repose sur des inductions hasardées
Après avoir admis le fait d'une hostilité déclarée entre les deux chefs du christianisme primitif, le maître de l'école de Tubingue fut conduit à expliquer l'affermissement de l'Eglise, au iii^ siècle, par une série d'hypothèses sans fondement. Selon lui, c'est l'apparition d'un ennemi commun, le gnosticisme du II* siècle, qui aurait poussé les deux partis opposés à se rapprocher et à faire leur paix. Une telle supposition n'est qu'un a yorior/ absolument gratuit; la tradition entière la désavoue. Il répugne, d'ailleurs, que le christianisme actuel soit le résultat d'une transaction, due à Tinfluence d'idées conciliatrices ayant prévalu à une époque délerminée.
(i) Sur les modifications introduites par losdiscipks de Baur, voir Sahaixcr, Encyclopédie des scienc. relig-, t. 11, pp. 135-127; Lichteubergcr, Uisfuire des idées relig. en Allemagne, t. uj, pp. ii2'ia3.