asie. Rien que dans l'empire anglais, la Société biblique àe Londres comptait, en mars 1890, cinq mille deux cent quatre-vingt-dix-sept sociétés auxiliaires.

Ressources et ac- 3. — Les rcssourccs pécuiiiaires ne manquent point. Au-

tivité de ces Socié- ^ ^ , . .

tés bibliques. jourd'hui les recettes atteignent le chiffre énorme de cinq

millions de francs et plus. — Notre pays n'est représenté que par une assez minime somme dans ce budget.

A l'aide de cet argent, on ^imprime des Bibles dans tous les idiomes et dialectes. Vers la fin de 1889, on avait pubhé ainsi 124 millions de volumes, savoir 87 millions de Bibles complètes; 58 milHons de Nouveaux Testaments; 29 millions de livres bibliques séparés. Ces versions sont faites en plus de 276 dia-

(1) Cf. Malou, La lecture de la s. Bible, t. II, pp. 44o-443.

(2) Cf. Ovven, Hist. de la Société hibiiqye y 1. 1, p. 23.

43o LEÇONS D'INTRODUCTION GÉNÉRALE

lectes ou lang-ues. Des colporteurs payés par la Société vendent, et au besoin donnent ces éditions, qui ne sont d'ailleurs jamais complètes, car on a soin d'éliminer les deutérocanoniques,queles protestants désignent sous le nom d'apocryphes.

sSr"^ ues ^' — L'%lise s'est émue d'une telle propag-ande, et elle a condamné les Sociétés biôiiçncs.Léon XU, dans son encyclique du 3 mai 1824; Pie VIII, dans son encyclique du 24 mai 1829; Grégoire XVJ, dans l'encyclique du 8 mai i844; Pie IX, dans l'encyclique Quanta cura du 8 décembre i864, les ont anathématisées.

Ces pontifes ont eut pleinement raison, « caries principes de la Société biblifjue, dit Malou (i), sont contraires aux principes du christianisme touchant la propagation de la foi, à la pratique de l'Eglise antique, et au respect dû aux livres saints n. D'ailleurs, l'apostolat de la Société biblique parmi les infidèles est impraticable sous tous les rapports (2).

Accusation portée

5. — Nos frères séparés accusent l'Eglise de défendre aux par les proiostants f](Jèles la Iccturc dcs saints livres. Rien n'est plus faux. Rome

contre l'Eglise. l

ne défend point, elle n'a jamais défendu aux catholiques de lire la Rible; seulement elle exige dans sa haute sagesse quelques conditions.

Pour plus de clarté, nous distinguerons ici i) les textes originaux ; 2) les versions anciennes, telles que les LXX, la Peschito, etc. ; 3) les Aversions en langue vulgaire.

Discipline actuelle 6- — Tout récemmcnt Léon XIII, dans sa Constitution

de l'Église concer- ^/-r» • r w i i- • r

nani la lecture de la apostoliquc Of ficiovum ac niunerum^ a lormulé la discipline

Bible. '' ii« •\ T"^'* "

de l'Eglise sur ces délicates matières. — Voici ses prescriptions, (jui modifient d'ailleurs assez notablement la législation de l'ancien Index (3).

i) Des éditions du 7. l) DeS ÉDITIONS DU TEXTE ORIGINAL ET DES VERSIONS

texte original et des ' '

versions. eN LANGUE NON VULGAIRE DE LA SAINTE ECRITURE.

1" règle. a^ L'usage des éditions du texte original, et des versions an-

ciennes catholiques de la sainteEcriture,mème celles des Églises orientales, publiées par des écrivains non catholiques, quels

(i) Voir les dcveloi)pemcn(sde celle assertion dans Malou, o/). c//., l. II, pp. 448-46o. {•>.) Cf. Malou, op. cit., t. II, Pi). 46i, ss.

(3) Comparer avec les Décrets de licnoit XIV, les règles III et IV de l'Index de Trente, les Obser valions de Clément VIII, le Monilum du 7 janvier i83G.

1" règle.

DKS VERSIONS DE LA lUBLE EN LANGUE VULGAIRE 43i

qu'ils soient, quoiqu'elles paraissent fidèles et intègres, est permis à ceux seulement qui s'occupent d'études théologiques ou bibliques, })ourvu cependant que ces éditions n'attaquent ni dans les préfaces, ni dans les notes, les dogmes de la foi catholique.

2e Règle. b) De la même manière, et sous les mêmes conditions, sont

autorisées les autres versions de la sainte Bible éditées par des écrivains non catholiques, et pubhées soit en latin, soitldans une autre langue non vulgaire.

