‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 192 sur 251 · IS., XXXIV, 4' . ,,■••.• I 1 . II · texte numérisé non relu

IS., XXXIV, 4' . ,,■••.• I 1 . II

(2) Personne u'i^norc que dans la pensée de Dieu ces métaphores visaient aussi les redoutables catastrophes de la fin des temps. Cf. MU., xxiv, 29.

(3) Voir encore Joël., n, 10, 3i ; Ezech., xxxii, 7-8; Joh, xvu, i4; xxm, 2.

(4) Voir encore Ezech., xvi, i-i4; Jerem., 11, 16; Ps. lxvii, 26, 3i, etc.

(5) Comp. Is. IX, 6; Apoc, m, 7.

486 LEÇOi^S D'INTRODUCTION GÉNÉRALE

ajoute : Et quodcumcjue Ugaveris supet^ terrant, erit ligatura et m cœlis, et quodcumqiœ solveris super terram, erit solufum et in cœlis {Matt., xvi, 19). Quiconque ig-nore ce qu'étaient les clés chez les anciens Hébreux (i), ne s'expliquera point ce langage (2).

5) V originalité. 8. — Enfin, 5) la Bible donne à certains mots un sens figuré j qu'on ne rencontre guère que sous la plume des écrivains sacrés. Voici les mots de ce genre qu'on rencontre plus fréquemment : Cornu exprime l'idée de puissance (3); clavis ridée d'autorité (4); jugum l'idée de soumission, forcée ou libre (5) ; les substantifs filius, filii, ftlia, filiœ, désignent de même métaphoriquement soit les villes d'une province : filiœ Palœstinarum (Ezech., xvi, 27), filiœ Tyri {ibicL, xxvi, 6), filia Sion {Matt., xxi, 5) [c'est-à-dire Jérusalem] ; soit les villages situés auprès de cités plus importantes : filiœ Ekron (/o5., XV, 45), filiœ Hesebon {Num., xxi, 26). Ces mêmes locutions symbolisent encore tantôt les rapports de dépendance d'une chose vis-à-vis d'une autre : filiœ* arboris {Gen., xLix, 22) pour les rameaux de l'arbre; tantôt les rapports de ressemblance : filii Dei, pour les anges (cf. Job., i, 6), pour les puissants de la terre (cf. Gen.,yi, 2) ; fitlii arcus (Job., xli, 20) pour les flèches; fitliœ mortis pour les maladies; etc. (6).

Règles pratiques Q — Ordinairement un exés-ète exercé discernera sans

pour! intcrprelalion . .

k '^Bibi' ^''^^'''^^' ^^ peine les passages ou expressions qu'il convient d^expliquer dans un sens métaphorique, et ceux qui doivent être entendus au sens littéral propre. Il saura pareillement comment interpréter les locutions figurées de la Bible. Voici néanmoins quelques règles pratiques à cet égard.

1" rôgie. 10. — i^'^ RÈGLE. — Il faut prendre les 3iots et les phra-

ses DE l'Écriture dans leur acception propre, lorsque nous n'avons point de motif suffisant de les entendre au figuré. Cette règle repose sur ce principe que la métaphore est un accident littéraire, car l'homme préfère user habituellement

(i) Voir Lcsètre, ari. ^Ze/"dans le Dlctionn. de la Bible, t. Il, col. 8oo-8o3; Martin, Explica. lion déplus, textes diffic. de l'Écrit., t. H, pp. 449, ss. (■?) Goinp. I.saïe, ix, 5. Cf. Roserimuller, Scliolia in h. l.

(3) CA'. I lieg., II, I ; Ps-. lxxiv, G, ii ; Luc, i, G9.

(4) Cf. /-S'., XXII, 22; Malt., XVI, 19.

(o) Cf. /s., IX, 4; ^("l s -\'v, 10; Gai., V, I ; /, Tim., vi, i. (OJ Voir Glassiiis, Philolo;/ia sac, lib. v, tract., /, cap. (j-i3.

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