‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 19 sur 251 · TÉMOIGNAGES DIVINO-BIBUOUES SUR L'INSPIRATION · texte numérisé non relu

TÉMOIGNAGES DIVINO-BIBUOUES SUR L'INSPIRATION

y.at, (jui réunit Oeo-viujtd: oi C)(^ïXiij.o^, exige évidemment que le verho précède ces deux adjectifs. Dès lors la pensée de l'Apotre devient manifeste ; il affirme nettement, et sans détour, que toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile, Tua^a ^^pc(.<^r^

{k<j-i) Osôttvsuœ-oç, x. t. X.

Démonstration Q, — Mais la vcrsiou latine est quelque peu difFérente. Nous

d'n près le texte de la . , ,. . . . . ...

vuigate. lisons '. Oiïiîiis Scripliira divinifAis inspirata utilis es/, etc.

— Dans cette phrase, l'adjectif inspirata cesse d'appartenir à l'attribut pour faire partie du sujet. Néanmoins, le sens général n'est pas changé; car ici, comme presque toujours, l'adjectif est placé à côté du sujet, non pour le déterminer ou le circonscrire^ mais afin d'expliquer pourquoi l'attribut lui convient. La phrase latine signifie donc : Toute Ecriture, parce ^?/'elle est inspirée de Dieu, est utile, etc.

2' a.-n:imient,prisrie 7 — £^ç témoisTnasTe dc saiut Pierre, en faveur de Tinspiration de l'Ancien Testament, se lit dans sa 2^ Epître, i, 21, Voici ses paroles avec le contexte qui les encadre. Contexte. a Haôcmus firmiorcmpropheticum sermo7iem{xt^ 7:poopr^Tr/.bv

Xé^ov), cui benefacitis attendentes ;... hoc primum intelligentes quod omnis propheiia, Scripturœ {r^â^ix Tupo^YjTôia Ypa^Yjc;) propria interpretatione non fit. Non enim voluntate humana

Texte. ALLATA EST ALIOUANDO PROPHETIA, SED SpiRITU SaNCTO INSPI- RATI LOGUTI SUNT SANCTI DeI HOMINES )) . G^CSt SUP CCttC

dernière phrase que repose la démonstration.

Dans le texte grec, la phrase se lit ainsi : Où yàp OsXïjpLait àv- Opcî)7uou ri'nyfiri izotï lupo^YjTSia, àXX'Ozb nvsujJ.aTo; ày^'oO 9£p6[j.£Voi

8. — Saint Pierre exhorte les fidèles à demeurer fidèles aux croyances chrétiennes. Pour les t encourager, il rappelle que leur foi est basée i) sur le témoignage donné par Dieu le Père à son Fils, au jour de la transfiguration (cf. vv. 16, 17, 18); — 2) sur le témoignage des Écritures, — qui demandent, d'ailleurs, à être interprétées authentiquement, et comme il convient, c'est-à-dire conformément à l'Esprit qui les a dictées.

9. — Mais le texte de l'apôtre présente certains mots et Analyse du texte, (.^prcssious, dout la siguificatiou doit être au préalable clairement précisée.

Sens précis D'abord les mots prophetia, propheticus sermo. — Sous la

Analyse du contexte.

44 LKÇONS D'INTRODUCTION GÉNÉRALE

a) depropheiin; P^^ï^^c dc saiiit Piorrc, CCS iTiots oiit Ic sciis la^c, qu'îls offrent en hébreu. Dans la langue sainte, prophétiser, c'est, en i^énéral, a^ir sous une influence divine. Gonséquemment, la pro^ phétie, c'est toute action à laquelle se mêle l'intervention de Dieu (i) ; par suite, \q propheticus sermo — ô T.ç>oor{zi7.6c, Xb-^zz, — désig-ne un discours, prononcé ou écrit sous l'inspiration d'en haut.

h)àcomnnpro- Eusuite la formuIc OMNIS PROPHETIA ScRIPTUR^ , TCac:a

pnctia Scripturœ', '

xpc^r^TE-a YpaçpYjç. — Si l'on tient compte de la manière de parler des Juifs (cf. Joscphe, Cont. Apio., lib. I, n. 7), et du contexte (cf. vv. 16, 17, 18, 19), on se convaincra que omnis prophetia Scripturœ est synonyme de omnis prophetica Scripttura, T.diaoi 7:po2/YjTty.Yj Ypaç>Yj ; expression qui désigne non seulement les écrits des prophètes, mais encore les autres livres de l'Ancien Testament (cf. Josôphe, loc. cit.), historiques, moraux, poétiques, — qui, tous, de fait, annoncent, soit au sens littéral, soit au sens spirituel, au préparent la venue du Messie.

c) de loquL Enfin le verbe locuti sunt, èXaAYjcav. — Dans son acception

générique loqui, laXv.^, signifie manifester sa pensée par des signes. Ici, à raison du contexte (cf. v. 19), qui en particularise le sens, loqui doit s'entendre de la manifestation des pensées par V écriture ; iXaXvjaav se traduira donc par scripserunt. — 11 suit de là a) que les àyioi 03ou à'vOpw-oi sont les écrivains sacrés eux-mêmes; b) que le substantif TCpooYj-Eia, — au verset 21*^, — désigne V Ecriture de l'Ancien Testament.

Oemonstratton. ^Q — Q^g rcmarqucs faitcs, nous ramenons notre démons-

tration aux deux points suivants : saint Pierre i) nie que la volonft et l'intelligence de l'homme aient eu la part principale dans la composition des livres saints, et 2) il affirme que l'une et l'autreCaculté subirent, à l'heure de l'inspiration, l'influence supérieure de l'Esprit de Dieu.

de Vanaiment 0 Q^c Ics autcurs sacrés n'aicut point écrit d'après l'initia-

tive dc leur volonté propre, mais bien en vertu d'une motion déterminante du Saint-Esprit, c'est ce qui ressort a) de l'antithèse intentionnelle, qu'offrent les deux verbes ri^éyOr^ et ç£p6[x£voi ; ô) de l'opposition des deux membres de la phrase, dont le premier renferme une négation, et le second une affirmation : (( non enim... allata est, sed Spiritu Sancto inspirali

(i) Voir (Jrscnius, Tlicsaurus p/iilolug. liv(j. Iidiv. Vcl. Tes(., p. 8;?().

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