2) Des versions en 8. 2) DeS VERSIONS EN LANGUE VULGAIRE DE LA SAINTE

langue vulgaire, ^

hiCRITURE.

Comme il est manifeste que, si les Bibles en langue vulgaire sont autorisées sans discernement, il en résulte, à cause de l'imprudence des hommes, plus d'inconvénients que d'avantages,

à) toutes les versions en langue vulgaire, même celles qui sont publiées par des catholiques, sont absolument prohibées, si elles n'ont pas été approuvées par le Siège apostolique, ou éditées sous la surveillance des évêques, avec des annotations tirées des Pères de l'Eglise et d'écrivains doctes et catholiques ; 2a j-ègie. ^) '^^^^^ interdites encore toutes les versions des saints li-

vres, composées par des écrivains non catholiques quels qu'ils soient, en toute langue vulgaire, — et notamment celles qui sont publiées par les Sociétés bibliques, que plus d'une fois les pontifes romains condamnèrent; car dans l'édition de ces livres les lois très salutaires de l'Eglise sur ce point ont été absolument négligées ; 3= règle. c) iiéanmoins, l'usage de ces versions est permis à ceux qui

s'occupent d'études théologiques et bibliques, pourvu que soient observées les conditions établies ci-dessus. Remarques: Quclqucs Tcmarqucs cxplicativcs ne seront pas inutiles.

a) ce qui e^t permis 9. — I ) Il cst pcrmis iiidistinctcment à tous de lire la Bible dans les textes originaux, et dans les versions anciennes, pourvu que les éditions soient catholiques. — Si les éditions ne sont pas catholiques, l'usage n'en est permis qu'à ceux qui s'occupent spécialement d'études théologiques, ou scripturaires, et encore l'Eglise y met cette condition, que « les préfaces et les notes n'offriront rien de contraire à la foi ». Une permission spéciale devient donc nécessaire dans le cas où les

éditions porteraient des préfaces et des notes hétérodoxes (i).

ft) ce qui n'est ^Q. — 2)11 n'est pas permis indistinctement à tous, mais

permis qu a quel- /ri »

ques-uns; exclusivcmcnt aux théologiens et aux exégètes, de lire les ver-

sions de la Bible, faites en latin, ou dans une autre langue non vulgaire, si ces vet^sions ne sont pas éditées par des catholiques.

c) présentement n. — 3) Bicu Quc Rome ait adoucL les ri"-ueurs de l'an-

J Eglise ne conseille ^ ' ^ ^ ^

point en principe cieunc légrislatiou de VIndex touchant la lecture de la Bible

la lecture de la Bible .

en langue vulgaire; eu langue vulgairc, cllc n'eutcud pourtant point conseiller cette lectureà tous les fidèles; car Léon XIII, en formulantes conditions sous lesquelles une traduction en langue vulgaire est autorisée, ne les présente justement que par manière d'exception, et déclare qu en principe la lecture de ces versions n'est point indistinctement permise. C'est pourquoi le pontife rappelle le texte de la Règle IV^ de VIndex de Trente : Cum experimento manifestum sif. si sacra Bihlia vulgari lingua passim sine discrimine permitfantur, plus inde, ob hominum temeritatem, detrimenti quant utilitatis o?nri, etc.

Donc, pour certains fidèles, la lecture de la Bible en langue vulgaire serait dangereuse : à ceux-là cette lecture est défendue. D'autres, au contraire, pourront retirer de cette lecture un vrai profit : ceux-là seuls sont autorisés à la faire. Toutefois, il est juste de dire que les premiers ne pécheront pas contre les règles de VIndex, mais contre la loi naturelle, qui prescrit d'éviter ce qui est un danger pour la foi (2).

rf) les versions en ^2. — 4) Lgs catlioliqucs qui désireraient, pour de justes prouvée7'font%eî- "^otifs dc piété OU d'étudc, lire la Bible en langue vulgaire œndiùons^'^ * ^*^^ n'ont plus besoin, comme sous l'ancienne législation de r//ic/eic, de permissions individuelles, accordées sur l'avis du confesseur. La règle est générale : Sont permises en principe versiones ojnnes in lingua vernacula a viris catholicis confectœ... quœ fuerint ah Apostolica Sede approbatœ, aut editœ suô vigilantia episcoporum, cum adnotationibus desumptis ex sanctis Ecclesiœ Patribus, atque ex doctis catholicisque scriptoribus.

(i)Coinp. les rè^•los ;j et .'{ de l.i oonslitution do Lcon XIII, cl le Coiiiinenlaire de M. U' chanoine Planchard dans la Hcnie Ihéolugiqnr française, année 1897, pp. ain-snO. 7oi-7ck<. (r! Cf. Planchard, lue. cl t., pp. 23o-233.

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