‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 30 sur 251 · D'abord tous les textes authentiques des livres · texte numérisé non relu

D'abord tous les textes authentiques des livres

SACRÉS SONT PAROLES DE DiEU.

Observons que les phrases et textes de TEcriture peuvent être PAROLES de Dieu de deux manières : ou fo?^meliement , en raison de leur insertion dans la Bible ; ou matériellement, quant à leur objet (i).

Or, i) nul doute que tous les textes authentiques des saints livres ne soient paroles de Dieu, sous le premier rapport, c'està-dire formellement, en raison de leur insertion dans la Bilile, puisque l'Écriture entière, — nous l'avons démontré, — dans son ensemble, comme dans ses détails, et dans toutes ses pensées, est inspirée, et a Dieu pour auteur*

Nul doute encore, 2) que la plupart des assertions de la Bible ne soient mater tellement, c'esi-èi-dire en elles-mêmes et intrinsèquement, paroles de Dieu, vraies et d'autorité divine.

Quels textes sont matériellement paroles de Dieu.

1" caléororie.

Preuve.

3. — i) Sont PAROLES DE DiEU et d'autorité divine, en euxmêmes et par eux-mêmes, tous les textes authentiques de la Bible, ^ï^i renferment des assertio?is,ou des paroles, prononcées par Dieu ou par Jésus-Christ.

N'est-il pas clair que l'Écriture transmet alors la parole immédiate, et, en un certain sens, personnelle de Dieu, — quoique pourtant non textuelle toujours, soit parce que

(i) Cf. Du Plessis d'Argentré, op. cit., p. 62.

G4 LEÇONS D'INTHODL'CTION GENEKALh;

l'auteur sacré ne rapporte pas absolument les termes dont Dieu s'est servi, soit parce qu'il a lui-même ajouté des développements, et amplifié la pensée divine. Exemples. Voici quelques exemples : a) les paroles dites par le Créa-

teur, lorsqu'il tira toutes choses du néant {Gen,, i, 3, 6, 9, II, i4, 20, 26-3o) ; les reproches adressés à Adam {Ibid., m, II, 17-19), au serpent (m, i4, i5), à Eve (m, 16) ; les discours de Jéhovah à Job {Job., xxxvni-XLi), etc. ; — b) les discours de Jésus-Christ sur la montag-ne dans Mtt.,y,\j; les paraboles du Sauveur ; etc., etc.

2" caléfforie.

Preuve cl explication.

4. — 2) Sont PAROLES DE DiEU et d'autorité divine, en euxinêmes et pai^ eux-mêmes, tous les textes authentiques de la Bible qui relatent — a) des paroles dites par les anges ; — b) des paroles dites par les apôtres et les prophètes comme tels ; — c) des paroles dites sous l'influence de V inspiration par des hommes inspirés transitoirement d'en haut.

L'Ecriture, en ces cas-là, ne transmet plus, il est vrai, les paroles immédiates de Dieu, mais elle donne encore sa parole médiate, formulée par des intermédiaires qu'il s'est choisis, et sur les lèvres de qui il a mis ses pensées.

5. — à) Les paroles que la Bible rapporte comme dites par les anges (i), sont paroles de Dieu.

a) Paroles des La raisou cu cst, d'après Suarez, que les anges, dans ces

anges. . i .

Circonstances, « non loquuntur,in persona propria, et quaîpraenuntiant,non sua sola auctoritate confirmant, sed ut Dei ministri locjuuntur » (2). C'est, du reste, ce que saint Paul insinue, Heb.y I, i4, et ce que les ang-es eux-mêmes déclarent quelquefois (cf. Dan.., ix, 22; Luc, i, 29). Le savant théologien conclut avec raison : « Oui revelationem (angelorum) accipit,ei assentiturnt G^iVmrtw decet auctoritatem » (3). Exemples. A titre d'cxcmplcs, citons les discours de Gabriel à Daniel

{Dan., IX, 22, seq.) ; à Marie {Luc, i, 28, 3o-33, 35-37); — les paroles des anges aux bergers de Bethléem {Luc, 11, i4), et à saint Pierre (^c^., xii, 7,8), etc.

h) Paroles des 6. — U) Lcs parolcs rapportées dans la Bible, et dites par

npdlres, des pro- /* //

pii«i««. les apôtres et les prophètes, comme tels, sont pakoles de Dieu.

En effet, l'apôtre et \Q,\ivo\\\wU\ comme tels, n'étaient plus des

(i) Ou p.ird'.ulircs habilanls dr la cour céleste. Cf. Apoc, iv, y, lo; vu. lo.

(•<) De fidr, t\\s\)\i\. Mil, scct, 3, n. \^^. ^ {'M Des ili(oloi;iciis exceptent les réponses de Rapharl à Tobie {Toh., v, 7, H, 18). sous prétexte que l'arcliaiiye aurait menti. Mais esl-on bien sur cpi'it y eut niensonj^e ?

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