‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 24 sur 251 · DICTA · texte numérisé non relu

DICTA

ccqu on entend Ou cntcnd par OBITER DICTA dcs choscs ditcs en passant, des

p.Tr obiter dicta. -. « . i 1 i u* , 1

phrases, ou iraçments de phrases, de peu d importance, des clauses, ou assertions, qui ne se rapportent nullement à la foi ou à la morale, a comme celle-ci du livre de Judith, i, 5, que Nabuchodonosor était roi de Ninive » (i) ; telles encore les salutations de saint Paul à la fin de ses Epitres, et les incises Tob.y XT, 9 ; // Tim., iv, i3; Philem.^ 22, etc.

Inspiration des 3. — Gcs OBITER DICTA, OU miuimcs détails, out été, selon

obiter dicta. , .^ ^

nous, INSPIRES PAR L LSPRIT-!:5AINT.

Trois raisons nous le persuadent.

l'ic.nière raison. 4. — I ) Léou XIII paraît ôtrc de ce sentiment. — Dans son Ton km. '^^ ^ ^ Encyclique il pose ce principe, que l'Ecriture renferme /o?/^?^ les choses, et celles-là seulement, que Dieu a voulu y consigner : « Supernaturali ipse (Deus) virtute ita eos ad scribendum excitavil, et movit, ita scribentibus adstitit, ut en omnia eaque sola(\\\i{^ ipse juberet... fideliter conscribere voilent » (2). Par conséquent, si les obiter dicta, ou tout autre texte, avaient échappé à l'inspiration, il y aurait dans la iiible des passaq-es, des assertions, des détails, que riiomme aurait

(li (If. Newuian., op. cil., n. :î(>.

{■>.) Encyc. cd., \k /jo.

OPINIONS PLUS LIliRRS SITR L'CTRNnUI^ DE L'INSPIRATION

ajoutés de son pro[)re mouvement. Il faut donc que tout dans rÉcriture soit de FEsprit-Saint.

Deuxième raison, prise du sentiment jîénéi'al des Itères .

5. — 2) Les Pères de TÉg-lise sont de cet avis. — « Nous, dit saint Grégoire de Nazianze, qui étendons l'exactitude (àxp{6£tav) de PEsprit-Saint au moindre iota^ et au plus petit point, nous ne concédons pas, et nous ne croyons pas qu'il soit licite d'affirmer que les moindres choses aient été mentionnées au hasard dans les Écritures » (i).

On objectera peut-être que saint Grégoire exagère ici. Sans doute il exagère, lorsqu'il semble dire que le moindre iota et les petits points de la Bible sont inspirés ; mais rcfusera-t-on pour cela toute valeur à son témoignage, lorsqu'il affirme l'inspiration des minimes détails, que renferment nos saints livres ? On n'en a pas le droit, d'autant que, sur ce terrain, saint Grégoire de Nazianze se retrouve d'accord avec la tradition (2).

'ii'oisième ali«ence de arguments res.

Utilité 1 ou morale, ter dicta.

raison :

sérieux contrai-

ittéraire, des obi-

6. — 3) On ne peut mettre en avant aucun motif sérieux pour refuser aux obiter dicta l'inspiration divine. Ce sont des détails minimes, il est vrai; mais ces détails servent à compléter le récit, et très souvent l'embellissent (3). — Ils ne sont pas, du reste, sans ofïrir au lecteur quelque instruction. Ce qui est écrit du chien de Tobie {Tob., xi, 9) rappelle le dogme de la Providence, laquelle voue au service de l'homme les êtres mêmes privés de raison. — Le billet de saint Paul (// Tim., IV, i3) montre que le chrétien ne doit point négliger le soin des choses matérielles. — La demande de l'Apôtre à Philémon (v, 22) nous fait souvenir de pratiquer l'hospitalité, comme la pratiquaient les premiers chrétiens. — Quant aux salutations qui terminent les Épîtres apostoliques, elles avaient pour but de raviver Is^ charité entre les fidèles, et de conserver à la postérité le souvenir des personnages, que saint Paul honorait (4).

7. — Une 5e<?o;2f/e opinion, qui peut être librement débattue,

2» opmion : les i » i i ?

paroles mcriiègc.<i, conccrne l'inspiratiou de certains passages où sont rappor-

mytholog., etc.

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