‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 191 sur 251 · CARACTÈRE DES MÉTAPHORES BIBLIQUES · texte numérisé non relu

CARACTÈRE DES MÉTAPHORES BIBLIQUES

la viij^iic et du figuier » (i).Dc telles imag-es ont une portée qui dépasse évidemment le but du prophète, — au moins en tant qu'elles figurent la ruine du peuple iduméen {'a), mais l'esthétique orientale s'en accommode, et ne les réprouve nullement (3).

6. — Un troisième caractère disting-ue les métaphores bibhques, c'est

3) vénergie; 3j L énergie^ — laquelle est poussée si loin parfois que la

figure nous semble de mauvais goût, sinon inconvenante. — Voici des exemples. Osée (x, ii) appelle Éphraïm : Vitula docta diligere tinturam, — Jérémie (xlvi, 20) traite à peu près pareillement l'Egypte : Vitula elegans atque formosa Egyptus. — Jacob qualifie son fds Issachar à' âne vigoureux {Gen., xLix, i4). — Moïse dit d'Ephraïm : Quasi primogeniti tauri pulchritudo ejus [Deut,^ xxxiii, 17). — David dépeint en ces termes Jéhovah venant à son secours : Ascendit fumus de naribus ejus, et ignis de ore ejus vorabit {II Reg., XXII, 9). — Et le psalmiste Asaph, chantant les victoires du Dieu d'Israël sur ses ennemis, s'écrie : Excitatus est tanquam dormiens Dominus, tanguam potens crapu- - latus a vino (Ps., lxxvii,65).

De telles métaphores (4) ne sont assurément point dans nos mœurs littéraires; elles ne choqueront pas pourtant un Oriental.

7. — Un autre caractère disting-ue les figures littéraires de la Bible, c'est

A) vétrangeté; 4) Eétraugeté. — De là vient que beaucoup de métaphores demeurent obscures pour nous, et fort difficiles à comprendre. Elle sont empruntées, en effet, à des usages disparus, ou à des coutumes qui n'étaient pas les nôtres. Voici quelques exemples. Isaïe prédisant la puissance du fils d'Helcias (xxn, 22), se sert de cette fig-ure : Dabo clavem domus David super humerum ejus (5). — Jésus-Christ, promettant à Simon Pierre le pouvoir des clés, emploie la même image; puis il

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