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historiques, partant d'assertions d'ordre purement rationnel. Or, Léon XIII ne veut pas qu'effrayé par les objections l'interprète refuse à ces passages l'inspiration divine; a fortiori l'interprète devra-t-il l'admettre dans tous les passages qui n'offrent point de difficultés. N'avons-nous pas, dès lors, le droit de conclure qu'aux yeux du pape la Bible est inspirée dans toutes ses pensées, dans toutes ses assertions authentiques (2) ?
h) Sentiment implicite du concile du Vatican.
10. — b) Au sentiment implicite du concile du Vatican. — Le concile déclare tenir les livres saints pour sacrés et canoniques^ parce que Spiritu Sancto inspirante eonscripti Deum habent auctorem (3). Le rapprochement, et la corrélation log-ique de ces mots : inspirante eonscripti Deum habent auctorem sont intentionnels. Dieu est auteur, joarce g^'ildi écrit, et il a écrit, parce qu'il di inspiré. L'inspiration a donc été donnée pour écrire. Or, écrire c'est avant tout confier à un
livre des idées, des assertions; partant il faut que l'inspiration divine se soit étendue à toutes les pensées et assertions de la Bible: inspirante eonscripti. D'où il suit que nos saintes lettres ont véritablement Dieu pour auteur principal : Deum habent auctorem.
e) SAiiiment des 11. — c) Au sciitimcnt dcs Pères. — Leur consentement
rùre.s.
unanime constitue dans l'espèce un argument de premier ordre. Ils ont manifesté leur croyance à cet égard de plusieurs manières ; tantôt par des témoignages formels, témoin ces paroles de saint Grégoire de Nysse : Quœcumque sacra Script ara dixit, Spiritus Sancti sufit e/fata,... et ideo ovinis Scriptura divinitus inspirata dicitur (4) ; — tantôt par
(i) Kiiryr. cit., p. 38. ...
(r?) Voir plus bas (pp. 03, ss.) dans (jucl sens les assertions cl pensées des saintes Ecnlurcs sont toutes inspirées.
(3) Cunatit. Uc lide, cap. 2, de reuel. (li) Orat. 6 cont. Eunom.
Conclusion.
ETENDUE DE L'INSPIRATION BIBLIQUE 5i
des déclarations précises touchant l'inerrance absolue des Ecritures, témoin celles de saint Justin (i), de saint Épipliane(2) et de saint Augustin (3); — tantôt enfin par le soin qu'ils prennent d'expliquer les moindres contradictions apparentes de la Bible, et par l'ég-ale vénération avec laquelle ils citent n'importe quel texte, dog-matique, moral, historique, des saints livres. Tous, dit Léon XÏII, « professi (sunt) unanimes libros eos, et integros, et per partes, a divino œque esse aftlatu )) (4).
Concluons : TEsprit-Saint a étendu l'inspiration à toutes les assertions Qi pensées de l'Écriture, doièè l'authenticité est certaine.
(i) D'ud. cum T/yph., n. G5.
{:>■) Adv. hseres., hœres. 78.
(3) Epist. 82, n. 3.
(4) Encyc. cit., p. l\o.
LEÇON SEPTIÈME
L'étendue de l'inspiration biblique [suite).
Opinions libres. — L'insj^ation divine s'est étendue i) aux obiter dicta; — 2) aux passaî;çes renferiTianl, des pai'oles sacru^es, des allusions à la mythologie, des erreurs apparentes; — 3; à l'aiçenccnienl général des choses; — l\] à l'agencement particulier des phrases ; — 5) aux ornements littéraires* — G) au genre littéraire propre à chaque livre.
Objet de celte leron. 1. — Nous cxposons à part, dans cette leçon, quelques opinions plus librement débattues entre les théolog-iens et les exégètes, touchant Tétendue de l'inspiration scripturaire.
1" opinion : 2. — La première de ces opinions concerne les obiter
les oùiler dicta.