MOTS ; 2) IL EXPLIQUERA PLUS AISEMENT LES ÉQUIVOQUES ET
AMBIGUÏTÉS d'une PHRASE, d'uN DISCOURS, d'uN PASSAGE, ET
3) IL VERRA s'il CONVIENT DE RESTREINDRE OU d'ÉTENDRE LA SIGNIFICATION d'uNE PAROLE, d'uNE EXPRESSION, CtC.
exempes: Excmplcs. i) Nemo fjoHus uisi nnus Deus (cf. Mc,^ x,
i8). Dans cette phrase, les sujets nemo et Deiis déterminent le seus de l'attribut bonus. Or, en tant qu'il se rapporte à /ze??2o, l'adjectif bonus ne peut avoir qu'un sens relatif ; en tant qu'il se rapporte à Deus, il doit se prendre dans un sens absolu. — 2) Omne... quod non est ex fide peccatum est (cf. Rom., XIV, 23). De prime abord, le moi fi des peut sembler ici équivoque. S'agit-il de la foi, vertu théologale, comme l'ont voulu certains hérétiques, ou de la confiance, fiducla? Le contexte indique que, dans le passage cité, fides est synonyme de conscientia. Cf. 20, 21, 23. — 3) C'est le contexte encore qui demande qu'on restreigne aux patriarches de l'Ancien Testament le mot senes, dans cette phrase de saint Paul : //?. hac (fide) testimonium consecuti sunt senes (Ilebr.^ xi, 2). Le contexte exige au contraire que le sens de ces mots : Ea guœ non conveniunt, dans Rom., i, 28, soit étendu.
4» règle; ^^ ^g RÈGLE. A LA LUMIÏlRE DU CONTEXTE « PSYCHO-
LOGIQUE » ET (( OPTIQUE » l'eXÉGÈTE s'eXPLIQUERA SANS PEINE LES BRUSQUES TRANSITIONS, ET LES RAPPROCHEMENTS INATTENDUS d'idées ET DE MÉTAPHORES, SI FRÉQUENTS SURTOUT CHEZ LES
Prophètes.
exeiTjpies: Excmplcs. L'oraclc où Joël, \)^v\^xii du jour de Jéhovah
(cf. Joël, II), décrit dans un même tableau le jugement du Seigneur sur Israël (11, i-ii), et le jugement de Dieu sur l'humanité, à la fin des temps {ibid., 3o-32), n'est intelligible qu'à l'aide du contexte optique. — Cette phrase du Sauveur dans saint Jean, iv, 34 : Meus cibus est ut faciam voluntatem ejus guimisit me, surprend peut-être tout d'abord; la métaphore — meus cibus — est pourtant bien naturelle ; elle est appelée et préparée par ce qui précède (2).
(i) Cf. Foreiro, Knabenbauer, etc., in h. l. (3) Comp, Joan.., vu, 87, coll. /«., x", 3.
LEÇON CINQUIÈME
Le parallélisme et les lieux parallèles. — Usage du parallélisme
en herméneutique.
Le parallélisme . 1. — Lc parallélisme, en grammaire et en littérature se définit : Une correspondance de pensées et de mots, de périodes et de formules, fondée sur la ressemblance, la proportion, l'identité.
Les lieux parallèles. Conséqucmmcnt, on appelle lieux parallèles les passages d'un discours, d'un livre, où cette correspondance de phrases, d'expressions, de doctrines, se rencontre. — Exemple. Nos évang-élistes rapportent tous quatre la passion du Sauveur. Leurs narrations se complètent, et se correspondent nécessairement; elles sont parallèles.
proiongemenl'^Ti 2. — Au foud, Ic parallélfsme n'est qu'un prolongement du contexte. contcxtc, au moius dans la Bible, dont toutes les parties sont
l'œuvre d'un même auteur principal, l'Esprit-Saint. C'est la pensée de saint Jean Chrjsostome : Scriptura sancta hœret silri tôt a..., et quasi una catenula est (r). D'où il suit que le parallélisme peut, comme le contexte, et même mieux que lui, guider l'interprète dans la recherche du sens biblique. Tota Scriptura, remarque saint Bonaventure (2), est quasi una cithara. Et sicut chorda per se non facit ha7^moniam., sed cum aliis, similiter tenus locus Scripturœ dependet ab alio, immo unum locum respiciunt mille loci (3).
' plr^iHUs^'^^s! ^^ 3. — On distingue dans l'Écriture plusieurs sortes de parallélismes : le parallélisme poétique, le parallélisme verbal, le parallélisme réel,
il) In Matt. homil., ^i, 5.
(2) In Hexame7\fSerm. 19.
(3) Comp. Origène, In Numer. homil., 2/^, 3; saint Augustin, De docirina christ., 11, g; m, 26.
5o8 LEÇOxNS D'INTRODUCTION GÉNÉRALE
^'^poéUgucT^ ^' — ^^ parallélisme poétique repose sur la ressemblance
littéraire, et la proportion à peu près ég-ale et intentionnelle des périodes. Cet artifice consiste à diviser la période en deux, trois, ou quatre membres, qui se répondent et se balancent en exprimant une même pensée.
exemples: Voici quelques exemples :
a) Qui habitat in cœlis irridebit eos,
Et Dominus subsannabit eos {Ps., n, 4)-
b) Beatus vir qui non abiit in consilio impiorum. Et in via peccatorum non stetit,
Et in cathedra pestilentiae non sedit {Ps., i, i).
c).... Lig^num quod plantatum est secus decursus aquarum, Quod fructum suum dabit in tempore suo : Et folium ejus non defluet, $ Et omnia quœcumque faciet prosperabuntur (ibid., 3).
Variétés du parallélisme poétique.
Le parallélisme synonymique
exemples :
5. — Le parallélisme poétique comporte trois variétés principales. On distingue
i) Le parallélisme synonymique. \\ existe quand la même pensée est rendue, dans deux vers parallèles, par des termes semblables ou équivalents. Exemples :
Prohibe linguam tuam a malo,
Et labia tua ne loquantur dolum {Ps.^ xxxni, i4).
Dominus illuminatio mea et salus mea ;
Quem timebo ?
Dominus protcctor vltae meaî ;
A quo trepidabo? {Ps., xxvi, i.)
Au fer rubig-incm de arg-ento,
Et egredictur vas purissimum ; Aufer impietatem de vultu régis,
Et fîrmabiturjustitia thronus ejus {Prou., xxv, 4. 5.).
Le parallélisme antithétique ;
exemples:
6. — 2) Le parallélisme nntlthctigue , Il existe quand il y a opposition des pensées, ou des termes, dans deux ou plusieurs vers parallèles. Exemples:
Linci'iia sapioiilium ornât sciontiam;
Os raliionini chiilhl sfullilinin iProv., w. -^V