SES CONSÉQUENCES
1) Il est faux dans ^' — 0 Faussc dans ses principes,
spiincipes. C'est une erreur a) de prétendre que les contemporains de
Jésus-Christ et des apôtres, témoins de leurs prodiges, furent des hallucinés. Rien dans le texte sacré n'autorise cette assertion; tout y insinue plutôt le contraire. Qu'on lise par exemple les récits de la résurrection de Lazare (JeaUj xi), de la multiplication des pains {ibid., yi), de la guérison du fils du centurion (3Iatt., vm, 5-i3), etc., et l'on sera convaincu. — D'ailleurs, n'est-il pas absurde de supposer que des foules
(i) Cf. Strauss, op. cit., t. i, pp. 3o-34.
6i4 LEÇONS D'INTRODUCTION GENERALE
entières aient pu être atteintes d'hallucination subite, dans les conjonctures dont il s'agit?
b) Ce n'est pas une erreur moins grave d'affirmer que les contemporains et les historiens de Jésus n'ont vu ses miracles qu'à travers le prisme de leurs préjugés. L'abondance et la précision des détails que renferment leurs narrations, les circonstances dans lesquelles se sont passés les faits ne permettent point qu'on s'arrête à une semblable hypothèse.
c) Enfin, il n'est pas vrai de dire que beaucoup des miracles racontés dans les Evangiles sont le produit de l'admiration crédule des âges postérieurs. Nous savons, en effet, par la tradition, que nos quatre Evangiles existaient sous leur forme actuelle dès la fin du i^'" siècle.
2) Il est arhitraire 7. — 2) Arbitraire dans ses procédés.
fin. sespioce es. ^^ Quoi dc plus arbitraire que cette distinction entre l'élément objectif et l'élément subjectif d'un récit miraculeux ? Sur quelle base faire cette sélection littéraire, d'après quelles règles, à l'aide de quel critérium ? Tout est abandonné aux caprices de l'interprète.
b) En outre, quelle critique suivre dans le choix des circonstances à suppléer, pour expliquer naturellement le fait prétendu surnaturel? Chacun donnera libre cours à son imagination ; l'exégèse biblique deviendra donc entièrement fantaisiste, et l'interprète lui-même, selonle mot de Fritzsche, ne sera plus qu'un histrion (i).
c) Paulus, enfin, ne tient nul compte des lois de la grammaire, et foule aux pieds les exigences du contexte. — De tels procédés sont inadmissibles.
3) Il est impie dans 8. — 3) Impie dans ses conséquences.
SCS consuiucn es. ^^ profcsscur d'Heildcbcrg attribue au Sauveur le rôle de charlatan. Ne suppose-t-il pas que Jésus avait des collyres et des onguents pour guérir les maux d'yeux (2), — une certaine poudre pour faire entendre et parler les sourds-muets (3), — un diagnostic rare pour palper et soulager les lépreux (4), — de petites recettes pour jeter la note gaie dans une noce de village, pour multiplier les pains (5), etc., une habileté prodi-
(i) Cf. Fritzsche, Comment, in Malt., pp. 332-333. (a) Leben Gesu, t. i, i § 127.
(3) Exeget. Uandbuch, t. 11, p. 34^.
(4) J*hU. Commenlar. iïber das N . T., t. I, p. 79G. {ï>) Leben Jesu, t. i, i, § 107.
Système de Strauss.
Origines du mylhismc.
Éducation Ihéologique.
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gieuse pour laisser croire que les léthargiques ressuscites par lui étaient de véritables morts (i).
D'ailleurs, le système de Paulus conduit à la négation de l'authenticité et de l'inspiration des saints livres; il ruine donc par la base la religion entière.